SCÈNE XII
BLANCHE , seule,
(Elle rend à son frère le snliit qu'il lui envoie. — AiissitAt que le marquis a disparu, elle regarde mitour d'elle avec angoisse. ^ L'orchestre reprend en sourdine le motif de la ballade. )
Mon Dieu!... quel rêve!... C’est vrai’... c’est possible!... il faut quitter tout cela... Ah!... (eiic prend en tressaillant quelques fleurs dans un vase, et les presse sur ses lèvres.} Adicu (lOHC, tOUS meS (l0U\ SOU-
venirs de famille, d’enfance, de bonheur ! (i.es neurs «‘échappent de «e« m.iins.) Adieu..- tout ce que J’ai aimé... tout ce qui m’a aimée!... Ah! comme tout m’était cher! Je voudrais embrasser jusqu’aux pierres du foyer!... Mon Dieu! mon cœur se brise!... Mon Dieu ! donnez-moi la force... car je ne l'ai pas!... (eiio tombe a gcnoui et
sanglote, la tète penrhé3 sur le fauteuil, puis elle se relève tout h coup. ) .Mon frè.-e! je neveux pas qu’il me voie pleurer!.*.. (Elle essuie vivement «es yeux et compose son visage. — Le marquis parait ; son visage est empreint d'une profonde émotion qu’il contient h grand’ peine.)