CHAPITRE XXXII
nous l'avons dit, le projel de 1834 pouvait servir de programme, de guide, de cadre; mais il n'offrait aucun des caractères que doivent réunir les lois d'une application usuelle*
Toutes les lacunes étaient comblées, toutes les difficultés pratiques étaient heureusement résolues dans le nouveau projet élaboré par M. Nolhomb (1). L'esprit du système qu'il offrait à la sanction de la législature, et que celle-ci admit à peu près sans modification, se révèle parfaitement dans les lignes suivantes, empruntées au rapport de la section centrale de la Chambre des représentants : « Nous n'avions pas à rechercher, » disait M. Dechamps, « quel principe doit servir de fon- »dement à notre loi; ce principe, c'est la liberté cons- »lilutionnelle de l'enseignement, liberté que non-seule- »ment nous devons ne pas violer, mais dont nous «devons avec sincérité favoriser le développement.... »I1 ne s'agit pas de créer une instruction primaire en » Belgique relie existe aussi florissante que dans des pays «qui ont acquis, sous ce rapport, une haute réputation. »11 ne faut que corriger quelques abus, diriger le mouve- »ment commencé, régulariser quelques positions prises, » encourager les efforts déjà faits. L'Etat ne doit pas, en i> fondant lui-même partout des écoles, établir une con- »currence organisée avec les écoles existantes; il ne doit » pas détruire, mais féconder; son action ne doit pasdo- » miner, elle n'est que supplétive et protectrice. » Après
(i) Les amendements au projet de i83i, présentés par M. NoUiomb et qui forment tout un système nouveau, se trouvent au Moniteur du 1«^ juillet 1842.