Le marquis, Louise, le comte
\\i LA BELLE AU^OIS DORMANT.
puis l’accepter... veuillez reprendre cette somme. ( ii veut lui remettre le» bUleU.)
LOUISE
Pardon, monsieur... je vous écoule... mais sans vous comprendre... que voulez-vous dire?
LE COMTE
C’est vous, mademoiselle, qui avez bien voulu m’offrir les moyens d’aclicler un remplaçant à mon fils ; encore une fois je vous remercie, mais je n’accepte pas. Reprenez ces billets.
LOUISE
Encore une fois, vous vous abusez, monsieur, ce n’est pas moi...
L lü COM T K la regarde un moment; la voyant un pou embarraaséo.
En ce cas, mademoiselle, comme je ne veux pas être redevable ' d’une telle obligation à un inconnu , je vais de ce pas déposer cotte somme entre les mains du curé de celte commune , en le priant de la distribuer a ses pauvres... (ll regarde encore Louise qui reste impassible.) Mademoiselle, j’ai l’honneur de vous saluer! (ii va pour
sortir.)
LOUI8K, allant h lui par un mouvement soudain, lut prend les mains et
le ramène.
Monsieur le comte, voulez-vous que je me mette à vos genoux?
LE COMTE, troublé.
Mademoiselle!
LOUISE
Depuis l’instant où vous m’avez justement reproché d’avoir oublié ce que je devais à votre âge et à votre infortune... je n’ai pas eu un jour de bonheur, il semble que vous m’ayez maudite... Eb bien, maintenant, pardonnez-moi!
LE COMTE
Mademoiselle!
LOUISE
Ah ! votre cœur saigne, je le sais, ù, la pensée de perdre votre enfant... Donnez-moi la joie de vous voir hcureu.x près de lui, et