A LA SURFACE DE LA TERRE
Les conditions climatologiques d'une contrée sont le résultat de causes très- variées, générales ou locales. Elles sont naturellement déterminées d'abord par la position géographique du lieu et les phénomènes h jdrométéoriques ; d'autres influences plus locales sont la constitution du sol, la configuration du pays, dont dépend en grande partie l'action des rayons solaires; des modiflcations sont alors
produites par la direction des vents dominants, par l'orientation des chaînes de montagnes et la déclivité de leurs pentes, et, s'il s'agit de côtes, par l'existence de courants marins froids ou chauds.
La variation de chaleur suivant la latitude découle immédiatement de ce que nous avons dit dans le chapitre précédent. La chaleur décroît aussi, comme on sait, à mesure quon s'élève au-dessus du niveau de l'Océan, mais nullement suivant une loi simple. Cette perte de chaleur due à l'altitude est variable sous l'équateur comme dans la zone tempérée, elle varie d'après la direction des chaînes de montagnes, l'éloignement de )a mer, l'existence de plateaux étendus ou de pentes abruptes, etc.
D'après les recherches de Renon, on peut admettre, en thèse générale, qu'une élévation de 552 pieds correspond à une marche de 20 milles géographiques vers le pôle. Au premier abord, ce fait qu'en s'élevant au-dessus du niveau de la mer, c'est-à-dire en ce rapprochant du soleil, on arrive dans des régions de plus en plus froides, ce fait a quelque chose d'extraordinaire, et pour l'expliquer nous devons remonter as^ez haut. L'échauffement de l'atmosphère a deux causes : d'une part une absorption partielle de la chaleur des rayons solaires, et secondement le contact avec le sol échauffé par ces rayons ; chose qu'il ne faut pas oublier, la seconde cause est le plus importante ; nous en voyons une preuve dans les effets désastreux du Simoun ; il s'échauffe tellement sur les sables brûlants du Sahara, qu'en Espagne il roussit encore les feuilles des arbres, et les carbonise au point qu'on peut facilement les réduire en poussière.
L'air échauffé ainsi par le contact du sol, se dilate, son poids spécifique diminue, il s'élève. Mais la chaleur qu'il porte avec lui ne peut plus être observée en totalité dans les hautes régions, car sa densité diminue à mesure que la hauteur augmente, et à cela se rattache une variation de chaleur, d'après le principe bien connu que les quantités de chaleur absorbée par les gaz croissent en raison inverse de leur densité. En outre il y a les courants aériens, les vents qui soufflent sans cesse sur le sommet des montagnes et entraînent un refroidissement considérable de l'atmosphère.
Ainsi, bien que la puissance calorifique des rayons solaires augmente avec l'altitude, la chaleur doit diminuer à mesure qu'on s'élève au-dessus du sol; nous verrons bientôt jusqu'à quel point les plateaux
font exception. LUnfluence paissante qu exerce cette circonstance snr le développement de la vie animale et végétale se manifeste dans Tascension de toute montagne un peu élevée. A mesure qu on monte, la végétation perd de plus en plus le caractère qu elle présentait à la base de la montagne; elle offre l'aspect des climats plus froids jusqu^à ce qu'elle disparaisse complètement. Ainsi, ens'élevant verticalement au-dessus du niveau de la mer, on observe tout à fait les mênaes changements successifs que nous avons remarqués à mesure qu*oa s'éloigne de Téquateur ; seulement dans les montagnes les variations que subit le monde végétal sont beaucoup plus rapides. Dans les hautes montagnes de TAmérique méridionale et de l'Inde, on peut en un jour s'élever de la région des Palmiers et des bananiers à travers toutes les variations des zones tropicale, subtropicale et tempérées, jusqu aux frontières des neiges éternelles.
Xai déjà dit que les lois suivant lesquelles la chaleur décroit sur les montagnes sont loin d'être les mêmes partout : et cela dépend de ce qu'il faut aussi tenir compte des saisons, et de ce que les différences de température produites par l'altitude ne sont nullement les mêmes aux diverses époques de Tannée ou du jour. On a fait de nombreuses expériences pour savoir de combien de pieds, il faut s'élever pour que la température descende d'un degré. Le tableau suivant montrera combien les résultats obtenus sont différents, et combien l'on est encore éloigné de pouvoir tirer une moyenne des matériaux réunis jusqu'ici.
Alexandre de Humboldt trouva pour les Tropiques les quantités suivantes :
Entre 0 et 12300 pieds , dans les montagnes , 1° R. de perte correspond à une élévation de 582-587 pieds ; sur les plateaux cette perte correspond à une élévation de 750 à 772 pieds.
Pour la zone tempérée :
Entre 0 et 8930 pieds, l^ R de perte correspond eh général à une
élévation de 462-572 pieds.
Dans les Pyrénées 1^ R de perte correspond à . . . 630 pieds.
AuSpitzberg 530
Sud de la péninsule de l'Inde 546
Nord de rindoustan 699
Sibérie occidentale 762
Allemagne du Sud, entre Vienne et Genève .... 532
Etats-Unis • . 684 pieds.
Mont St Bernard 622
Apennins 43<> Lat. N. . 570
Versant méridio|^.al des Alpes 516
Etna (versant de Nicolosi) plus de 1200
Grande Bretagne 55^-57^ Lat. N. 358-396
• » 58«-59« Lat. N. . . 253, 313, 360 et 456 Suisse en été 600
• en hiver 710
Des mesures prises en ballon donnent des résultats tout aussi variés :
Graj-Lussac, de 0 à 1 1600 pieds trouva 1° R. de perte pour 580 pieds .
Graham în Beaufoy, de 0 à 11600 570
Sacharoff, de 0 à 8000 690
Clajton (2voyages).de0à8620 416
Welss, en 1852, août, jusqu'à 18530 697
— — octobre — 12260 952
— — novemb. — 22000 811
On voit que les différences sont énormes. Grâce à TAssociation britannique pour lavancement des sciences, des expéditions aéronautiques furent organisées en 1862, et elles établirent que, par un temps clair, 100 pieds d'élévation suffisent déjà pour faire baisser le thermomètre de 1^; cependant Télévation nécessaire croit suivant une progression mathématique avec la hauteur déjà atteinte, au point que lorsqu'on est arrivé à 30,000 pieds, il faut s'élever encore de 1000 pieds pour que la température descende d'un degré. De nouveaux voyages d'observation, entrepris à différentes époques du jour et de Tannée auront à confirmer ces résultats. Il est en tout cas bien établi que l'élévation nouvelle nécessaire pour amener un abaissement de température de P R. devient plus considérable à mesure que la hauteur déjà atteinte augmente elle-même ; et d'après tout ce que nous connaissons des phénomènes de notre atmosphère.
c est aussi très-vraisemblable ; il ne s*agit donc plus que de fixer les rapports numériques dont la détermination est d'ailleurs sujette à bien des difficultés, car Tobservateur rencontre presque à chaque instant, dans les hautes régions de Tair, des courants froids ou chauds qui Tiennent fausser ses résultats. Sur les montagnes il j a aussi à tenir compte du pouvoir absorbant, qui varie suivant les roches. Quelques résultats généraux ont pu, cependant, être déduits de ces observations. C'est ainsi que la perte de chaleur est plus considérable sur les montagnes à pentes rapides que sur les plateaux ; elle est plus forte le jour que la nuit et Tété que Thiver ; de même sous un climat humide la déperdition du calorique est plus rapide que sous un climat sec ; enfin elle se fait, dans les zanes tempérées et glaciales, suivant des lois plus simples que sous les tropiques. Comme exemple de ce que peuvent les courants aériens et des perturbations qu'ils jettent dans les calculs, nous dirons seulement que Sabine et Forster, au Spitzberg, ont trouvé en juillet, par un temps clair, une température plus forte sur les hauteurs que plus bas.
Toutes ces circonstances sont naturellement d'une grande importance pour la végétation, notamment les rapports des plateaux avec les chaînes de montagnes et les pics isolés : les plateaux jouissent en effet d'une température estivale moyenne sensiblement plus élevée que celle des montagnes escarpées et des sommets abrupts, ce qui fait que des plantes et des animaux peuvent encore y exister et 7 déterminer l'établissement de l'homme, à des hauteurs qui nous paraissent inhabitables lorsque nous en jugeons par ce qui se passe sous nos latitudes. Ici, en général, à 9000 pieds de hauteur la végétation phanérogamique disparait; c'est tout à fait exceptionnellement que Ton trouve encore, d'après les frères Schiagintweit, des phanérogames k 11000 pieds d'altitude, et que le Cherleria sedoïdes se montre même à 11700 pieds, sur le Mont Kosa ; au contraire au Pérou, entre 18^ et 19** Lat. S., on voit à une altitude de 13540 pieds (Potori), et plus haut encore, une population nombreuse vivant de l'agriculture. C'est là simplement un effet de l'existence du vaste plateau que forment les Andes de l'Amérique méridionale ; car dans d'autres montagnes sous la même latitude, par exemple au Mexique, déjà à 13000. pieds de hauteur cesse toute végétationphanérogamique. Voici d'ailleurs un autre exemple : sur le plateau du Thibet et de la Tartarie chinoise, par 32"^ Lat. N.
à une hauteur de 11700 pieds, on cultive encore avec succès le froment, et la culture de Forge s*étend encore plus haut ; au contraire sur le versant méridional de THimalaya, dans les vallées du Gange, toute végétation cesse à 9500 pieds. Même sous Téquateur, sur les plateaux de Quito et deCaxa- marca, la limite supérieure de la culture du froment est à 2300 pieds au-dessous de son niveau sur le plateau du Thibet.
Cette circonstance, si importante pour la distribution des animaux et des plantes, dépend simplement de ce que, sur les plateaux d'une vaste étendue, le sol et les couches d'air en contact avec lui sont plus échauffés que dans les régions inférieures, car les rayons du soleil qui viennent les frapper ont traversé une atmosphère moins épaisse et moins dense, et ont par suite perdu moins de chaleur par labsorption qu'exerce cette atmosphère. 11 en est tout autrement sur les hautes chaînes de montagnes ou sur les pics s élevant librement, sur lesquels soufflent des vents continuels qui refroidissent l'atmosphère. Sur les bords des plateaux, où la température est toujours plus faible qu'au centre, cette influence des vents se manifeste le mieux du monde; à Santa-Fé de Bogota, par exemple, la température moyenne annuelle monte à 14*^,5 R. tandis qu'au bord du plateau, à Facatativa, à la même hauteur, elle n'est que de 13°, 1.
La limite absolue de la végétation sur les montagnes est naturellement marquée en général par la ligne des neiges éternelles, au-delà de laquelle la neige, même durant la saison chaude demeure sans se fondre sur les flancs des montagnes. Cette limite est déterminée par un grand nombre d'influences locales ; elle varie suivant les saisons, suivant la quantité de neige toqibée en hiver, suivant la direction des vents, la sécheresse et la clarté habituelle de l'atmosphère, enfln suivant la situation du pays par rapport au continent auquel il appartient. La hauteur totale de la montagne; sa masse, la déclivité de ses pentes, les relations qu'elle présente avec les hauteurs et les plaines voisines, la position de la ligne des neiges sur les premières et le rayonnement des secondes, variable suivant qu'elles sont couvertes de forêts ou de prairies, de sable ou de marécages humides, tout cela exerce une grande influence.
Dans un pays baigné par la mer, la ligne des neiges, à température moyenne égale, sera située plus bas que dans un pays placé au centre
d*un continent (U : c^est ainsi, par exemple, que Flslande et Fintérieur de la Norwège ont à peu près la même moyenne annuelle de température; mais comme en Islande la chaleur de leté est moindre, la ligne des neiges est aussi à 2000 pieds plus bas. Sur les côtes aussi, en vertu de la plus grande humidité de Tair, il tombe plus de neige que dans rintérieur du continent, où Tair est beaucoup plus sec ; et comme, naturellement, pour fondre plus de neige il faut plus de chaleur, il faut déjà par cette seule raison, que la ligne des neiges descende plus bas. Dans le Caucase elle est située à 2000 pieds plus haut que dans les Pyrénées, bien que la moyenne annuelle de température, et aussi la moyenne estivale, soient les mêmes au pied des Pyrénées et au pied du Caucase ; mais dans les Pyrénées il tombe plus de neige que dans le Caucase, et de là vient la différence dans la hauteur de la ligne des neiges éternelles. Les mêmes causes expliquent que celle-ci soit de 3000 pieds plus élevée sur le versant nord de THimalaya que sur le versant sud. De Tocéan indien souffle en effet un vent chargé d'une humidité abondante, qui se condense sur le versant méridional de ces montagnes géantes, formant en bas de la pluie, en haut de la neige; sur le versant nord Tair est plus sec, la pluie plus rare. A cela il faut ajouter aussi que le versant sud s'abaisse très rapidement jusqu'au niveau de la mer, tandis que le versant nord se prolonge dans les vastes plateaux du Thibet, dont le voisinage doit déjà relever le niveau de la ligne des neiges. La même chose s'observe pour les deux versants de la Cordillère du Chili. Ici se réunissent une foule de circonstances qui sur d'autres montagnes ne se montrent qu'isolées, mais dont le concours amène ces importants résultats. Dans l'Amérique du Sud, sous le 33"*'' degré de latitude méridionale^ la ligne des neiges
(1) Diaprés Durocher (Voyage en Scandinavie^ pahlié par Qaimard, Géographie physique) au Nord du 78°** degré de latitude, la ligne des neiges s'abaû^serait jusqu'au niveau de POcéan. Ce n'est pourtant pas le cas au Spitzberg, d'après les recherches de Malragren (Ofersigt af Spetsbergens Fanernganten Flora of A. J. Malragren). Là, entre 79* </î et 80» i/« Lat., la flore, sur la côte occidentale, s'élève jusqu'à 600-1 C03 pieds au-dessus du niveau de la mer, et y présente au moins 29 espèces. A la baie Madeleine (79» 4/« Lat. N), Bloomstrand trouva encore, à une hauteur de20"K) pieds, une végétation riche et vigoureuse, et à la baie Brandwyne, sur les flancs d'une montagne à 1000 pieds d'altitude, croissaient des Coehlearia hauts d'un pied. Sous le 80"« Lat. N. et au delà, la ligne des neiges doit être tirée à 800-1000 piedfi au-dessus du niveau de la mer.
se relève jusqu'à 13,600 à 14,100 pieds, et même , par 32*»,5 Lat. S., Humboldt a vu rAconcagua, haut de 21,000 pieds, libre de neige à son sommet.
La succession des saisons fera naturellement monter ou descendre la ligne des neiges; sous 1 equateur rabaissement est très-faible, d'après Humboldt il est seulement de 250 à 350 pieds dans le voisinage immédiat de réquateur ; il est déjà de 2,000 pieds dans les mont-agnes du Mexique ; mais ici la température de leté diffère de 5^ de celle de lliiver, tandis que sous Téquateur la différence n'est que de 1 à 2 degrés.
Si maintenant nous nous demandons quelles causes plus locales influent ainsi sur la température d'un point donné, et la rendent souvent si différente de la température moyenne du parallèle sur lequel il se trouve, nous devons distinguer les causes qui élèvent la température de celles qui rabaissent ; nous devons aussi séparer les causes qui rendent l'hiver doux et l'été agréable et frais, de celles qui amènent en hiver des froids très-vifs, et en été des chaleurs tout aussi considérables. Questions parfois très-difficiles, que la géographie physique doit résoudre. Nous disons questions très^difficiles, car il faut des observations nombreuses , très-nombreuses pour séparer les phénomènes essentiels et réguliers des faits accessoires et accidentels. Humboldt dit à ce sujet, c La géographie physique a ses éléments numériques tout comme le système du monde et dans l'étude de ces éléments nous devrons procéder comme si nous cherchions surtout à connaître les faits, pour débrouiller à la fin les lois générales du milieu de ce désordre apparent. >
^ Parmi les causes qui augmentent la chaleur générale d'une localité, il faut citer d'abord, d'après Humboldt le voisinage d'une côte occidentale, du moins dans la zone tempérée; la température moyenne sera aussi plus élevée s'il s'agit d'un continent découpé en nombreuses presqu'îles, avec des golfes et des mers intérieures ; il en sera de même si le pays qu'on étudie aboutit à une mer libre de glaces, et s'étendant jusqu'au cercle polaire, \gL s il se prolonge en un vaste continent compris entre les mêmes méridiens, et se continuant jusqu'à réquateur ou du moins jusqu'à une partie de la zone tropicale ; la prédominance des vents du Sud et de l'Ouest est aussi de nature à adoucir le climat des régions occidentales des continents, dans la
zone tempérée et septentrionale ; en outre Vexistence de chaînes de montagnes formant comme un abri protecteur contre les vents froids; la rareté des marais, vastes réservoirs frigorifiques, couverts encore de glace au printemps et jusqu'au commencement de Tété ; la présence d'un sol sablonneux et dépourvu de forêts, enfin la clarté continuelle du ciel durant les mois d'été, et le voisinage d'un courant marin apportant de l'eau plus chaude que celle de la mer à travers laquelle il circule, — toutes ces causes contribuent h augmenter la température d'une contrée, et à en adoucir le climat.
La présence des conditions opposées agira nécessairement en produisant l'effet contraire, c'est-à-dire en abaissant la température. Ainsi le voisinage d'une côte orientale, sous les latitudes élevées ou moyennes; la configuration régulière du continent, sans contours sinueux des côtes et sans golfes, ces circonstances abaissent en général la température d'une contrée ; la même chose a lieu si le pays se prolonge dans la direction du pôle jusqu'à la région des glaces éternelles, sans qu'entre les deux s'interpose une mer libre en hiver, ou si la situation géographique de la contrée place l'équaleur et les tropiques sur l'océan, c'est-à-dire qu'il n'existe pas au sud-ouest de continent tropical qui puisse ^'échauffer fortement et perdre ensuite par rayonnement la chaleur absorbée ; enfin des chaînes de montagnes dont la direction et la disposition en muraille ferment l'accès aux vents chauds, ou bien le voisinage de pics isolés, déterminant la formation de courants d'air froid qui s'abattent de leur sommet; la présence de vastes forêts empêchant le rayonnement du sol, et agissant à la fois par leur ombrage, par révaporation qu'elles entraînent, et par l'augmentation de la surface foliaire rayonnante ; le nombre des marais, qui dans le nord demeurent gelés jusqu'au milieu de l'été et refroidissent le reste; un ciel nuageux pendant l'été, ce qui affaiblit au passage
l'action des rayons du soleil, enfin une atmosphère très pure en hiver, favorisant la déperdition de la chaleur par rayonnement, ce sont
toutes circonstances qui amènent un abaissement général de la température.
Si nous étudions de plus près ces diverses influences, nous sommes frappés tout d'abord de la différence de température que présentent dans l'hémisphère nord les côtes occidentale et orientale. Elle est due surtout à l'action des courants aériens, que nous exposerons rapide-
ment. On sait que des vents chargés de vapeur d*eau s'élèvent sous réquateur, puis, arrivés dans les régions froides, s'y abattent sous forme de vents d'Ouest-Sud-Ouest ; mais avant d'atteindre les côtes occidentales des continents, ils ont à passer sur de grandes surfaces océaniques ; ce sont les parties septentrionales de l'Atlantique et du grand Océan, où ils se saturent de vapeurs d'eau. Arrivés sur les côtes occidentales des continents de rhémisphëre Nord, ils se refroidissent, et leur vapeur se condense en pluie ; en même temps la chaleur latente, absorbée pendant la formation de ces vapeurs d'eau, est remise en liberté,, et par suite, le climat est de ce côté, non-seulement plus humide mais aussi plus chaud que sur la côte orientale. Aussi les isothermes s'élèvent-ils plus haut vers le pôle, sur la côte occidentale de l'Amérique du Nord, que dans l'intérieur de l'Asie ou sur la côte orientale de l'Amérique, et c'est aussi le cas en Europe. En continuant leur course vers la côte orientale, les vents ont à passer sur de vastes continent, couverts en hiver de glace et de neige, et arrivés à la côte orientale ce seront des vents secs et froids. Cette influence est tellement considérable que même des courants marins chauds peuvent bien la diminuer mais pas la faire disparaître. Dans l'hémisphère méridionale, ces vents soufflent du Nord-Ouest, mais ici leur action n'est pas aussi manifeste, car la côte occidentale de l'Amérique du Sud est notablement plus froide que la côte orientale. Pour expliquer ce dernier fait, on peut invoquer principalement la présence du courant froid de Humboldt, qui longe la côte occidentale de l'Amérique du Sud, et en outre, le voisinage delà Cordillère. Naturellement, plus le pajs en sera rapproché, plus l'influence sera grande; mais même la température des localités du littoral, assez éloignées de la grande chaîne, ne laisse pas d'être modifiée par le vent d'Est qu'ont refroidi les neiges, et qui pendant la nuit s'élève des montagnes. Ainsi, tandis qu'à Yalparaiso et k Valdivia les oscillations journalières de température sont excessivement faibles, à Santiago, par suite de la proximité des montagnes, elles peuvent s'élever en été à 11-12° R.
Cette influence des vents humides et chauds sur le climat des régions occidentales de l'hémisphère Nord,<rend compte de bien des phénomènes qui paraissent extraordinaires : Péking, par exemple, possède une température moyenne annuelle de +11'',3R., plus faible par conséquent de 5"* que celle de Naples, bien que cette dernière ville soit
un peu plus au NorJ ; en outre la moyenne hivernale du premier point est de H-3^ tandis qu'à Paris, à 9' Lat.plus au Nord, elle est de -f-3%3. L'Ecosse, le Danemark, la Pologne, ont le même climat ; il en est de même pour llriande, F Angleterre, la Belgique et la Hongrie ; or la moyenne annuelle de température de ces contrées est égale à celle que présenterait, sur la côte orientale de FAsie, un point situé a la hauteur de Naples; le climat de cette dernière ville, si on le cherchait en Amérique, se trouverait à une latitude correspondant à peu près à celle du Maroc. Autre exemple : le Labrador, dont la latitude est la môme que celle de notre Prusse orientale, possède un climat aussi rude que celui de l'Islande, et le Canada, situé cependant plus au Sud que Paris, présente la température moyenne de Drontheim. La Pensylvanie, comprise entre les mêmes parallèlles que l'Espagne et le Portugal, n'offre que la chaleur moyenne annuelle de l'Irlande et de l'Angleterre. En général la température moyenne qu'on observe dans l'Ouest de l'Europe doit être cherchée dans l'Amérique orientale à 15-20<>iLat. plus au Sud. Toutes ces anomalies sembleraient inexplicables si l'on ne tenait compte de l'action des courants aériens.
L'influence qui en résulte sur la végétation est énorme. Les mêmes arbres qui à Rome développent leurs boutons au commencement de janvier, ne fleurissent à Boston qu'au commencement de mai; a New- York, sur le même parallèle que Naples, ils fleurissent à la même époque qu'à Upsal ; au fort Clairborne, à peu près sous la latitude d'Alexandrie, à la même époque qu'à Paris (1).
Les différences qu'on observe entre le climat des côtes occidentale et orientale, se retrouvent aussi entre le climat des régions côtières en général et celui des continents. C'est Léopold de Buch qui le premier flt remarquer l'influence puissante qu'exerce sur la végétation -le climat des continents avec ses étés brûlants, son atmosphère diaphane, et le rayonnement de ses surfaces terrestres. En général
(1) Le G-leditschia triacantha croît sur la côte occidentale de P Amérique du Nord jusque par4l« Lat. N. et sur la côte orientale jusqu'à 38» Lat. ; le Pavia flava qui, à l'Ouest, s'élève jusqu'à 42« Lat. N., manque déjà sur la côte orientale à partir de 36» Lat.; le Juglans niffraae montre à l'Ouest jusqu'à, 44« lat., à l'Est jusqu'à 41«. Mais en Europe tous ces arbres réussissent encore plus au Nord; jusque sous le 54"« parallèle ils passent encore l'hiver sans abri.
LE/ n.
les côtes ont un hiver doux, un été frais, avec un ciel nuageux, tandis que dans l'intérieur du continent les hivers sont froids, mais les étés très -chauds et le ciel d'une grande pureté. Ce fait, joint à quelques circonstances déjà exposées ou dont il faudra parler encore, rend compte du climat en apparence anomal de l'Angleterre et de llrlande. Dans cette grande île, placée à l'Ouest d'un vaste continent, et baignée par le courant chaud le plus important que l'on connaisse, le Myrte, sous une latitude égale à celle de Kœnigsberg dans la Prusse orientale, réussit aussi bien qu'en Portugal, et une foule de végétaux subtropicaux ont à peine besoin d'un abri en hiver; cela se comprend aisément (1). Par contre les étés de l'Angleterre ne sont pas assez chauds pour faire mûrir nos pommes savoureuses, et c'est en vain qucle s fils d'Albion chercheraient à retirer des raisins récoltés dans les localités les mieux exposées de leur pays, un vin potable pour un palais même peu difficile. Mais la température estivale nécessaire à la vigne pour produire 1 e raisin qui donne la plus noble boisson de la terre, cette température règne sur les montagnes schisteuses de notre Rhin ; elle se trouve aussi en Hongrie, et là, cependant, les hivers sont plus froids qu'en Ecosse, où ne pousse plus aucun arbre à fruit, plus froids même qu'aux îles Féroë, où le hêtre et le
(1) Un exemple frappant de la douceur de Phiver dans la Grande-Bretoime, noua est fourni par le fait suivant : le Gardener*i ChronieUf dans son premier Qoméro de 1872 publie une liste de plantes obsei^vées en fleurs à Gordon Castle dans le Nord de TEcosse, le b Janvier de cette année. Outre les Marguerites, les Violettes, les Pensées, les Auricules et même les Roses, nous remai-qnons les plantes suivantes :
Magnolia grandi/lora, dont la date [moyenne de fleuraison est chez nous le 12 avril, d'après les observations faites à Bruxelles ;
Oeum coceineum, qui fleurit ici vers le 19 mai ;
Btllehorus niger, qui fleurit en Belgique à partir de février, en France dès le mois de janvier;
yiburnHmtinus, plante du midi de la France, où elle fleuiût de février à Juin ;
(^olchieum atUumnale^ qui fleurit en automne et ft*uctifie au printemps ;
Seiera Eelix.
Verbascum thapsusj qui, chez nous et en France ne fleurit qu'en été ;
Arahû verna, qui fleurit au printemps dans le Midi de la France.
Citons encore parmi les plantes rapportées dans cette liste :
Cydonia japontca, Àlyssum saxaiile, Tritoma média, Garrya elliptiea, Bseal^ ^nia macraniha. (Note du Trad.)
chêne ne se montrent plus ; la vigne trouve encore cette tempérarature à Astrakan , où Ton a cependant en hiver des froids de — 30» R. mais où la température moyenne estivale est de -4-21,2° comme à Bordeaux. A Jakoutsk, pendant un été court mais chaud on cultive le froment et le seigle dans un sol qui ne dégèle que jusqu'à trois pieds de profondeur, tandis qu en Islande, où la moyenne annuelle est incomparablement plus élevée et la température hivernale plus basse, il ne faut plus songer à la culture des céréales, parce que la chaleur de Tété ne suffit pas à les faire mûrir(l).
La caractère du climat maritime se manifeste principalement sur la côte Nord-Ouest de l'Amérique, tandis qu'en Sibérie nous trouvons le climat continental le mieux caractérisé. L'Europe a presque partout des étés normaux, cependant la température estivale va en croissant de l'Ouest vers l'Est, tandis qu'au contraire en hiver la côte occidentale jouit d'une température beaucoup plus douce.
{Sera coniin%é).
(1) Vers le milieu du siècle dernier, le roi Frédéric V essaya d'améliorer rÉtat de Pagriculture en Islande, et d'y introduire la culture des céréales : quinze familles de paysans de la Norwège et du Jutland furent choisies, pourvues d'ustensiles aratoires, et envoyées en Islande par le Gouvernement ; ils se fixèrent surtout dans le Sud, mais en dépit de leurs soins et de l'expérience qu'ils avaient acquise dans leur pays natal, il ne réussirent guère dans leurs essais de culture. L'orge et les seigles d'hiver et de printemps semblaient d'abord venir à merveille : chaque année les tiges poussaient tW*s vite, le grain offrait un noyau assez riche, mais il ne mûrissait que rarement, et le plus souvent on ne pouvait l'employer qu'à l'engraissement du bétail. A Reykiawik et dans l'île de Videy, qui en est voisine, des essais furent entrepris sur l'orge, le seigle d'hiver et de printemps, l'avoine et le méteil (mélange de seigle et d'orge, non de froment et de seigle comme en France) ; mais ou bien le grain obtenu, de belle apparence, était trop mou pour pouvoir être battu, ou bien, lorsqu'il avait la consistance nécessaire, il était très petit et ne donnait qu'un rendement insignifiant. Les essais ne furent guère continués. Voir à ce sujet, Voff. en Islande, fait par ordre de sa majesté le Danemark, t. V. p. 154 et suiv.
i^ofe du Trad.)
NOTICE SUR LE OfPSIPBDIDII LONflIFOIiniM Warsz. btRchb. f. ou CTPRIPÈDE A LONGUES FEUILLES.
Planche FV.
Cypripeâimn longifolinm Warsz et Rchb. f. in Bot, Zeit. 1852, p. 690. — flwr. andPontol. 1871, p. 126. — J. D. Hookbb, in Bot. Mac. 1872, tab. 15070. —
BileBipediiiB longiÛiuii Robb. f. Xenia orehid. vol. I, p. 3 ; B&Hr. ordiid. mt.amer. p. 44; Gard. Chron. 1869, p. 1206.
S. BeiohenlMoliianiuii Eort. nonn.
Le Cjfpripedium langifoliitm a été découvert par v(m Warscewicz, dans TAmérique centrale, jar la cordillière de Chiriqui. Peu après son introduction en Europe, il a été décrit dans le Botanische Zeitwng par M. Reichenbach. Ce savant Ta rangé plus tard dans son genre Sèlenipedium, caractérisé surtout par Fovaire triloculaire et qui est propre à TAmérique. M. le D' Hooker, le rapproche, quant à lapparence générale, du Cpp. caricinum {C Pearci Hort.).
Nous avions déjà fiait peindre la plante en avril 1872 avant qu'elle eût paru dans le numéro de juin du Botanical Magazine. Nous n'avons cependant pas renoncé à cette publication parce que le spécimen qui nous avait servi de modèle et qui fait partie de la riche collection formée à Liège par notre ami M. Jules Pirlot est d'une coloration plus belle, plus claire et plus vire que celui de M. Bull, figuré dans la revue anglaise.
M. Jules Pirlot, qui s'attache à la connaissance et à la nomenclature des Orchidées avec non moins de succès qu'il les cultive, nous a remis au sujet du C. lonçifolium la note suivante :
« Un petit exemplaire du Cfipripedium longifcUum acheté en décembre 1870 se développa rapidement et donna deux fortes pousses. Elles formèrent pendant l'automne et l'hiver suivants chacune une tige florale. L'une d'elles avait sa première fleur ouverte le 18 mars 1872; l'autre fleurissait le \f^ du même mois. Chaque fleur resta en parfait état de fraîcheur pendant trois à quatre semaines. De nouveaux boutons se formaient pendant ce temps, et quand les deux premières fleurs
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Le conflit de Eew s'est terminé à rentière satisfaction de tous ceux qui s'intéressent à la conservation de cet établissement capital de la botanique. Le gouvernement anglais, par une dëpécbe du 23 jan- Tier 1873, a pris rengagement de ne pas transporter les collections de Kew dans le nouveau Musée dliistoire naturelle qu'on va construire à South Eensington et de ne prendre de décision sur les questions qui pourraient se présenter dans Tavenir, sans consulter les personnes oompétentes. Cet heureux résultat est dû à Tintervention spontanée des botanistes et des horticulteurs les plus éminents qui avaient été vivement émus quand ils ont connu le projet de réunir au British Muséum les collections scientifiques de Kew.
Expoeition intematioiiale de Londres en 1878. — La commission belge vient de distribuer le programme des expositions internationales dliorticulture qui auront lieu cette année à Londres, depuis le 2 du mois d'avril jusqu'au 3 décembre prochain. Outre les concours de quinzaine, il est aussi institué une exposition permanente de plantes ornementales. Les personnes qui désirent recevoir les documents et
les renseignements nécessaires sont priées de s'adresser à M. le Président de la Commission belge, rue Latérale, 1, à Bruxelles (inutile
éTafranehir) ou directement à M. F. de Cannart d'Hamale, sénateur,
à Malines.
L'Exposition de Malines, qui a inauguré cette année les floralies vernales en Belgique, s'est ouverte le 16 mars, avec sa fraîcheur et sa belle apparence habituelles. M. de Cannart d'Hamale était revenu de Rome avec la vitesse d'une hirondelle, pour présider à son installation. Les principaux lauréats sont M. et M"** de Cannart d'Hamale, M. Vermeulen, M. H. D'Avoine, M"** du Trieu, M. de Wargny, M. Louis de &net, etc. Les plantes du Jardin botanique, cultivées par M. Devis, se trouvaient dans le plus bel état de culture et défloraison. Un Cœlogyne erUtata couvert d'une centaine de fleurs et cultivé à froid et un Corii^ Une indivisa foliis aureo^ittatie , de dimensions considérables, tous deux à M. de Cannart, ont été particulièrement admirés par les amateurs.
Oompontion de parterreB à femllAge ooloré. Dans beaucoup de
jardins anglais on Toit des parterres dont la forme est indifféremment arrondie on rectiligne^plantés da la manière suivante : centre de CoUui Verêckd^dti, deux rangs de Ceniaurea candHissima. bordure de deux rangs de Pyretkrvm aureum Hort. On sait qu'il faut constamment maintenir ces plantes par des pincements réitérés.
A Francfort, on emploie beaucoup, dans le même but, les ZamUina et le Zobelia compacta Cristal Palace,
Le FlMriite de la iffle de Pttis, situé avenue d^Eylan, sera peutâtre déplacé prochainement et transféré plus loin, sur un terrain plus Taste. On y cultiverait ensemble les plantes de serre et la pépinière. Mais oe déplacement entndnerait des frais assez considérables (on parle d'un million), ce qui permet de supposer qu'il ne sera pas décidé de sitôt.
Amarantos Sàliôifolius Hort. MM. Ch. Huber, horticulteurs à Hyères, viennent de publier une circulaire spéciale au sujet de cette plante annuelle et ornementale qui se recommande par sa taille élevée, ses feuilles longues, étroites, ondulées, d'un beau rouge et par l'élégance de son aspect. Elle peut atteindre 1»50 de hauteur. Semis sur couche ou au moins sous châssis, de février en mai; piquage du jeune plant, également sous châssis, en terreau riche, en pépinière ou en petits vases ; mise en pleine terre, quand les gelées ne sont plus à craindre ; terre riche ; copieux arrosages en saison de sécheresse ou de grandes chaleurs. Les Amarantes prospèrent en terre légère, fertile et sablonneuse.
CoUeetioii Leidiflii^ à Oarlsrahe. M. Max LeichtUn, amateur d'horticulture à Carlsruhe (Baden), vient de pubUer le catalogue de sa collection sous la forme d'une élégante brochure. Le jardin de M. Leichtlin doit être comme un écrin, renfermant des perles et des
^ t?ffl '• ^^ '"^ '^"'^'''^ '''' ^^^* "^^ P^°*^^ bulbeuses et vivaces. rares e xfflciles, qui, la plupart, passent l'hiver sous châssis ou dans une sewe^roide. Les Liliacées, les Iridées et les AmarylUdées sont fort
vift^r^r.?? ' !""' ^^'''°' ^"^ '''''* *" ^^'"^^ ^^ Pl«« d® <»ot. puis r^ent 1 ^V"' ''''*''"'^^' ^*^- ^ous signalons tout particulièrement ce jard.n botanique aux amateurs de fleurs de pleineUre et,
à< r«x6m^de M. Leichtiin, le» propriétaispes de coUeetionS' ilitévessantaft^ de^mient en faire impnmer le catalof^e.
Yiotori®îa. — Noos avons lu dans les journaux des renseigne^-
ments utiles à conserver sur la floraison de la Seine det^ «ezi^ au jardin
botanique de Leyden, en 1872.
lie. 3 janvier dernier on a semé les graines dans le réservoir; le 9 mars il y avait germination ; le 13 avril on transplanta deux plantes
dans Le grand bassin, et bientôt il fallut en retirer une; Tautre déploya sa première fleur le 8 juillet.
Le plus grand diamètre des feuilles ne dépassa pas 1"^70 ; par contre, il se développa pendant plusieurs semaines 19 à 20 feuilles, remplissant tout le bassin.
Le 26 octobre la plante donnait sa 33* fleur. Il fallut mettre en partie le bassin à sec à cause d'une voie d*eau. Le 6 novembre, le 34^ bouton se présenta et resta fermé pendant 10 jours^ Teau du bassin ne pouvant plus être convenablement chauffée; le 35^ boirton était visible sur Teau et le 36* sous Teau, puis la plante, faute de pouvoir être soignée, se dessécha.
Trois fleurs ont donné des graines. Celles de la première sont tombées dans le bassin, celles de la seconde ont été recueillies et sont au nombre de 898,»toutes parfaitement développée». Le troisième- fruit a été conservé à Teau-de-vie.
Depuis le 15 juillet jusqu'au 31 octobre, 23,301 visiteurs étaient allé» voir la plante.
L*expérienee a été re<K)mmencée au mois de janvier dernier.
La Flore dn Japon ne cesse d'exciter la convoitise dès Européens. MM«.Eramer et C!« se sont établis. à Yokohama ^Jaiion), d\)ù ils envoient, en consignation à MM. Teutschel etC'* à Colchester, tout ce qn-ils. peuvent rencontrer d'intéressant pour l'amateur des jardinsw Nous avonsreçu il j a peu de jours^ une liste curieuse de Lilium» d'Orchidées, de plantes. diverses, et de graines, ainsi mises en vente^ Nous y avons remarqué des Lis rares ou nouveaux : ZiUum Kramerii L. Mjedeokïiu, etc. , le Cypripedium japonicttm, les PlataïUhera radùUa et SiéboUUana^ etc., etc. Cette Lût ofJafanese ZiJi» intéressera sans doute beaucoup d'amateurs.