‹ La belle Gabrielle drame en cinq actes et dix tableauxChapitre 46 sur 126 · I.E ROI · texte numérisé non relu

I.E ROI

Oui, mon peuple, mon vrai peuple, celui qui est français, veut un roi de sa religion, il l'aura. Dieu m'a envoyé sa lumière, il m’a donné la force de sacrifier un vain entêtement an salut de, vingt millions d’hommes. Dans huit jours, à Saint- Déni s bous les voûtes de le vieille basilique où dorment les rois de France, mon peuple m'entendra confesser son Dieu hautement, la main sur un cœur loyal. U ligue n’aura plus de prétexte pour aswu* Biner la France et le roi!

BRISSAC, »w< Hl n it c maal.

Une conversion t

LA BELLE (iAlmi v-i.ur..

tü liOl, uirttoMBl.

Tranquilllycz-vous. monsieur, Pari» est fuit, tous êtes grand capitaine, la guerre dorera encore longtemps!... Tenez, depuis cinq ans, je me dinnmde chaque jour, s’il n’est pas indigne de mol de disputer ainsi ce que vous appelez une couronne. Et pourtant chaque jour je reprends IVpèe, chaque nuit je fatigue mes conseillers au travail. Tout ce qu'un homme peut lever du fardeau commun, je le soulève avec furie, avec désespoir, parce que je suis un enfant de ce pays, monsieur, et que je ne veux pas désapprendre la langue nue m'a enseignée ma mère; parce que je souflfo de voir dans les campagnes ces bandes de soldats étrangers qui mangent le blé du paysan, dans les villes, ces cavaliers qui déshonorent les filles et les femmes. Parte que la France vaut toute l'Euro;**, et que moi, je no veux pas en laisser faire une province de Philippe II, comme ses autres provinces rongées par la paresse et la misère! Voilà pourquoi je lutte et lutterai jusqu'à la mort. Los ligueurs, alliés de l'Espagnol, m'appellent leur ennemi. Oui, je le suis... je leur serai un ennemi si terrible, que villes, bourgs, hameaux, fer et bois, hommes et bêtes, je brûlerai, je broierai, j'ané.miirai tout, plutôt que de laisser un étranger boire la sève et croiser le sang de la France!

CHILI ON, «Mimé,

Harnibieu !

HENRI, » Ur mie.

Mon coeur est soulagé, vous savez ce que je pense... retirezvous, vous êtes libre... Grillon, rends l'épée à monsieur le gouverneur I

BRI S sur-, » bail*' Il tête, Il dévore «a Uoflte, m .louleur.— E l£u, il «'.grouitiUt.

Sire, quel jour. Votre Majesté veut-elle entrer dons sa ville de Paris?

HENRI

Oh | (H tnllHM Brime. /

BRI5SAC

Je suis bon Français, sire, vous le verrez bien!

Page 1