‹ La belle au bois dormant drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 49 sur 146 · GEORGES, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

GEORGES, LE MARQUIS

l.K MARQUIS, «Vnne vok hr<*Te, apr^s avoir invité Ceorifes 5 s’asseoir.

Pour abréger, monsieur, vous n’avez rien à m’apprendre sur ma situation ; je la connais parfaitement... elle est désespérée. Mon notaire, avec qui j’ai passé toute cette matinée, no m’a laissé aucune des illusions dont un intendant, que j’ai connu trop tard, m'avait bercé jusqu’à la dernière heure. Le chiffre de mes dettes de toute nature s’élève à cinq cent cinquanle mille francs... cette propriété, la seule qui me reste, en vaut six cent mille. — Vous êtes, monsieur, mon principal créancier... vous avez droit d’exiger aujourd'hui... demain... après-demain le remboursement de sommes considérables ([ue je n’ai point. Maintenant, parlez, quels sont vos desseins?

GEORGK s.

Monsieur le marquis, si votre situation est désespérée, comme vous le dites, vous me rendrez cette justice que je n’y suis pour rien. En me faisant votre principal créancier, je n’ai pas hélé d’une minute le malheur qui frappe votre maison. Quoi ^ue vous en puissiez penser, j'aurais voulu vous l’épargner, et peut-être y aurais-je réussi si vous aviez mieux accueilli dans d’autres temps mes tentatives de conciliation.

LE MARQUIS

Je suis sensible, monsieur, à l’intérêt que vous me portez... mais pour le moment, il s’agit d’affaires entre nous, (un temps.

Georges réprime un mouvement.)

GEORGES

Je reviens donc aux affaires. Cette terre, monsieur, ces bois, ce château, ce domaine, tout est perdu pour vous, cela est évident. Or, les intérêts de. mon industrie, intérêts qui ne me concernent

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