‹ La belle au bois dormant drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 31 sur 146 · ACTE PREMIEK · texte numérisé non relu

ACTE PREMIEK

LE MVHQLMS.

Fninchement, , maclemoisellp, cela me ferait de la peine. Je no suis pas ambitieux, j’ai coutume de m’appeler simplement Olivier, quinzième marquis de Guy-Chûtcl, et je m’en contente.

LOUISE

Vous ôtes marguillicr, je crois, cependant, en outre?

LiC MARQC1.Î1, plus linjtain.

Oui, mademoiselle, et je m’en fais gloire... et j’ajoute que si j’étais disposé pour mon compte à fouler aux pieds les idées et les sentiments héréditaires de ma maison, ma sœur, que j’aime et que je re.'pecte parfaitement, ma sœur me renierait.

LOUISE

Je souhaite que mademoiselle votre .«œur n’ait pas à se repentir amèrement de la rigueur de scs princiiies.

LE M.XROUIS, se lorniU.

Ce serait, mademoiselle, un malheur pour celui qui l’en ferait repentir. .

L O U I S K , se levant.

C’est une menace ?

LE M.XRQUIS.

A une femme, mademoiselle, vous ne le croyez pas?

LOUISE, nvcc une ardente énergie.

Ahl je vous comprends bien, monsieur!... .Mais prenez bien garde 1... s’il vous arrivait jamais de transformer en querelle personnelle une lutte qui de notre part est légitime et loyale... tous ceux qui vivent du courage, du travail, du génie do mon frère... ces milliers d’ouvriers dont il est l’ami, la providence, l’honneur, iraient vous demander compte d’une telle indignité... et s’il le fallait, pour défendre ou venger mon frère... ce serait moi qui leur montrerais... sans scrupule... sans pitié... le chemin de^otre demeure 1 *

LE MARQUIS, s’inclinant avec

Vous y seriez la bienvenue, mademoiselle, (a port.) Elle ne m’e-t pas désagréable, à moi, cette fil!e-lii !... elle est verte I... mais elle

LA BKI.LE AU BOIS DORMANT

no m’est pas désnfjréable ! (nnut, nrec courtoisie.) Mademoiselle, je' vous supplie de croire que je ne code point à l’intimidation en retirant toute parole malséante qui aurait pu m’échapper... L’affaire qui se traite entre monsieur votre frère et moi est de celles, en effet, qui interdisent à un homme d'honneur toute provocation personnelle... Maintenant, je vous présente liumhlemont mon respect, avec mes sincères regrets d’avoir eu si tard l’honneur de faire votre connaissance! Mademoiselle! (it i« sniue, et «on. En pnssnnt

dcvnnt la fenêtre, il fait un second salut h Louise et disparaît.)

SCKNK WI.

LOUISE , puis PIGOIS.

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