‹ La belle au bois dormant drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 69 sur 146 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, LA COMTESSE DOUAlBlE RE ' ,

entrant è gauche, un ouvrage de tricot A la main.

LA COMTESSE, d’un ton grave et aulennel.

Eli bien, mes enfants, la pèche est-elle miraculeuse?

LE COMTE

Hélas, non! mu mcre, elle est bien maigre.

LA COMTESSE

Quoi I néant?

LE COMTE

Néant, ma mère, vous l’avez dit.

LA COMTESSE, s’asseyant.

Eh bien, j’en suis surprise... Jecroyais, mes enfants, trouver la rive couverte des fruits de vos exploits... car l’orage s’est montré un instant à l’horizon.

LE VICOMTE

Que dit CO soir voire baromètre, madame?

LA COMTESSE

Ne me parlez pas de mon baromètre, mon petit-fils. Je ne sais plus comment le qualifier. Que penser d’un instrument qui s’obstine à indiquer la tempête quand le ciel e.sl du plus bel azur? Est-ce donc à moi de lui apprendre le temps qu’il fait? Encore un bénéfice des chemins do for, mes enfants! Grâce à cette perpétuelle trépidation du sol, |>as un baromètre, pas une pendule à dix lieues à la ronde qui ne balte la campagnol C’est un fait qui n’a pas besoin de commentaire. (pi<5ïin pnrau à gauche. )

l. La comtesso, le comte, le vicomte.

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