L*ESPRIT CAPITALISTE DANS LES COOPÉRATIVES
verriers cette déclaration discordante : « Nous ne pouvons faire autrement que de convenir de la légitimité du droit au bénéfice. Le capital versé pour la création d'une société doit logiquement recevoir une rémunération ^. w Généralement donc, le socialiste voit d'un côté le peuple des mines, des usines et des filatures « vivant des heures effroyables de privations et de famine », de pauvres diables d'ouvriers « anémiés et maigris », et de Tautre des « goinfres dont la bedaine est gonflée et les poches remplies » et dont « l'obésité est faite de la maigreur et de l'anémie des classes opprimées ».
Ainsi, les socialistes veulent bien du capital, mais pas des capitalistes. Le thésaurisme doit être impitoyablement banni. L'épargne aussi, sans doute, puisque l'épargne est une forme de thésaurisation, et qu'on n'amasse de l'argent que pour le faire travailler, c'est-à-dire le placer et en toucher la rente.
Tenons-nous-en à cette affirmation : plus de ces gens vivant du travail des autres sans participer en rien à ce travail, plus de ces « fainéants à qui les capitaux servent de bras », plus de ces « dividendes engendrés par la sueur du peuple pour engraisser une classe privilégiée ».
• Il faut reconnaître que, lorsqu'ils parlent ainsi, les socialistes sont bien d'accord avec leurs doctrines primitives. Mais le sont-ils encore quand ils font paraître dans leurs organes des annonces du genre de celle-ci :