‹ La belle aventure: comédie en trois actesChapitre 8 sur 55 · Scène prepiière · texte numérisé non relu

Scène prepiière

LA COMTESSE D'EGUZON, JACQUES SERI- GNAN, M"" DE VEltCKlL, JEANNE DE VEK- CEIL, UlDIElt, n.ait.c d-hotci.

Au Irvc

fi «tirs qu'ils déi^hircn M"' d'EGUZON, à Didi

je n'oublie rien... Oh!...

à la campagne, ça vaut est-il î

Didier. — Neuf heiin tesse.

M"" n'EouzoM. — No:

lie dix heures el: quart, à oe que toutes les à la pare île Louvccii'iinea.

(I onze heiires vinjît,

Sebignan. — Ma ehJre

— Didier... Voyons, que >ir un mariage chez soi, incendie... Quelle heure

etdeE

', madame la com-

aurons du monde à partir

ans doute. Vous veillerez

tui-BK soient bien e.iaetement

nea. Le train spécial arrivera

, ma femme vient

M"" d'Eguzon, — Merci. Voik êtes nn amour, mon petit Serignan.

M"" DE Vercbil. — Et tu ne nous remercies pas, ma tille et moi qui sommes depuis trois jours écra^ Bées eous un tas de besognes ns-sommantesf

M"" d'Eguzon, — Oh! ioi, tu es ma meilleure amie... Ah! Didier, vous avez un homme pour indiquer le garage ans voituresï

Didier. ^ Oui, madame la comtesse.

M°" d'Eguzon. — Je tiens, n'est-ce pas, à eti que la moindre chose soit prévue.

Didier. — Oh! ça, madame la comtesse a raison. Les invités c'est si liète !— .'^lais il suffit d'un peu ( de fermeté de la pui du personnel.

M"* d'Egukos. — (Oui... oui.i Qu'est-ce que dit le haromètreT

Didier. — 11 monte.

M'"° d'I^iown. ^ Et M. I comteT...

Didier. — Il travaille dans son bnrenn.

M"* d'Eguzon. — Il travaille! Ecoutez, mes amis, non, écout«K ça. V<iilJi un homme qui n prJs do

LA PETITE ILLUSTRATION

li. f

r. — Bien. m<

soixante ans, qui s'appelle le comte d'Egazon, qui est mon mari, qui est professeur d'égyptologie au Collège de France, qui est arrivé hier d'Egypte; il marie aujourd'hui notre nièce, qui est plutôt la sienne, puisque c'est la fille de sa sœur, et qu'est-ce qu'il fait pendant que je trime: rien du tout, il travaille dans son bureau... C]es^aflîilant ! Enfin, je l'aime tant...

Jeanne. — Et Hélène ne vous a pas un peu aidée?

M"* d'Eguzon. — Hélène, ma petite, elle est toute à son bonheur... Elle adore son fiancé...

M"* DE Vebceil. — Oh ! du reste, il est charmant, M. Le Barroyer.

M"* d'Eguzon. — Valentin, il est délicieux. Eh bien, ces listes du cortège, est-ce fini?

M"* DE Verceil. — Ça va être fait, ma petite Gisèle, mais l'absence de la générale Roussy bouleverse tout. C'est d'un compliqué! Il y a un homme dont nous ne savons pas quoi faire.

M°* d'Eguzon. — Débrouillez-vous. Un homme, ce n'est jamais bien gênant. Ahî Didier...

Pendant les derniers instants, Didier a placé sur des consoles des corbeilles de fleurs qui viennent d'arriver.

Didier. — Madame la comtesse?

M""' d'Eguzon. — Le buffet est prêt dans l'orangerie ?

Didier. — Oui.

M*"" d'Eguzon. — Bien. Bebattet est arrivé?

Didier. — Depuis une heure. Tout est excellente

M"* d'Eguzon. — Bien. A-t-on fait porter les fauteuils à l'église?

Didier. — Je vais m'en assurer, madame la comtesse.

M'"* d'Eguzon. — Allez, vite... vite, (il sort.) J'y ai été ce matin...

M'"" DE Verceil. — A l'église?

M"* d'Eguzon. — Oui. Après avoir téléphoné à quinze fournisseurs, je tenais à faire une petite prière. Je n'ai pas voulu oublier Dieu. 11 faut penser aux plus petits détails. C'est affolant ! Enfin, je l'aime tant!

Serignan. — Qui ça? Dieu?

M"* d'Eguzon. — Mais non, ma nièce. Je vous assure, mon petit Serignan, que je ne suis pas d'humeur à plaisanter dans un moment aussi grave... Je suis assez émue... Dis donc, Lucy, est-ce que tu ne trouves pas que ma robe pince un peu sur les hanches?

M*"' de Verceil. — Pas du tout.

Jeanne. — Elle vous va délicieusement, madame.

M"* d'Eguzon. — Ah ! tout de même, il me semble... parce que, avez-vous remarqué quand on se prosterne devant l'autel, enfin, dans les mouvements de ferveur, les hanches... c'est très important.

Serignan. — Oui, c'est ce qu'on regarde...

M""' d'Eguzon. — Oui, oui... Oh ! C'est affolant...

La Femme de chambre. — La couturière est auprès de M"' Hélène, madame la comtesse.

M"* d'Eguzon. — Bien, j'y vais. (A Jeanne.) Venez avec moi, ma petite. Oh ! ce mariage, ça va être une bousculade... une cohue sans nom... Ah! je suis préoccupée.

Serignan. — De quoi?

M"'* d'Eguzon. — Tout à coup, j'ai peur qu'il ne vienne personne... Oh I les bouquets de fleurs d'ora.îger pour les cochera... Louise... Louise...

Elle sort, suivie de Jeanne.

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