II. Feuilles planes, recom*bées. Pédoncule
aussi long que la panicule qui est lâche . 8. Lit%d4nMmeria0UL
1. B. longifolia, quelquefois nommé Yucca hnffifoliaei Dasjflirian hnçifolium. — Plante originaire du Mexique, dont Earwinski a fait meatipn pour la première foisi il j a quarante ans et qui; esimainte»nant fort répandue dans les jardins. On en voit plusieurs exemplaires dsAS la serre -dea Cactées (CaptusrHouse) à, Eew et dans la ooUûction de M* Wilson Saunders» Le tronc atteint une élévation de A^ pieds et uo^e. épaisseur d*un deiDi''piedi; à.la.basa, Tépaisseur aUeint. brjosque'ment. on pied- Les-feuillea, en rosette dense^ sont aunombce^ de lOÛ 4-200 ou plus au sûtamet de la tige ; elles sont longues de.4 i S.pieda» largea de 9à.l5 lignes au-dessus dala base qui est dilatée, semblables pour la texture à celles du Yucca recurvifolia, tellement lâcbesfq)ierles.ej(.térie«iresjN) recourbent dès leur base et les intérieures
^ partir de leur milieu, de telle tsKTtte que le tronc est âompléteaiient caché à ia vue. Elles sont planes ja8qti*aa sommet, se rétrécisseiit de la base an sommet très-gradaellement, ne sont nnUement ^glanqnes, présentent 30 à 40 nervures profondes et distinctes ; leurs bords sont très finement, mais distinctement dentelés et n'o£firent pas d'autre caractère. Les fleurs sont en panicule thjraoïde brièvement pidoneulé.
2. rB. reeurvata. — Cette plante est également originaire du MeaLique;elle fut d'abord recueillie par Galeotti et introduite dans rhortioulture en 1845 par Van der Maelen de Broxelles,; elle fat bientôt répandue à profusion par MM. Yerschaffialt et autres. Ijbs premiers spécimens envoyés en Europe étaient étiquetés <Ft^ci%etia; par suite d'une erreur de copie d'un jardinier, ce nom fat changé en eelui de Pinôeneetiiiay très répandu dans les herbiers et les eatalogoes des marchands. On .peut en étudier aujourd'hui plusieurs formes TiTantes dans la serre des Cactées à Eew, ainsi que dans lacolleetion de Mr. Wilson Saunders. Son fiacies ordinaire est ftnactementleméme que celui de l'espèce précédente. Le tronc atteint une élévation de 6 pieds ; il mesure 2 à 3 pouces vers le sommet et offre un pied d^épaisaenr à sa base tubéreuse. Les feuilles, au nombre de 100 et pk», forment une rosette très dense; elles sont longues de 3 à 5 pieds, larges de trois-quarts de pouce à un pouoe au-dessus de leur base trian^ golaire, se rétrécissent graduellement en une pointe longue, entière «et sabulée. Leur couleur est verte, nullement glauque; leur nervation n^est pas aussi distincte que dans l'espèce précédeitte.et les dentelures des bords ne sont pas visibles à l'œil nu.
3. B. atriota, quelquefois nommé PineeneeUùia glauca. — Plante originaire du Mexique, introduite vers la même époque que la précédente et jouissant aujourd'hui d'une culture très étendue. fiUe orolt à Kew ainsi qu'à Hillfleld. Son faciès général est le même que celui des deux espèces précédentes. On peut la distinguer des formes à feuilles étroites, notamment du J9. reeurvoia^ par ses feuilles encore plus étroites, à nervures >plus profondes, décidément glauques et à borde plus fortement dentelés. Le plus beau spécimen que nous ayons vu oftrait un tronc de trois pieds, épais d'un pied à sa' base 'et de troîs pouces vers le milieu. Les côtes sont au nombre d'environ vingtet très marquées. Le terme êtrieta inânit facilement en erreur, toutes les feuilles, excepté les centrales, retombant dès leur base*
4. B. Bigelovii, aussi nommé Dasflirian BttOotH. R^Kîolté i«r le Dp. Bigalow en 1853-54, dans rexpédition conduite par le Lieutenaiit Whipple pour l'examen de la route du Facile Raihvaf, sur les montagnes, le long de la rivière WUliams, en Californie; également trouvé par Scott dans la Sonora. C'est une espèce bien distincte, non encore introduite dans la cuKure. Tronc haut de 6 pieds, d'un diamètpo de 2-3 pieds. Feuilles longues de 3-5 pieds, larges d'environ un pottce au-dessus de leur base triangulaire, d'une texture très coriace, plos épaisses que celles des trois espèces précédentes, d'un vert gUuque. se rétrécissant graduellement vers le haut. Les nervures au nombre de 40 à 50 dans la partie inférieure, sont très rapprochées et profondes. Le bord des feuilles présente une belle ligne roûge, ainsi qu'une fibre grue, étroite, qui se détache facilement, comme c'est le cas pour le TuecaJOameiUoia; U est parfaitement entier. Le pédoncule mesure
6 & 8 pieds.
6- B. emmpeUi aussi nommé Dasylirion enmpens. Plante originaire de sUtions montueuses et rocailleuses du Nouveau Mexique et de l'Ouest du Texas, inconnue en horticulture. FeuiUes épaisses, d'une texture coriace, longues de 2 i/i à 3 pieds, larges de i/« à b/s de pouce au-dessus de U base triangulaire qui atteint m pouce ; elles se rétrécissent graduellement jusqu'au sommet, où elles se décomposent en une touffe de fibres semblables à celles du Doêylirùm acrotriehwm; toutes sont canaliculées à leur face inférieure. Les nervures sont rapprochées et profondes, la centrale plus proéminente que les autres. Le bord des feuilles est scabre, muni de petites dents.
6. B. Hookeri (DoêylirUm HookeH et D, Hartwegianvfn). — Originaire du Mexique, dans le voisinage du Real de Monte, envoyé en 1846 par M. Repper à Kew. Cette plante fleurit en 1859 et a été dessinée dans le BoUmical Magazine. Il y en a actuellement deux beaux pieds dans la serre des Cactées. Le professeur Thiselton rapporte qu elle a fleuri cette année par les soins du D*^ Kellock. Son faciès général est très distinct de celui de toutes les espèces précédentes ; son caudex forme en effet une masse ligneuse hémisphérique dure, qui dans les exemplaires de Kew a une largeur d'environ deux pieds et une. hauteur d'un pied. Cette masse est partagée en deux parties dressées, irrégulièrement rhomboïdales, avec des dépressions wires entre elles et qui portent sur toute leur surface des nodosités
dures et arrondies, d'un pouce d'épaisseur, d'où naissent les rosettes de feuilles. Chaque rosette comprend environ cinquante feuilles, retombant en courbe dès là base, les extérieures longues de 3 à 3 i/s pieds, larges d*un quart de pouce près de la base, rétrécies peu à peu jusqu'à la pointe, arrondies sur le dos, légèrement canaliculées à la face inférieure, glauques. Nervures au nombre d'une douzaine, distinctement proéminentes. Les dentelures du bord sont parfaitement visibles à l'œil nu. Panicule au bout d'une hampe courte, longue de 12 à 18 pouces.
7. B. HartwegiBiui) encore nommé DasylirUm Hartfvegianum, D. junceum, Cardyline îong\folia, Eoulinia longifolia, Beaueamea çraeUis. — On en connaît des échantillons séchés des plaines près de Zacatecas (Mexique), Hartweg, 406 et du Texas (Lindheimer, 550, 712 etc. Wright, 692). 11 se peut que les plantes des jardins décrites d'après des échantillons desséchés soient reconnues comme différentes du Cordfline long\folia de Bentham, lorsqu'on les connaîtra parfaite ment; mais jusqu'à présent rien ne justifie cette séparation. Cette plante existe-t-elle dans un jardin anglais quelconque? On dit que le tronc est semblable à ceux du recwrtata et du çlauca, mais moins élevé. Les feuilles sont très différentes, t très rigides, parfaitement dres* sées, I longues de 2 à 3 pieds, large/ de 2 à 3 pouces au dessus de la base, pea à peu rétrécies en une longue pointe entière et subulée, canaliculées à la face inférieure, à dos hémisphérique, souvent bien carénées. Le nombre des nervures à la partie inférieure ne dépasse pas 6 à 8; elles sont distinctement proéminentes. Le bord est scabre, à dentelures fines. Le pédoncule est nul ou fort court. Les fleurs sont en panicule serrée oblongue, mesurant de 9 à 12 pouces en longueur et environ la moitié en diamètre.
8. B. Lmdheimeriaiia (Dasylirian Lindhemmanum, D. UnupfoUwm). — Originaire du Texas, récolté par Lindheimer et Wright; trouvé dans le Nouveau-Mexique par Bigelovir et dans la Sonera par Scott. Inconnu dans l'horticulture. Tronc atteignant 4 à 5 pieds d'élévation. Feuilles semblables à celles du B. Hartmegiana pour la forme, la taille et la nervation, longues de 2 à 3 pieds, larges de 3 à 4 pouces au-dessus de leur base dilatée, rétrécies en une pointe entière, moins épaisses et moins raides et presque planes sur les deux faces; les bords sont distinctement dentelés ; la face inférieure
préiente 10 à 12 nervures distinctes. Pédoncule long de 1 à 2 pieds, présentant 8 à 4 feuilles réduites, bractéiformes. La panicule a ane longueur de 1 i/i pied et une largeur moitié moindre; les rameaux en sont beaucoup moins nombreux et plus distants que dans la dernière espèce, dressés ou ascendants, Tintérieur presque simple.
■0IB 8US USB FIHKHTTS.
CÀP8ICUM CONJCOM, CAPS. CCmOIDES.
B^rait éCun ménunre sur les légumes de la Guifane, par
M. le D' Saoot.
Le Piment, ou plutôt les Piments, car il y en a plusieurs eqpèees, étaient cultii^ de toute antiquité parles Indiens indigènes de TAmé- «iqne. A la Gujane, les Arouagues rappelaient Atehi'^ les Gbdibis Pomi. Le premier radical se retrouve plus ou moins reconnaissable dans une foule de langues américaines : Hai^i, Aji ou Ahi; dialecte maypure (Orénoque), A'hi; péruvien Uchu , Suaica; Amérique centrale le; tupinambase, Cui; mexicain, CkUli; le seoond'se recona^ dans le mot caraïbe Cùornoin, dans le Ghajmas (Ofenoqoe) Ptmmuif D'ailtres radicaux, comme Bimmari'tM Brésil, Tkapi au Chili... etc. attestent la ricbesse des langues américaines en mots pour désigner les Piments, dont TAmérique paraît avoir été la patrie et qui «e aottt répandus, depuis sa découverte, dans tous les autres eostoées des .pays chauds, où .partout ils sont devenus trëe-<>ommuns. La consommation qu'en faisaient et qu'en font encore aujourd'hui, à la Guyane, ies indigènes, est excessive; les noirs en tfoitt^mufréquest usege, et tous les Européens qui ont faiiquelqve séjour dans la cohmie, sont amenés graduellement par un besoin înetinctif à alen servir aussi. Les espèoes cultivées à la Guyane soiit généralement vivaces et soosfrutescentes ; leurs fruits sont pour la plupart très^petitsi et incomparablement plus forts et plus acres que ceux. du Piment annuel {Cinpskum animuntj cultivé quelquefois nlans les jardins d'fiurope et dédaigneusement'déaigné aux colonies sous le nom àe PimeiUi/mw. Les deux tefl|»èces qu'on itrouve le plus souvent dans les jardins de ht
Ghijaiie sont le Piment caracat à nombreux petits fruits ronges, coniques et effilés, Capsicum conicum et le Piment café, CapHcum een&ïdes, dont les fruits ronds ou ovules sont noirs avant la maturité et deviennent rouges à la maturité parfeite. L*un et l'autre sont vivaoes, s*élèvent à 1 ou 2 mètres et portent en toute saison un nombre incroyable de fruits. La peau du fruit est plus épaisse et pl«s charnue que dans le Capsicum annwum et intérieur ne renferme que peu de graines. Il suffit d*un ou de deux pieds plantés auprès dé là nmiaon peur fournir amplement aux besoins de ceux qui l'habitent.
On sait que les piments, c'est-à-dire les fruits des Capsicum annuum, conicum, brasiliense et autres portent à l'état naturel le nom de Poivre long et constituent, quand ite sent réduits en poudra, le condiment qu'on a coutume de noiùtner Poivre de Cayenne, Il convient, dans nos régions septeairionàles d'ea^user Mee modération.
NOTICE SUR LïaFLOFHYTDM LDUNSHI Et>. Morrsn.
(ABCHMBA LINDBNI)
00 HOPLOPHYTHUM DE M. LINftEN.
FamUh des Broméliacées. — Tribu des Aechmées.
(Figuré planche 5).
Haplophytum : Bbbr, die Fam. d. Brom. (1857) p. 22, 1^9, 176. Qfr. : Kocu, /«{. sem. h^ b. Berok 1866 Âpp. p. 6 ; WochenKk, 1860, p. 73> 85 ; 1861» p. 190 ; Walp. Ann.^ VI., ?0. — La Belg, Hort., XI, 1861, p. 316, XII, 1868, p. 97 ; XV, 1865» p. 162. — Gbisbbacr FLoftke W.-Ind. Islande (\9ùi)^ p. 592. — JUosl, Garienfiora, 1871, p. 225.
Aeehwea lMoplophifhim)lAn(i9ni folii^erectis, subfasciatis, soapo longioribus ; spica simpUci, fusiformi, strobiliformi ; floribus sessUibus, braoteia ovato* lanceolatis, subdentatis, calyci loinoribus, subrubris ; calycis laciniis ineqnila* teralibus» aristatis, aurantiacis; petalis obovatis, basi squamnlatis, sepalis doplo longioribos, citriais^ staminibas iosertis; germtne compresso, glabre, aorantiaco. Ctr. la Belg. hort., XV (1865), p. 164. — Koch, Woeh,^ 1865, p. 306.
Cette plante a été introduite dans les serres d'Europe en 1864» par M. J« liinden : elle lui avait été envoyée par Libon, de la province- de S^ Catherine au Brésil. Nous Ta vous signalée et décrite dans la Belgique horticole en 186b (g. 164).
NoQ8 la coltivons depuis cette époque dans les serres du Jardin botanique de Liège où elle fleurit régulièrement chaque année. Elle se recommande par son beau feuillage qui rappelle un peu celui des Sanseviera et par ses épis de fleurs d*nn beau jaune citron entremêlé d^orange. La floraison a ordinairement lieu en été et elle dure longtemps.
Nous la classons pour le moment parmi les Hoplophjtum, genre créé par M. Béer et défini par M. Ch. Koch. Il est intermédiaire entre les ^Echmea R. et Pav. et les Billbergia et manifestement plus voisin des premiers. Il n'a rien de commun ni avec les Lamprococcus, ni avec les Macrocbordion.
ISHoplophftum Zindeni est voisin de notre Hoplofhytum ealycula' tum, figuré en 1865, p. 162.
Voici quelques caractères distinctifs :
Hoplophytoa oalyeulatiuB : feuilles broaqaement acaminées, dentées an sommet, lisses sur la face supérieure ; hampe plus longue que les feuiUee ; épi globuleux, muni d'une collerette de bractées étroites lancéolées, fleurs subsessiles ; sépales Jaunes au sommet.
Hoplophytum Idnâeni: feuilles ordinairement lancéolées, dentées sur presque toute leur étendue, plus on moins Airfuresoentes; hampe plus courte que les feuilles : épi ftisiforme, accompagné de bractées larges et acuminées; fleurs sessiles; sépales orangés.
n ressemble aussi au Pothuata camaia de Gaudichaud (Bonite planche 116).
En voici la description détaillée :
Acaule et de grandes dimensions puisqu'elle mesure 1"20 à 1">60 de hauteur et environ l* d'envergure. Turions nombreux et rapprochés à caudex d'abord rampants puis ascendants. Feuilles rubaniformes, canaliculées, dressées, légèrement courbées en arc, engainantes à la base, lancéolées et plus ou moins brusquement acuminées au sommet, pourvues sur les bords de dents faibles et espacées de 1, 2, 3 centimètres, coriaces, vei^t foncé et légèrement fUrfuresoentes par une desquamation de l'épiderme sur les deuT fkces; de longueur variable : les premières courtes (20-90-50 centimètres), les moyennes trèslongues (1"20 et davantage) et surpassant l'inflorescence, les dernières un peu moins développées.
Hampe dressée, s'élevant à 60-70 centimètres au-dessus du collet, cylindrique, avec un diamètre de l centimètre environ, vert-brun pâle et légèrement chargée delanuginosité blanche, portant à chaque nœud une bractée engainante, étt*oitement appliquée, lancéolée, scarieuse, blanchâtre; ces bractées deviennent plus pombi^usee, plus rapprochées et plos minimes près de l'inflorescence.
Inflorescence en épi simple, ovale on fusiforme, d'une lonf^étir de 9 centimètres sur 6 cenUmètres de diamètre à la partie la plus large, à fleurs nombreuses (une centaine), rapprochées, spiralées. La floraison, comme dans les capitules de Dipsacus, procède de la région médiane vers la base et vers le sommet de l'épi.
Fleurs sessiles, ascendantes, tubnleuses, longues de 25 millimètres sur 5 millimètres de diamètre, munies chacune d'une bractée.
Bractées florales lancéolées, manifestement acuminées, membraneusesscarieuses ; celles des fleurs inférieures atteignent le sommet du calice, tandis que celles des fleurs supérieures sont plus courtes que ce calice ; les premières sont parfois subdentées, rouges à la base, brunescentes au sommet, portant quelques lanuginosités; les autres rouges et presque lisses; toutes éti*oitement appliquées contre la base de la fleur.
Calice adhérent, tubuleux à la base, se divisant bientôt en 3 sépales, imbriqués à gauche, dressés, ungui formes, inéquilatéraux, c'est-à-dire plus développés à droite qu'à gauche, 2/3 plus courts que la corolle, lisses, glabres, de couleur oi'angée (4 millimètres de hauteur, sur 6-7 millimètres de lai*geur), brusquement terminés par un mucron mince, aigu, courbé à gauche, de 2 milimètres de longueur, coloré en brun-rouge. Ce calice, tubuleux pendant l'anthèse, se resseiTO fortement à la défloraison par la connivence des sépales au sommet.
Corolle polypétale, à pétales insérés sur le tube calydnal ou cupule épigyne, à préfloraison valvaire, dressés, obovales, an*ondis, à bords involutés de manière que le limbe se présente en berceau, à onglet étroit portant 2 petites écailles pectine js et des sillons médians et latéraux où s^nvaginent les filets staminaux. Les pétales ont environ le double de la longueur des divisions calycinales, c'est-à-dire qu'ils mesurant environ 16 millimètres; leur largeur est de 2 millimètres à la base et 7 à 8 millim. au sommet ; leur couleur est le Jaune citron et ils noircissent à la défloraison.
Etamines : 3 altematipétalées et libres; 8 épi talées, dressées; toutes plus courtes que les pétales, à filament subulé, invagin é dans les sillons des pétales, incolore ; anthères dorsifixes, sub-apifixes, incombantes.
Style s'élevant d'une profonde dépression épigyne : stigmate à 3 branches tordues ensemble et poi*té à la hauteur des anthèi*es.
OTaira infère, court, cylindrique, obscurément polygonal, lisse. Jaune orangé clair.
Ovules nombreux dans chaque loge sur des placentas disciformes et divisés, dirigés en tous sens et sans appendices.
La plante est de calture facile : elle prospère, dans une bonne serre tempérée chaude et peut même se cultiver dans les serrea de salon.
FiOUHES ANALYTiQuss. — 1. Fleur fermée. 2. Une fleur entière avec sa bractée. 3. Une bractée. 4. Une division du calice (agrandie). 5. Un pétale vu de Au» et vu de profll. 6. Le stigmate à l'état natm*el et avec les branches écartées. 7. Une fleur coupée longitudinalement (agr.). 8. L'ovaire coupée transversalement. 9. Un ovule. 10. diagramme de la fleur. U. Une fleur fanée.
NOTICE SUR LA SEDRJIABfillEBITB (l).
CALLISTEPHUS CHINENSIS Nebs.
FAMUXB DBg OOMPOSASS. — POLTOAIOB 8UPBRFLUB.
Aster cbenopodufolio» aunoiu, fl. ingenti specioso, Dill. Hort. JSUk, U 34 (1774). — Âiier chinentt'$ Lws, — (kUlittemma korcenu Cas8. — - CaUi$tepAu$ hartênsU Ca98. — JHpU^pgms ckinenMU Lsbs.
La Relne-Margoerite est originaire de la Chine et du Japon : oa la Toit souvent représentée sur les tapisseries et les étoffes de ces pajs. Se» graines, récoltées dans lea jardins de Pékin, furent envoyées pour la première fois en Europe en 1728 par le P. dlncarville, missionnaire jésuite auquel Linné a d^ailleurs dédié le genre Incarvillea. Ces graines parvinrent à Antoine de Jussieu, professeur de botanique et directeur du jardin du Roi à Paris t)ù elles furent semées. Elles donnèrent des plantes d^assez grande taille, à fleurs simples c'est-à-dire à capitules radiés, avec le disque jaune et les rayons blancs ressemblant beaucoup à celles de la Marguerite des prés.
La plante est annuelle. Dès Tannée suivante ses nouveaux bêbûb donnèrent des fleurs à rayons rouges, et vers Tannée 1734 on vit s'épanouir des fleurs lilas, couleur naturelle à Tespèce. Ces belles et grandes Marguerites de nuances variées furent tout naturellement désignées parmi les amateurs de jardin sous le nom de Marguerite- Reine et sous le nom qui a prévalu de Reine-Marguerite. Cest en vain qu'on a cru voir dans ce nom populaire une dédicace à Mai^erite de Navarre.
Philippe Miller reçut de France, dès 1731, des semences de Reine- Marguerite, ^ui lui donnèrent aussi des fleurs simples à couleurs vives et variées.
Ce type originel se trouve représenté dans Touvrage de Dillen sur le jardin d'Eltbam, publié en 1774.
Linné décrivit la plante sous le nom à^ Aster ehinensis ou Aster de la Chine. Çassini crut devoir Tériger en un genre nouveau qu'il nonma CalUstephus (Ko^ beauté, et vrmfoç couronne) et qui se diatingue par
(1) Voy. la Belgique kortkoU 1852, p. 375. — 1854, p. 200. -- 1864, p. 78.
ses larges capitules, ses akènes (semences) hérissées à double aigrette, l'extérieure composée de petites écailles soudées entre elles par leur base. Le nom de Callittephu» citinentis est aujourd'hui généralement adopté en botanique.
LespremièresRetDeB-MargueriteH doubles se montrèrent en 1750 en France, et en 1752 en Angleterre. On sait en quoi consiste cette prétendue duplication chez les fleurs composées : c'est une transformation des corolles tnbuleuses ou fleurons en corolles ligulées ou demifleurons. C'est plutôt une permutation et ces fleurs doubles des Compo-
sées, spécialement des Radiées, comme les Dahlias, les Bellis et d autres, devraient être nommés des fleurs permutées. Le tjpe simple ou naturel de la Reine-Marguerite est radié : au centre sont des ûeur rons et à la périphérie du capitule un rang de demi-fleurons : les premiers ont les étamines et les pistils bien développés, les seconds ont un pistil seulement. Les uns et les autres peuvent fructifler. I^r rinfluence de la culture et de racclimatation horticole, les fleurons tendent k se modifier en demi-fleurons dont la corolle s^étend et s'allonge : les capitules doubles deviennent ainsi semi-flosculeux on liguliflores, ce sont les plus recherchés et les plus répandus. Cependant un développement en sens inverse s*est aussi manifesté : les fleurons se sont allongés et même les fleurs de la périphérie se sont montrées sous cette apparence. Dans ce cas, les capitules, de radiés qu'ils étaient sont devenus flosculeux ou tubiflores.
En même temps, les fleurs ont modiflé de la manière la plus agréable leur couleur, leur nuance et leur ton. Leurteinte natureUe ou primitive est le lilas, c'est-à-dire, un mélange de bleu et de rouge. Si Ton j ajoute le blanc, qui est Tabsence du pigment, on a la clef de toutes les gammes suivant lesquelles les Reines-Marguerites ont varié leur coloration. Ce sont donc les gammes du bleu, du violet et du rouge qui jouent depuis les tons les plus clairs jusqu'aux plus sombres, qui se rapprochent par toutes sortes de nuances intermédiaires et qui se combinent par des panachures variées.
La structure des fleurs et leur coloration ne sont point les seuls éléments qui se soient modifiés chez les Reine-Mai^erites cultivées. La taille des plantes varie depuis les naines jusqu'aux géantes ; le port ou la ramification est irrégulièrement dégingandé ou régulièrement pyramidal ; la disposition des capitules est divariquée ou bien ramassée en bouquets. Encore n'arrête-t-on point son attention sur les variétés qui intéressent la couleur des tiges, la forme du feuillage, la précocité de la floraison, etc. Nous allions omettre la forme des capitules qui sont plus ou moins étalés ou bombés en globe.
On voit quel nombre prodigieux de variétés la Reine-Marguerite a pu manifester dans le climat artificiel des jardins. La plupart d'entre elles s'étant invétérées se sont élevées au rang de races. De là est résulté une classification horticole des Reines-Marguerites et une nomenclature horticole en usage chez les amateurs.
87 — Nous eQ résamons ici les éléments essentiels : I. Taille. — On distingue les géantes, les grandes, les demi-naines, les naines, tes très-naines.
II. Port. — La ramification est plue ou moins étalée ou pjramidale suivant que les rameaux sont plus ou moins écartés. Dans les Reines- Marguerites de la Chine te port est très-irrégulier.
111. Forme. — La forme et la disposition des capitules a donné lieu à des races h fleurs à bonqnets, en globe, bombées, impériales, pompon, etc.
rV. Duplication {permulation). — Od diatin^e d'abord deas groupe! de nées trèsHlifféreoteB : les doubles et les floscoleases.
A. Les doubles sont reliées aux stmplea par les semi-donblea et toutes'soPtes d'intermédiaires : elles varient par le Dorabpe, la forme.
la disposition, les dimensions, les proportions de leurs pétales ou ligules.
1. A Jtmrt d« Rtnoneule : Capitules petits enveloppés dans un inTolucre vert relativement trop développé.
2 Per/edtoM; Capitules très-pleins.àligulesirrégulièrenientétalées. 3. /m^n^K^.- Capitules pleins, arrondis, à ligules dressées, réfléchies (étalées), très-régulièrement imbriquées.
1. A Jleuri de Chrgtanthimt : Capitules pleins à ligules grandes, larges, drossées ou réfléchies, rappelant les fleurs de la chrysauthèrac de l'Inde.
5. A Jteurt de pivoine ; Capitules très-pleins, â ligules amples, dressées et plus ou moins infléchies, c'est-à-dire courbées en dedans.
6. A^eunde Rote .Capitules très-pleins ; à ligules centrales courtes ; les autres dressées, amples, plus on moins infléchies.
B. Les fiotcntetutê ont tout ou la plus grande partie de leurs fleurs sous la forme générale des fleurons plus ou moins modifiés dans leur étendue, leur forme et leur coloration. On distigue notamment deux races :
1° R.-M. tvyaiMet. (R. M. Anémones, à peluche, russes, turques). Les fleurs de la circonférence ont, sur 1-3-4 rangs, la corolle élargie et étalée : celles du centre sont tnbuleuses et tuyautées.
2° R.-M. à aiff»Ulet. {R.-M. Hérisson, à Dards). Les corolles sont r&fonnautes en forme d'aiguille, soudées par les bords et pointues.
V. ColoratÙM : Nous ne saurions donner la nomenclature des innombrables coloris de la Reine- Marguerite. La plupart des couleurs sont bien fixées et l'on peut s'en servir pour composer des parterres
coloriés. Nons nous bornerons à mentionner ici les R.-M. couronnées : les capitolea sont formés d'une couronne de ligulea à couleurs vives, entourant un centre de fleurons d'un blanc pur : on distingue notamment la Couronnée rose, rouge, violette et lilas.
Ces divers éléments de variation que nons venons d'énumérer se combinent ensemble.
Il y a des naines de tontes couleurs ; des pyramidales de toute structure et ainsi de suite.
Etthétique de la Reint-MargKtritt. Dans cet innombrable fouillis de variations, il convient de choisir les plus belles, et, dans cette appréciation, il &at prendre pour guide les principes sévères du bon goût. Les fleura simples sont absolument rejetées lit- *•>. — B. H. cannDiiiï. ainsi que toute coloration jaune dans le centre : les fleurs creuses sont bannies : le cœur doit être parfaitement plein, Le coloris, quelle que soit sa nuance, doit être parfaitement net. Ëd dehors de quelques races de fantaisie, ce sont les capitules à pétales amples et infléchis qui sont les plus perfectionnés.
Culture (d'après le Manuel de CÂmaievr, par MM. Decaisne et Nandin, II, p. 285). — ■ La Reine-Marguerite est une plante rustique qui s'accommode de tous les terrains et de toutes les expositions, mais qui ne réussit pas égalemeut bien partout, et dont les belles variétés dégénèrent promptement lorsqu'elles sont négligées. Pour l'obtenir dans toute sa perfection, il faut lui donner un terre substantielle, plutôt légère qu'argileuse, meuble et additiounée d'engrais décomposé. Le plein soleil est l'exposition qu'elle préfère dans le Nord de la France; dans le Midi, elle se trouve mieux d'une situation ombragée pendant les heures les plus chaudes du jour, parce qu'une lumière trop ardente a pour eflet d'abréger la durée de ses fleurs. Sous le climat de Paris, les Reines-Mai^ueriies à grandes fleurs ont en général plus k craindre le vent et la pluie que les ardeurs desséchantes du soleil.
Les semis de Reines -Marguerites se font en mars, avril ou mai.
snivant les lieux et les climats. A ï^aris, c^est ordinairement du 15 mars an 15 avril, mais on sème aussi beaucoup plus tard, par exemple jusque dans les premiers jours de juin, si on tient à une floraison automnale. Quand le semis est précoce, et qu*il j a encore des froids à craindre, on choisit de préférence poux' le faire, une platebande abritée du côté du Nord, et bien exposée au Midi, La terre en doit être substantielle, fine, très-meuble, nivelée et un peu tassée avec le dos d*une pelle. Les graines sont semées à la volée, mais trèsclair, et au besoin, on écarte avec le doigt celles qui seraient trop rapprochées; on donne alors un léger bassinage et on répand sur la planche quelques millimètres de terreau, après quoi on la recouvre dé châssis vitrés ou de cloches, sur lesquelles même on étend des paillassons pendant les nuits froides. Lorsque les plantes ont leVé, de qui arrive huit ou dix jours après, on leur donne graduellement de Tair, en soulevant les cloches ou les panneaux des châssis, qu'on finit même par enlever tout à fait lorsque la température générale s'est attiédie.
On repique le jeune plant quinze ou vingt jours après sa levée, c'est-à-dire, lorsqu'il a deux ou trois feuilles. La planche qui doit le recevoir doit être préparée comme il a été dit ci-dessus pour le semis, n est très-important que ce repiquage ne soit pas difiéré, parce que le plant laissé trop longtemps sur la planche du semis, où il se trouve bientôt à l'étroit, s'étiole ou durcit, et donne alors rarement de belles fleurs. On Tenlève avec le doigt, en conservant une petite motte autour des racines et on les replante en lignes à 0'",20 de distance, en tous sens. On arrose chaque pied à part, sans mouiller les feuilles, pour faciliter la reprise, et, s'il j a lieu, on donne encore quelques arrosages les jours suivants, en ayant soin de les faire plutôt àii milieu du jour que le soir, si les nuits sont encore fraîches. On sarcle et on bine, suivant le besoin, jusqu'au moment de la mise en place, qai doit avoir lieu dans les premiers jours de juin, c'est-à-dire avant que ne se montrent les premiers bourgeons de fleurs.
Pour faire cette seconde transplantation qui réussit toujours mieux par un temps couvert ou pluvieux que par une journée de grand soleil^ on enlève les plants de la pépinière, un à un, et avec leur motte, et on les met à la place qu'ils doivent définitivement occuper dans le jardin, à des distances de 0°',40 à 0'',45 l'un de l'autre, s'il s'agit de fortes races, à des distances moindres s'il sont des races naines ou
demi-naines. Le terrain de la planche, doit avoir été ameubli d'avanoe, et enrichi d^engrais bien consommé. Après la plantation, on arrosa dans la proportion convenable, et on répète ces arrosages aussi souvent qa*on le juge nécessaire pour assurer une prompte reprise. On bine, on sarcle les plantes, et on couvre la planche d*un léger paillis, ce qui a le double avantage de conserver la fraîcheur du sol si Tété est sec et chaud, et de garantir les plantes des éclaboussures, s^il est au contraire entrecoupé de fortes pluies.
Quelque robustes que deviennent les plantes ainsi traitées, si elles appartiennent aux grandes races pyramidales elles n*auront pas assez de force pour résister aux vents et aux pluies d'orage, fréquentes surtout & répoque de leur floraison ; il faudra par conséquent les soatenir chacune au mojen du tuteur. Les races naines, principalement celles de la section des anciennes, ne sont pas sujettes à cet inconvénient, aussi peuvent-elles se passer de soutien, c'est là surtout ce qui les recommande pour les jardins un peu négligés. On devra s'abstenir en arrosant, de verser de Teau sur les fleurs, non seulement parce que son choc pourrait les incliner d'une manière disgracieuse, mais aussi parce que en remplissant leurs larges capitules, qui les retiennent comme des éponges, elle les expose à pourrir. Plus la saison sera calme et sèche, plus la floraison des Reines-Marguerites sera brillante. A Paris, dans les jardins bien conduits, cette floraison dure d'un mois à six semaines, c'est-à-dire des premiers jours du mois d'août au 15 septembre ou un peu plus.
Par la grande variété du coloris de leurs fleurs, les Reines-Marguerites se prêtent admirablement à ces combinaisons de couleur dont TeiTet est si grand lorsque les lois des contrastes sont observées. Il y a donc toujours avantage à les planter en massif, ou en ligne d'une même nuance, mais pour que le résultat soit tout-à-fait satisfaisant, il faut encore que les plantes aient toutes à peu près la même hauteur.
Beaucoup de jardiniers sont dans l'usage de ne mettre en place leurs Reines-Marguerites que lorsqu'elles commencent à ouvrir leurs premières fleurs et à faire juger par là de leur coloris, mais ce procédé est vicieux, parce que les plantes ayant durci sur la pépinière, n'ont jamais une aussi belle floraison que si elles avaient été transplantées plus jeunes. On évite cet accident en récoltant les graines par variétés séparées et de même coloris et en les semant et les repiquant sous le
même ordre. De cette manière on procède à peu près à coup sûr ; les nuances varient peu d'une génération à Tautre, et il 7 a encore plus de fixité dans la taille et le port des plantes que dans le coloris. La récolte des graines est donc ici une affaire importante et à laquelle on ne saurait donner trop de soins. Le principal est Tépuràtion constante des variétés dont on élimine tous les ans les individus qui s'en écartent sensiblement, en ne prenant pour porte-graines que ceux qui sont conformes à leurs types.
Nous avons déjà dit que les variétés de Reines-Marguerites les plus
perfectionnées c'est-à-dire celles dont les fleurs toutes à ligules, sont
devenues les plus grandes et les plus belles, ne donnent que très-peu
de bonnes graines. Ces bonnes graines se trouvent vers le centre des
capitules et jamais ou presque jamais à la circonférence. Les premières
fleurs épanouies sont celles qui en fournissent le plus, la plupart de
celles qui s'ouvrent tardivement n'en forment pas, soit parce que
la plante est épuisée, soit plutôt parce que la chaleur atmosphérique
ne suffit plus à la maturation des ovaires. On devra donc, au moins
dans le cas de Reines-Marguerites pyramidales, chercher les graines
an centre des capitules les plus anciennement défleuris, et non point
comme le recommandent certains jardiniers, vers la circonférence, ni
surtout dans les capitules qui auraient fleuri à l'arrière-saison. La
récolte des capitules mûrs se fait par un temps sec ; on réunit ensemble
ceux de même variété et on les rentre dans un appartement aéré» où
la maturation des graines puisse s'achever.
Le mode de culture que nous venons de décrire est celui qu'on suit habitaellement dans les jardins de Paris et des environs, mais chaque localité j apporte ses modiflcations.
Les semis par exemple, ne se font pas toujours en pleine terre ; on 7 emploie quelquefois des pots ou des terrines, qu'on laisse à l'air libre et qu'on couvre de cloches ou de châssis suivant qu'on le juge à propos. Rien n'empêche d'ailleurs d'avancer d'un mois ou plus l'époque du semis, si on peut abriter les terrines dans des serres où la température s'élève à 15 ou 20 degrés centigrades ; on obtiendra par là ^ne notable précocité de floraison, mais les plantes seront moins rigoureuses que si on les avait semées à l'époque normale, et qu'elles rossent senti les rayons directs du soleil dans le premier âge ; elle CouYiendront cependant très-bien pour la culture en pots et la décora-
tion det appartements. Quelque méthode qa*on ait sairie, il ne faat pas perdre de vae qae si le semis a été fait en terrines ou en pots, le jeune plant doit être repiqué plutôt encore que dans le cas des semis en pleine terre i dès qu'il a une ou deux feuilles on le transplante» si on ne veut pa^ quil s'étiole et donne des sujets peu florifères.
La culture des Reines-Marguerites en pots n'offre aucune difficulté. On j emploie des pots de 18 à 20 centimètres d^ouverture, suivant la taille des variétés; les naines et les demi-naines, qui sont d'ailleurs à préférer ici, se mettent dans les pots les plus petits. Ces pots, convenablement drainés, sont remplis d'une terre légère et plus substantielle que celle des plates-bandes des jardins; on ajoute encore à sa fertilité par quelques arrosages à l'engrais liquide, t
NOTICE SUR LE PBIKULA SIEBOLDI Eo. Mn. yar. LILAGIHA
ou PRIMEVÈRE DE SIEBOLD.
Syn. : PRIMULA CORTUSOIDESUn^, VAR. GRANDIFLORA Auct.
Planche VI.
Frimiila Sieboldi: foliis petiolatis, cordatis, ovatis, duplicato dentatia, ru^osis, reticulatis, hirtis, Rubtus ad costam piloais ; petiolis sulcatis villosia; scapis elongatis villosis, semipedalibus, folia superantibus ; iavolucri foliolis lanceolatis, patentibus, aliquando denticulatis, (çlabris ; umbella multidora (2-3-10-15), floribus divaricatis longue pedicellatis; pedicellis lucidis, clavatiSy glabriusculis; calycis laciniis lanceolatis, patulis; coroUae hypocrateriformis limbo amplo, segmentis obcordatis, partitionibus obtusis, integris s. crenulatis, purpureo, fauce constricto albo; staminibus brenssimia, medio tubi insertis; germine globoso; stylo elongato fillformi. Perennis, per hyemem in hibemaculo hypogeio quiescens : variât florum color ad lilacinam et albam.
Bx Japanl calturis a. 1862 primum in Europaeos hortos illata et tune PriftÊUlae eoriusoîdi Linn. adscripta, a qua discernendam eam putamus.
ff. UBoenA : CoroUae partitionibus integris, limbo intense purpureo-roseo, fauce albo. — Prim. oortiiBoXdes Linn. var, amoena Limdl. in Gard. Chron., 1862, p. 1218; Bot, Mac., 1865, tab. 5528. — Flor. and Pomol., 1867, p. 172; 1870, p. l'93 c. icon. — H. Wittb, Flora, 1868, p. 153, tab. 39.
fi. ttriftta : Floribus minoribus, lUacinis, purpureo striatis. — Prim* eort.
var, Btriata Lindl. in Gard. Chron., 1862, p. 1218; Mooks in FI. and
PomoL, 1867, p. 172; 1870, p. 193 c. icon. — Pt. oort. grandiflora Lbm.
///. kort., 1869, tab. 599. — C. Koch, Woch., 1870, p. 359. — / Qiardini,
1870, p. 238, tab. IX.
y. grandiJlora : floribus majoribus, intus albescentibus extus purpurels.
MooEE, FI. and Pom., 1870, p. 193, c. icon. i. Hlufill'»^ : Paiaitionibus ci*enulatis, liiacinis, albo marginatis. — Hinc tab.
nostra VI.
ft. alba : Minora, flore albo, partitionibus lanceolatis. ç. albida.
Syn. : Primnla eortnaoldes Lindley (/. c.) et auctorum, nec Linnaei. Cfr. Frimulae oortasoïdes rationem Linn., Codeap cur. Richter, n* 1155; Amoen. acad., III, p. 39. — Gmelin, FI. sibir., IV, p. 85, tab. 45, flg. 1 (1769).
— CuBTis, Bot. Mag., XI (1797), tab. 399. — Willd., Bnum., I, p. 191 ; 8p. plant., I, p. 302. — Jacq., Mi$e. Auslr., I, p. 159. — Lam., Illuitr., p. 430. — Thunb., FI. Jap., p. 82. — J. G. C. Lbhmann, Mon.gen. Pritnul., p. 22, (1817).
— J. DuBY, in Prodr, sgst. nat. reg. veg.^t VIII (1844), p. 36. — J. Groenland,
««.. ioH., 18», p, an, ag. H. - B. BKO«LetF. .b H.M.«,-»-««- Mt. Semfnotiarum, 1869, p. 2. - Rmel. <ï«r/*^-. >8TO. P- £<»■ - «'■ EulMi N. J. Jacquin, P^ fw. »*rt. C. 5c*<w»*r. iMCv., III (ITSe),?- 5,
a. sae.
La Primevère que nous aignaloDS ici est d'origioe japonaise et elle t arrivée en Europe en 1862. Depuis cette époque, on a pu la von- >nB quelques expositions printanières et chez les fleuristes ou cette larraante plante est toujours fort admirée. Toat est séduisant en elle : fraîche verdure . son allure dégagée, ses fleurs grandes , bien vertes et parfumées, son coloris de nuance Ulaa douce et distinguée, effet est ravissant quand on réunit plusieurs pieds dans une même rbeille. Elle ressemble à la Primevère de la Chine que tout le monde aoaît et qui contribue beaucoup k l'embellissement des serres et dei partements. mais elle plaît davantage par son allure plus gracieuse, is dégagée et par ses couleurs plus tendres. Eît d'ailleurs, elle est uvelle !
M. H. Witte assure, dans son bel ouvrage publié sous le titre de ont, que le type de cette Primevère, avec les fleurs rose-pourpre fut Toduit en 1862 par l'établissement Von Siebold, à Leyde, et cédé r lui à la maison Veitch de Londres. A leur première floraison. les kntes de M. Veitch furent soumises à l'examen de Lindley et ce èbre botaniste les rattacha au type cortmotdes, en y distingusQ^ ix variétés Vatiujena et la ttriata. Cette détermination est admise pw plupart des botanistes et a'eat accréditée chez les hordcnlteurs, o^ ■te que jusqu'à ce jour, ces Primevères sont considérées coiatoe aa riétés du Primula cortutoldet .
Le Primula cortutoïtUt fut observé en Sibérie par Gmelin : c'est aae le petite plante, fort jolie d'ailleurs, mais toute mignonne et très icate. Linné la prenait pour une hj-bride du Primula ini^fif"''^ du Cortuta Mattkioli parce qu'il lui voyait, avec les feuilles àe ui-ci, les fleurs de celui-là. Elle a été flgurée en 1797 dans le '■anieal Magazine : la corolle, de couleur rose-pourpré, a les division ses cinq lobes aiguës et entières. C'est une plante rare et déb'cate s les cultures : on l'hiverné en serre froide ou sous châssis et elle rit en juin-juillet : elle perd ses feuilles à, la Su de rautomn* et Eoncenire alors, jusqu'au printemps suivant dans une sorte de iche souterraine. N. J. Jacquin, en 1798. en décrivant lesplaD***
rares du Jardin Impérial de Schoenbrun, près de Vienne, a signalé une variété intéressante dans laquelle la hampe florale se prolonge en produisant successivement plusieurs étages de fleurs. C'est précisément l'admirable disposition du Primula japonica, mais dans la plante de Jacquin les fleurs rose-violacé sont au demeurant assez insignifiantes. Lehmann, dans sa Monographie des Primevères publiée en 1817, mentionne une variété à fleurs blanches du Primula cartusoîdes et, d'après Thunberg, il signale la présence de cette espèce non-seulement en Sibérie mais aussi dans les bois montueux du Japon. J. Duby, en 1844, en traitant des Primulacées dans \e Prodrome, étend Taire de cette plante jusque dans TOural. M. J. Groenland, en a fait le sujet en 1859 d'un intéressant article, accompagné d'une gravure, dans la Xevice horticole : on J lit que ses fleurs s'épanouissent au printemps et une seconde fois en automne, que la plante est vivace et qu'elle prospère en terre légère dans un demi-ombrage. J. Lindlej, dans le Gardeners^ chronide, en 1862, relate la présence du P. eartusMes non-seulement en Dahurie et au Japon, mais aussi en Mantchourie, près des fleuves Amur et Schilka.
C'est donc à cette Primevère à port de Cortuse que les plantes introduites en 1862 du Japon par Von Siebold et cultivées par M. Veitch, ont été rattachées à titre de variété horticole.
Après un minutieux examen, nous ne saurions nous rallier à cette opinion et nous pensons que ces plantes constituent une espèce nouvelle à laquelle nous donnons le nom de Siebold leur introducteur :
Primula Siéboldi.
En eflet, les feuilles de la Primevère cortuse sont obtuses et bicrénelées c'est-à-dire à lobes arrondis et mousses, tandis que dans le P. Sieboldi elles sont bidentées, avec les dentelures aiguës.
Les folioles de l'involucre sont étroites et linéaires dans le P. cortusoîdeê; elles sont lancéolées et parfois même dentées dans le P. SieMdi.
Les divisions du calice sont étroites, courtes et apprimées dans le P. cortusoïdes : elles sont larges, lancéolées et divergentes, dans le P. Sieboldi.
Les divisions de la corolle, lancéolées et aiguës dans le P. coriu^ 9(Mes sont, en général, obtuses et crénelées dans le Sieboldi, au moins dans la variété lilacina que nous publions ici.
Nous noas sommes efforcé de mettre en relief, dans la diagnose placée en tête de ces lignes les caractères distinctifs des deux espèces. On les reconnaîtra aisément en la comparant à la description de Jacquin qui est la plus complète.
Cette distinction avait déjà frappé d autres observateurs. Ch. Lemaire les expliquait par rhjbridation, en supposant que le Primula iinemis y était pour quelque chose. On pourrait croire, en effet, que le Primula Sieboldi a dans les veines du sang de HnenHs : mais rien n autorise à admettre cette hybridation, puisque le Sieboldi se propage par la voie du semis dans toute son intégrité. M. Herincq, dans son Nouveau Jardinier, déclare formellement que les prétendues variétés japonaises du corlusoïdes constituent une autre espèce. Tous les horticulteurs que nous avons consultés sont du même avis et ils invoquent la différence de port, de culture et de végétation et Tépoque de floraison.
Le Primula Sieboldi est représenté dans nos cultures par plusieurs variétés fort distinctes.
La première a été nommée amoena par Lindlej parce que son coloris, et même Tapparence générale des fleurs, rappellent à Timagination celles de YAzaiea amoena. Cette variété a les fleurs amples et d'un beau rose-pourpre; on la voit représentée dans le Botameal Magazine en 1865, dans le Flora de M. Witte en 1868 et dans le Florist and Pomologiet en 1870. Cette plante a été exposée à Paris en 1867 par MM. Veitch et elle a produit beaucoup d'effet. On la trouve aujourd'hui chez beaucoup de fleuristes.
La seconde variété a été signalée par Lindlej sous le nom de slriata; elle a les fleurs plus petites, lilas, striées de pourpre et elle a été flgurée, mais sous une forme plus robuste dans le Florist de M. Moore et dans les CHardini de Milan.
La troisième, qui doit porter le nom de grandifiora a les fleurs blanches doublées de pourpre.
Celle que nous flgurons aujourd'hui porte le nom de lUacina; aes fleurs sont grandes, de lilas tendre, bordées d'un liseré blanc et festonnées sur les bords.
On en cultive aussi avec les fleurs blanches.
Culture, Nous avons vu cette plante prospérer sous châssis ou en serre froide. Elle est vivace et s'abrite sous le sol en hiver, mais elle
86 développe des le premier printemps et nous Tavons toujours Tue fleurir en mars et avril. On dit qu'elle aime une terre légère, sans doute la même que demande le Primula êinensis. Il en est autrement du Primula auricula qui se développe à merveille dans un sol limoneux. Sa culture semble d'ailleurs des plus faciles et chaque printemps elle se pare d'une abondante floraison.
BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPfflE.
L'Exposition intematioiiale de Qbslû des 30 Mars-6 Avril dernier a été splendide. Elle a été inaugurée par le Roi, la Reine et S. A. R. la princesse Louise, fille aînée de Leurs Majestés et elle a été visitée ensuite par un nombre considérable d'étrangers et de régnicoles. Le jury se composait de 116 membres appartenant aux diverses nations de TËurope et Ton j remarquait beaucoup de notabilités de la botanique et de Tborticulture. Il a été divisé en 18 sections, composée chacune d'un petit nombre de membres.' Le prince Troubetskoï, a été nommé président du jury et M. Éd. Morren, secrétaire-général.
L'exposition occupait un espace considérable. Dans Tancienne salle du Casino se trouvaient les Amaryllis, les Jacinthes, les Cyclamens, les feuillages colorés, les Marantas, les Bouquets, etc., etc. ; dans ses annexes, les livres, les peintures et les meubles ; dans la serre chaude, les nouveautés, les Orchidées, etc. Dans la grande salle vitrée, transformée en jardin pittoresque, les Palmiers, les Fougères en arbre, les Cjcadées, les Camellias, les Azaléas et une foule d'autres ; dans une vaste annexe, les Rhododendrons et beaucoup de plantes d'orangerie ou de serre froide; dans le jardin, des Conifères, des Arbres fruitiers ou de pépinière et un nombreux matériel d'horticulture ; enfin, dans quelques serres, exposées elles-mêmes à titre de spécimens, des nouveautés delà floriculture, des Cactées, etc.
Jamais, pensons-nous, une Exposition florale ne fut mieux fournie; on y voyait 312 Palmiers, 193 Fougères, 60 Cycadées, 130 Cordy- ^ine (Dracaena), 50 Lycopodiacées ; 413 Conifères, 284 Agaves; Ml Azaléas, 443 Rhododendrons, 438 Camellias, 73 Orchidées,
101 Broméliacées, 280 Amaryllis, 650 Jacinthes et 7402 antres plantes, soit un ensemble de plus de 10,000 végétaux rares et choisis.
Tous les grands amateurs de Gand et les nombreux établissements dlkortîcnlture ont rivalisé de zèle et de dévouement pour assurer la splendeur de cette Exposition.
Elle était remarquable surtout par les dimensions et la rareté des Palmiers, par le grand nombre de nouveaux Cordjline à feuillage coloré, par la luxuriante floraison des Azaléas, par de charmants Cjclamens, etc. etc.
ParadiffOS KerohOTOianua. — Le Bourgmestre de Gand, comte de Rerchove de Denterghem a fait construire, sous la direction de M. Tarchitecte Th. Bureau, un vaste palais de cristal pour abriter un jardin enchanteur. Ce jardin s*étend sur une étendue de douze ares et demi et la voûte qui le protège s*élève à une hauteur de 20 mètres. Le terrain est accidenté, les allées sont sinueuses ; les bosquets sont plantés de Palmiers et de Fougères ; des pelouses de Sélaginelles sont émaillées d'Orchidées et d'autres plantes fleuries : au fond suivit un puissant rocher ; il en jaillit en bouillonnant un torrent impétueux dont les eaux viennent bientôt reposer tranquillement dans un bassin ombreux et puis s'écoulent limpides par un ruisseau sinueux. L'impression qu'on éprouve fait naître en même temps un sentiment de respect et de douceur, l'effet est imposant et gracieux à la fois, la magnificence du tableau est aimable et douce.
Un puissant appareil de chauffage, habilement dissimulé, permet de réunir dans cet Eden beaucoup de végétaux exotiques qui se développent sous des climats plus favorisés que le nôtre et ils y peuvent prendre le même essor que dans leur patrie. La collection réunie par le comte de Kerchove est déjà considérable. Les plantes rares qu'elle renferme sont choisies parmi les chefs-d'œuvre de la création. En se promenant sous les allées ombreuses de cette vaste serre, l'impression qu'on éprouve ressemble un peu à celle qu'on ressent quand on parcourt une galerie de tableaux. Les plantes rares ne sont point seulement des objets de luxe, des sujets d'admiration, ce sont aussi des éléments scientifiques. La serre de M. de Kerchove est non-seulement un sujet d orgueil pour la ville de Gand, c'est en outre un temple ouvert à la science et aux beaux-arts.
La partie la plus remarquable de la collection est actuellement le contingent de Fougères en arbre. Ces végétaux, si admirables par leur feuillage à la fois le plus étendu et le plus léger qu'on connaisse, sont également intéressants à connaître pour Thistoire du globe et pour la botanique. Dans le Paradisus Kerchoveianus ils se développent à Taise dans toute leur amplitude.
Le Roi, la Reitfe et S. A. R. la Princesse Louise de Belgique, se sont rendus à la serre de M. de Kerchove le 30 mars, après leur visite àVExpoaition horticole et des milliers de visiteurs sont allés Tadmirer pendant les fêtes de Gand.
La Fédération des Sociétés d'horticnltore de Belgique a tenu
UDe assemblée générale à Bruxelles le 16 mars 1873, sous la présidence de M. F. de Cannart-d'Hamale, sénateur. Un grand nombre de délégués assistaient à la séance. Plusieurs travaux ont été présentés et seront insérés au Bulletin de la Fédération.
La Boeiété Royale de Flore à Bruxelles ouvrira le 20 juillet 1873, an quinconce du Parc, sa 98* exposition des produits de Tborticulture, à Toccasion des fêtes communales de la capitale. Le programme comprend des concours spéciaux et internationaux de Palmiers et de Pelargonium zonale. Une médaille d'or de la valeur de 500 francs est attribuée à la collection de 25 Palmiers les plus remarquables par leur choix, leur développement et leur culture. Trois autres médailles en or, huit médailles de vermeil seront également accordées pour les autres concours de la même section. Trois médailles d'or, dix médailles de vermeil seront décernées aux collections de Pelargonium zonale. Les personnes qui désirent recevoir le programme détaillé, doivent s'adresser à M. L. Lubbers, secrétaire de la Société, rue du Berger 26-28.
La déooration agricole de 1"* classe a été accordée par arrêté royal du 11 avril 1873 à MM.: L. Bavard, fabricant d'instruments d'horticulture à La Queue du Bois près de Liège ; Gust. Delchevalerie, attaché au service de S. A. le Khédive et actuellement délégué du gouvernement égyptien près de l'Exposition universelle de Vienne, et A-. Devenster, chef de culture, chez M"^' Legrelle-d'Hanis, à Berchem-
-Anvers.
Culture du Dorema Asa foetida Loftus (Ferula Asa foMda Buhsb
non LiNN.). — Cette Ombellifère du Rhorassan fournit an Aga JoeHâa comme le Scarodasma foêtidum de Bange et le Narthex A$a/oeiida de Falconer, Tun et Tautre de la Perse. Nous avons obtenu cette plante rare et intéressante de M. Max Leichtlin, de Carlsruhe, en même temps que des renseignements utiles à publier.
Les graines du Dorema Asa foetida proviennent d*un envoi que M. Loftus, consul britannique à Téhéran, a fait il y a deux ans au Jardin botanique d'Edimbourg. Provenant du Nord de la Perse où les hivers sont parfois très-rigoureux et les étés d*une chaleur torride, la plante se prête aisément à la culture en pleine terre pourvu qa'on la place dans un endroit où Ion puisse la garantir contre les plaies de Tautomne, car, elle repose en juillet et août et perd son feuillage pendant cette période. Elle résiste parfaitement bien au pied d'un mur au sud ou contre une maison là où elle est un peu abritée contre les pluies. Un pied, placé en pleine terre pour essayer sa résistance a parfaitement résisté, bien que ses pousses aient été plus d'une fois couvertes de givre au mois de novembre. Une plante qui a passé rhiver dernier sous la seule protection d'une caisse mesurait déjà an commencement du mois d'avril de cette année un mètre de large et les pétioles de ses belles feuilles avaient déjà cinq centimètres d'épaisseur.
Nous avons aussi reçu de M. Leichtlin un fragment d'une antre Ombellifère, VEuriangium Sambul qui tout au contraire du Sterfsus diaboU semble tout imprégnée de véritable musc. La plante est trèsbelle et très-ornementale et il parait qu* elle atteint les mêmes dimensions que le Dorema et le Narthex.
Ooncoim SOientifique. — La Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut vient de faire paraître le programme des concours ouverts par elle en 1873.
Les questions posées et se rattachant à l'agriculture sont les suivantes :
1. Rechercher les causes naturelles ou physiques de la dégénérescence des graines dans les végétaux cultivés.
2. De la sélection des graines et des résultats avantageux que Ton peut en attendre dans l'agriculture et la culture maraîchère.
Le prix pour chacan des sujets est une médaille d'or. Les mémoires devront être remis franco, avant le 31 décembre 1873, chez M. le Président de la Société, rue des Compagnons, 21, à Mons.
André Leroy, Dictdoiiiiaire de Pomologie, tome III, Pommes
(A-L) ; 1 vol. gr. in-8° de 444 pages, à Angers, chez Fauteur. — On sait que M. André Leroy, le grand pépiniériste d'Angers, a entrepris la publication d'un vaste dictionnaire de Pomologie. Les deux premiers volumes, publiés il j a quelques années et que nous avons signalés, concernent le Poirier. Dans le nouveau volume, qui vient de paraître, M. A. Leroy traite du Pommier.
Cest une œuvre considérable destinée à instruire et à éclairer tous ceux qui s'intéressent au jardin fruitier ; elle comprend l'histoire complète, accompagnée d'une gravure au trait, de 550 variétés de pommes auxquelles 1880 noms ont été appliqués. Le premier chapitre traite de l'histoire du Pommier et commence, on se l'imagine sans peine, par la légende du Pommier de l'Eden : B Malo nascUut omne malum ! Viennent ensuite les variétés cultivées chez les Grecs, chez les Romains, les variétés cultivées en Italie au XY* siècle; en France, depuis Charlemagne jusqu'à Louis XIII ; l'histoire du Pommier dans les temps modernes. Le deuxième chapitre a pour sujet la culture du Pommier. Dans le troisième l'auteur s'occupe des usages et des propriétés du fruit et du bois.
Cette introduction est remarquable par les renseignements littéraires, linguistiques et historiques dont elle est composée. Elle est relativement fort courte tant elle est remplie d'érudition et libre de toute phrase inutile. Elle est fort agréable à lire parce qu'elle est émaillée d'anecdotes et de traits piquants. On y trouve des documents inédits et des. observations ingénieuses.
L'ouvrage proprement dit comprend la description et l'histoire des variétés du Pommier; elles sont disposées par ordre alphabétique. Pour chaque variété, M. Leroy donne : les synonymes, la silhouette, la description de l'arbre, la description du fruit, l'historique et des observations.
Les questions qui concernent les noms et les origines des fruits sont traitées avec beaucoup de talent et de manière à attacher le lecteur : par exemple, aux mots CaîlevUle, qu'il faut orthographier
oomma non» Tenons de le faire et non CalvUle, comme on a coatame de le faire; les Coari-pendas et beaoooop d 'antres.
Toat le monde connaît la compétence de M. André Leroj en matière d*arboricalture et de pomologie. Son dictionnaire, dont la suite était attendue avec impatience, est une bonne fortune pour ceuxqm Teulent s'instruire : c*est une œuvre considérable et M. Licroj na rien épargné pour la rendre parfaite : elle est écrite, toat entière aa point de vue de Thomme du monde et du praticien.
M. Onrald de KerehoTe de Denterghem et les professeurs à rÉcole
d*horticuiture de Grand ont déjà publié sur les FêUtfiorales de Gand, un compte rendu circonstancié sous la forme d*une forte brochure in-S'.
H08 poireSi par M. L. Van Houtte. — Cette nouvelle publication du savant horticulteur a pour but de mettre les amateurs à même de faire leur choix dans la longue nomenclature (1200 variétés) de poires qui ont été obtenues jusqu aujourd'hui. Au texte, sont jointes 5 grandes planches coloriées, comprenant 50 variétés et 6 planches noires donnant la silhouette de 36 autres variétés, en tout, S6 poires diverses, les meilleures que M. Van Hoatte cultive dans ses pépinières. Prix : 6 francs, à Gand, chez Téditeur.
A. W. Eichler, Ueberden Bluthenbau von Canna, Halle, 1873, in4\ — Organogénèse et morphologie de la fleur de Canna.
D^ B. Bohlesinger, Mikr, Untereuch, der Gespinnst-Fasem %nd Shoddp'Wolle, Zurich, 1873, gr. in-8\ — Examen microscopique de flbres textiles.
BIM, 0. J. Blaokith et 0'% Cox> Quaj, Lower Thames street. Londres, viennent de lancer une circulaire dans laquelle ils annoncent que leur maison d'expédition est le moyen le plus économique pour le transport des plantes, graines et autres marchandises entre l'Angleterre, les Indes. l'Australie, etc.