‹ La Belgique sous le règne de Léopold IerChapitre 52 sur 178 · TOME lY · texte numérisé non relu

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avoir analysé la législation de TAnglelerre, de l'Allemagne, de la France et des Etals-Unis, pour prouver que dans tous ces pays le but du législateur avait été de rendre l'instruction primaire profondément religieuse ; après avoir invoqué, à Tappui de la même thèse, l'opinion de M. Guizot, de M. Villemain, de M. Cousin et de Robert Peel, M. Dechamps ajouta : « La question est »de savoir si la législation de l'instruction primaire, en D Belgique, doit former une exception parmi celles des » peuples civilisés; si l'éducation, c'est-à-dire l'inslruc- »lion religieuse et morale, doit être exclue de nos écoles, »pour n'y laisser qu'une instruction mécanique et déri- Dsoire; si nos institutions et nos mœurs nous font une )»obligation, en Belgique, d'adopter pour base de notre » système d'instruction les principes qui sont regardés »dans tous les pays et par tous les hommes d'Etat que » cette matière a préoccupés, comme subversifs de loulc ïidée sociale, et comme devant ruiner à la longue toute Immoralité dans le peuple. Si cela était, ce serait l'accux>sation la plus grave que l'on pût formuler contre nos » institutions, contre nos mœurs, contre l'état de notre ^civilisation; ce serait déclarer que la Belgique repose x>sur une Constitution tellement mauvaise, que les mau- Dvaises lois lui sont seules applicables. » Heureusement telles n'étaient pas les exigences des libres institutions inaugurées en 1830. L'honorable rapporteur n'eut pas de peine à en fournir des preuves irrécusables : a L'école » publique fondée aux frais des contribuables, pour être • constitutionnelle, doit ne pas être hostile au vœu des » populations mêmes. Nous connaissons des localités x> protestantes et juives, mais nous ne connaissons pas

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