‹ La Belgique sous le règne de Léopold IerChapitre 132 sur 178 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

290 12 AOUT 1847—31 octobre 1852.

dans les capitales de ritalie, son attitude à rintéricur, aussi bien que ses rapports avec les gouvernements étrangers , réclamait à la fois de la prudence , de la modération et de la fermeté.

Dans ses rapports avec les puissances étrangères, le cabinet choisit la seule voie qui fût compatible avec les intérêts, Tbonneur et la sûreté de la patrie. Pays essentiellement neutre, la Belgique n'avait pas à s'immiscer dans les luttes engagées entre les souverains et une partie de leurs peuples; elle n'avait pas davantage à s'occuper des formes gouvernementales dont les nations étrangères jugeaient à propos de se gratifier; mais, d'un autre côté, tout en acceptant loyalement les faits accomplis, elle ne devait pas compromettre son influence et son avenir par des reconnaissances précipitées et intempestives. La diplomatie nationale reçut l'ordre de se conduire d'après ces principes, les seuls qui fussent appropriés aux circonstances, les seuls qui se trouvassent en harmonie avec la position que les traités de 1831 et de 1839 avaient assignée à la Belgique dans la grande famille des peuples. On s'empressa de reconnaître le gouvernement provisoire de France, et M. de Lamartine adressa au prince de Ligne une lettre ofiScielle renfermant l'assurance « du respect profond, * inaltérable du gouvernement français pour l'indépenodance et la nationalité belges et pour la neutralité que »les traités ont garantie à la Belgique, n Quelques mois plus lard, lorsque l'archiduc Jean fut placé comme Vicaire à la tète de l'empire de Francfort, notre gouvernement ne fit aucune difljculté de le reconnaître en cette qualité et de recevoir son ambassadeur à la cour

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