‹ La belle Gabrielle drame en cinq actes et dix tableauxChapitre 34 sur 126 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

U* M£us, ESPÉRANCE, LE CHIRURGIEN.

ESP T R AN CE, «pptraUtaol nr U nuit. Il et «onteoa jur U frère. Il tounl.

Inutile !

PONTIS, trv>M«ort*.

Lui! debout!... luit.., ah! (u v«*t tmbrj**«r iirmn«i ( »»«

Domine on I* itlltat, Il m jelle ru co« Ii cbifvrgkeo). VOUS ÔtCS UU fier

homme, mon père!

ESPÉRANCE,' l'MWTMt mhm l« berceau.

N'est-ce pas?

PONTIS, OHMlreat E*p«rir.-e.

Quoi ! c'est là cette mas*e inerte, flotlante, humide de sang que j’ai apportée ici, voilà trois semaines!

ESPÉRANCE

Allons, allons, ne gesticule pas tant, el ne crie pas si haut.

LE RELIGIEUX

Le seigneur Espérance va mieux, mais il ne va pas encore bien, {il Mrs.)

ESPÉRANCE

Pourtant j'ai faim, j'ai soif. J’ai envie de me promener. Je chanterais volontiers avec les bouvreuils et avec l’alouette ; mon âme est légère et nage dans ce beau ciel bleu !

PONTIS, atiii u terre pri» 4e loi.

C’est l’effet d’une bonne nuit!

ESPÉRANCE

Non, j'ai été réveillé de grand matin. Il ma semblait entendre du bruit, des discussions, des sanglots de femme.

Des sanglots ! c'était la noce !

ESPÉRANCE

Comment cela?

U parait qu’on marie ici une fille malgré elle... et elle sc démène comme une anguille — le serpent !

ESPÉRANCE

Une femme qui sera jual heureuse.

Comme c’est bien fait !

ESPÉRANCE

Est-elle jolie ?

Est-ce que je regarde les femmes ; — d’ailleurs elles sont toujours trop jolies, — c'est l'appât que le diable nous présente !

ESPÉRANCE

Tu les traites bien.

Vous ôtes payé pour les bien traiter, n'est-ce pas ?

LE RELIGIEUX, revient, tenant «ne boolrille et un verre. — |l verte el offre le rerre i Kipérance.

Tenez, mon frère.

Oh! quelle couleur!...

LE RELIGIEUX

Le vin est vieux!

Quelle odeur!

LK RELIGIEUX

Et d'un bon crû.

ESPÉRANCE

Sacrifier une pauvre fille, c’est toujours une mauvaise actiof

Il ■mile tri lèvre* iui le verre.) Qu CO peOSCS-tU, POOÜS?

Je pense que c’est du Pomard. (Le æiifi*»* bombe le oncun «il’*»» porte.) Je voudrais bien avoir été un peu blessé, (il eoupiTe.)

LF. CIIIRIRGIEN, pretunt le* main» d Eaperaace.

Du repos!... de l’air!... de la joiel... {n •«».)

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