Hoêl, Georges
GEORGES) rerulnnt, itvre déOnnce.
C’est vous , Hoël ?
HOËL
C’est moi qui ai voulu vous parler, monsieur Morel!
GEORGES
Pourquoi ici?
’ HOËL
Parce qu’ici, seuls tous deux, sous l’œil de Dieu, et le pied sur la bruyère qui nous recouvrira tous deux un jour, j’ai espéré que vous m’écouteriez mieux, monsieur Morel, que voire cœur s’ouvrirait plus facilement à des sentimenis de justice et de vérité.
GEORGES
Que veux-tu dire?
HOËL
• En dépouillant l’orpheline, vous avez obéi à la rancune et à la vengeance, monsieur Morel, et ce n’est pas bien.
GEORGES
Hoël, VOUS ne savez rien de ce qui se passe dans le monde. Je n’ai dépouillé personne. Il n’y a eu entre M. de Guy-Châlel et moi qu’un marché loyal, dont il a lui-mème reconnu les avantages Inlerrogez-le, si vous en douiez.
■ HOËL
Je voudrais vous croire, monsieur Morel; je ne le puis pas... ( Mourement ^iie Georges.) Jo sais C6 qui se passe mieux que vous ne pensez... vous aimez la jeune fille... vous ne pouvez pas le nier... car depuis longtemps j’ai suivi toutes vos manœuvres... j’étais là chaque soir quand elle vous trouvait partout sur ses pas... J'étais là aujourd’hui encore quand vous êtes entré au château... vous lui avez parlé d’amour, et elle vous a repoussé, comme c’était son devoir, noble fille!... et vous, vous vous êtes vengé... et ce n’est pas bien !
GEORGES, avec colore.
Vous avez mal vu et mal entendu, vous êtes fou. Hoël. Allons! assez! En deux mots, que me demandez-vous?