ACTE DEUXIÈME
BLANCHE
Mon frère I
LE MARQUIS f lui prenant la main.
Blanche, mon enfant, rassemblez tout voire courage et toute votre bonté... Le courage pour vous... la bonté pour moi!
BLANCHE
Mon ami !
LE MARQUIS ce li>ve.
Ma sœur, quand vous m’avez abandonné votre fortune et sacrifié votre avenir, vous avez dû penser qu’en renonçant à toutes les joies de la vie, vous n’en connaîtriez pas du moins les douleurs... et que je serais là pour les écarter de votre tète chérie... C’était mon devoir, en effet... Mais, bien que je l’aie compris du fond de mon cœur... je n'ai pas su le remplir. Veuillez me pardonner I
BLANCHE
Mon frère! Au nom du ciel!...
LE MARQUIS
Mon. enfant... en deux mots... pour soutenir le rang de notre maison, pour conserver dans ce pays nos habitudes héréditaires de patronage, de charité et de bon exemple, j’ai oublié tout calcul et toute prudence... je n’ai pas mesuré mes dépenses à mes ressources... J’ai été trompé d’ailleurs indignement par un agent infidèle... Que vous dirai-je, ma pauvre enfant, la ruine est venue!
BLANCHE
La ruine!... Oh! Dieu! mais je comprends ce que votre délicatesse m’épargne... c’est moi... c'est votre complaisance inépuisable pour mes goûts... mes caprices, mes folies, qui vous ont perdu,. , Malheureuse!... Et c’est vousqui me demandez pardon ?
(Elle se jette dans les bras du marquis. )
LE MARQUIS
Ohl ne t’accuse pas, val... Tout ce que j’ai.cu de bonheur en ce monde, c’est celui que j’ai pu te donner!... et maintenant, aie du courage si tu veux que j'en aie! (Blanche reu've in aue. ) Blanclie,
04 LA BF.LLF AU BOIS DOUMANT.
il Fiiut que jo vende aujourd’hui même celle (erre... ces bois.... loul...
HLANCIIK) douloureusement.
Celte maison... aussi ?