‹ La belle aventure: comédie en trois actesChapitre 9 sur 55 · M"' DE VERCEIL, JACQUES SERIGNAN · texte numérisé non relu

M"' DE VERCEIL, JACQUES SERIGNAN

Serignan, comparant les listes. — Chère madame, moi, je n'en sors pas!

M"' DE Verceil. — Evidemment, il y a un bras d'homme en trop.

k^LRiCNAN. : — On lie pcut pss retrouver une femme? Cette petite Hélène n'a donc pas de parente?

M"* DE Verceil. -^ Elle n'a plus personne. C'est pour cela que son oncle d'Eguzon l'a recueillie il y a trois ans, quand elle a perdu sa mère.

Serignan. — Mais j'ai entendu parler d'une grand'mère...

M"* DE Verceil. — Ah! oui, la vieille M""' de Trévillae. IMais clic est trop âgée pour quitter le Périgord où elle habite toute l'année. Elle est d'ailv-'« leurs an ph } ^ , nia] avec Gisèle.

Serignan, reprenant la liste. — Ecoutcz, nous n'avons plus qu'une ressource pour notre cortège, c'est de supprimer un homme.

M"** DE Verceil. — Oui, mais lequel?

Serignan, parcourant la liste. — Qu^y a-t-il en dehors des parents? Le marquis de Langelier?

M™*" de ViSRCEiL. — Vous êtes fou? Langelier!

Serignan. — Pourquoi?

M"* de Verceil. — Mais il a été au mieux avec Gisèle! Ça a été son premier amour.

Serignan. — Oh! c'est vrai... J^gce!... Alors... M. de Fontac?

M"* de Verceil. — Ah ! ça, pargjega^, ça serait le bouquet. Gisèle n'entrerait pas à Téglise, s'il n'était pas là...

Serignan. — Comment?

M"* de Verceil. — Voyons...

Serignan. — C'est son second amour?

M"' DE Verceil. — C'est son dernier amour...

Serignan. — Alors, je m'incline... Mais c'est vraiment curieux...

M°* DE Verceil. — C'est possible, mais c'est comme ça..^ Depuis quelque temps, dans les grands mariages, on met les amants dans le cortège.1

Serignan. — Et M. d'Eguzon ne sait rien de ces détails?

M"" DE Verceil. — Il est bien trop spirituel pour savoir quelque chose.

Serignan. — Tout de même, ça m'amuse. Gisèle qui parle si... volontiers de ses principes, de ses scrupules, de sa conscience...

M"* de Verceil. — Mais elle est parfaitement sincère. Seulement, aujourd'hui, la vie va si vite que la conscience ne peut pas suivre... Voyons, il faudrait trouver quelqu'un d'insignifiant... Vous?

Serignan. — Oh! par exemple!... Enfin, soit, je me sacrifie. Rayez mon nom.

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