‹ La belle aventure: comédie en trois actesChapitre 16 sur 55 · Scène IX · texte numérisé non relu

Scène IX

Les mêmes, HELENE, suivie de DEUX ESSAYEUSES

HÉLKNE, entrant et apercevant d'Eguzon et Valentin. —

Venez... venez... mesdemoiselles...

D'Eguzon. — Ah! te voilà, ma petite Hélène... Comme tu es belle!

HÉLÈNE. — Bonjour, mon oncle.

Valentin. — Bonjour, ma chère Hélène.

HÉLÈNE. — Bonjour, Valentin.

Valentin. — Hélène, nous nous marions aujourd'hui.

HÉLÈNE. — Oui.

Valentin. — Comme je suis content!

HÉLÈNE. — Moi aussi.

Valentin. — J'ai toutes les raisons de l'être. Vous ne serez pas en retard. Il n'est que dix heures quarante... C'est très bien... Je suis très content.

D'Eguzon. — Ma petite, la robe est tout à fait jolie.

HÉLÈNE. — C'est à cause d'elle que je viens ici. Ma chambre est si e ncombrée. .. (A l'essayeuse.) Epinglez le voile, mademoiselle.

L'Essayeuse, se mettant à genoux. — Oui, oui, attendez, mademoiselle.

l<es essayeuses èpinglent le voile.

Valentin. — Quelle belle journée nous aurons!

HÉLÈNE. — Oui.

Valentin. — Le vent est à l'Est...

HÉLÈNE, à ressayeuse. — Vraiment, je vous assure que le voile pend.

L'Essayeuse. — C'est vrai.

Didier, entrant. — JMonsieur le comte, c'est le secrétaire de la mai rie qui téléphone... pour demander les prénoms des témoins.

jJ'Egûzon. — Oh ! je ne m'en doute pas.

Valentin. — J'y ai pensée cher monsieur.

D'Eguzon. — Comment?

Valentin. — Je m'applique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas.

D'Eguzon. — C'est un aimable tour d'esprit... Allez.

Valentin. — Je n'en ai que pour un instant.

Il sort.

L'Essayeuse. — Voilà, mademoiselle. Nous n'avons plus qu'à fixer les plis.

HÉLÈNE. — Eh bien, retournez dans ma chambre. Je vous ferai appeler tout à l'heure.

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