SCÈNE XII
Les M fores, LE R(H, ncortc «fendi
t.R ROI.
Oui, monsieur de Brissac, le roi, oui désirait comme vous l'occasion de cette rencontre. Vous vouliez vous emparer de moi, je m'empare de vous, cela revient au même. Nous allons pouvoir causer, (Henri (.il «|»e » tr«K d’aj muter.)
BRISSAC
Sue!...
LE ROI
J'ai bien réfléchi à votre projet : comme ligueur, comme gouverneur de Paris, vous êtes logique. Le loi, avez- vous pensé, assiège incessammeut Paris, ii est la causcde la guerre ; suppri- BOOi la guerre en npprimaiit la cause. — Vnih ce que vous vous êtes' dit. b>i n« Ne me répondez pas
encore. Tout à l'heure vous le ferez à îotsrr. (■•-».*« »• ndwe.) Et puis vous êtes l’ami de monsieur de Mayenne et vous croyes, comme il le croit, que l'Espajjne Ini destine la couronne de France. Sur ce points vous pouvez répondre. Le croyez- vou» T
BRISSAC
C'eut Je But de la ligue -
LE ROI
Eh bien, l'Espagnol vous trompe et vous joue : ou destine le trône de France à la fille de Philippe 11, à 1 infante. Si les états généraux et le parlement murmurent trop, on fera épouser & l'infante un duc de Guise quelconque. Ce mari de la reine peut venir à mourir. Voili l'infante qui règne seule — La lo saliquo, direz-vous? Philippe II n'en veut pas, et il sera le maître!... Le fils de Cluirles-Quint sera roi d'Espagne et de France. Il aura le monde; c'est voua gui le lui aurez donné. (Bristac %* ireatu.) On dirait que vous frissonnez, monsieur de Brissac , et que l’esprit de la ligue n'a pas tout à fait tué en vous le caractère français.
BRISSAC
Une pareille trahison, uue déloyauté si infâme! Sire, c’est imposable.
LE ROI, Int remettrai au* df| Afhc.
Voici la copie des Instructions envoyées au duc de Féria par le cabinet de l’Escurial, où, Dieu merci, j'ai l’œil et la main. (a vniMc q«i ««m n lui rendre.) Gaidez, gardez, pour le montrer à Mayenne.
BRtSSAC, tlullu.
Oh!... oh!... malheureux pays! tout cela ne fût pas arrivé, sire, si la France eut pu opposer à l'Espagne un prince de sa religion.
LE ROI
Vraiment? quoi, c’est seulement à cause de mon hérésie que Paris m’est fermé, Paris, la porte de là France! c'est à cause démon hérésie que les ligueurs ont appelé l’étranger et lui ont livré la patrie? C'est donc ma faute? Je suis bien coupable! Eh bien, il ne sera pus dit que je laisserai ouverte une seule brèche par où l'usurpation éti angere puisse se glisser en France.
BRISSAC
Comment...