B LANGUE
Il n’y a de remords que pour les coupables, et je ne le suis pas. Vos prières, vos larmes, pouvaient me troubler, vos violences me rendent à moi-même... Adieu!
LOUISE
Eh bien... c’est vrai! pardon!... vous n’êtes pas coupable!... je suis injuste... c’est vrai!... pardon! Tenez! me voilà à vos pieds, mademoiselle... je les embrasse et je vous supplie... moi qui avais aussi ma fierté, je vous jure... Eh bien, je n’en ai plus! je vous demande grâce!... Sauvez mon frèrel... je vous en prie... à deux genoux ! je vous ai maudite, je vous bénirai ! je vous ai haïe, je vous adorerai !
RL ANC H R , profondénic^nt troublée et ne débnttant.
Mademoiselle!... (EUe se jeur' h son wre.) Mon frère... emmenez-la!
(Le marquis demeure immobile.)
LOUIS K., la pmirsuiTant.
De grâce ! de grâce !
BLANCHE, (‘peMue, héritant, ne ristournant ver^ tn chapelle dont l'orguê
retentit.
Je no puis... Dieu m'appelle!
LOUISE, arec une e^u.sion pna^iono«'‘e.
Dieu vous appelle... oui! avec ceux (|ui soulTrent, avec ceux qui pleurent, avec ceux qui désespèrent! Ah! croyez-moi, c’est là que votre Dieu vous appelle, s’il est bon, s’il est juste... si vous voulez que Je l’aime!... oui! je l’aimerai... vous m’apprendrez à l’aimer... Tout ce qui nous manque, vous nous l’apporterez, avec vos douces vertus... avec votre chère présence!... Oui, je croirai ce que vous croyez... j’aimerai ce que vous aimez... je serai votre sœur de toute mon âme!...
R LA NC UE, difaillante,
.Mon Dieu!
LOUISE
Ah! voyez donc, mailemoiselle, tout le bien que vous pouvez faire, tout le bonheur que vous pouvez donner... d’un mot... d’un seul mot... en ouvrant votre cœur un seul instant,.. Ne le voudrezvous pas!... un anije le voudrait...
BLANCHE
Mon Dieu !
LOUISE
Ah! vous pleurez!... elle pleure! il est sauvé! oht n’est-ce pas, il est sauvé!
BLANCHE, se jetant è elle.
Ma sœur ! ’ •
LOUISE, In recevant dans ses bras cl U couvrant de boLsers.
Ah!
ACTIi CINQUIÈME.