ACTE DEUXIÈME
ENSEMBLE
Oui, c’est un lève, un doux rêve d’amouif La nuit lui prête son mystère...
Il doit finir avec le jour.
Goûtons sa douceur passagère...
Ce n’est qu’un rêve, un doux rêve d’amcur!
HÉLÈNE
Écoute-moi, Péris, je veux interroger
Non le prince, mais le berger...
Je voudrais bien savoir...
PARIS
Savoir quoi? Parle... achève!.
HÉLÈNE
Je n’oserais jamais, si ce n'était un rêve!
Suis-je aussi belle que Vénus?
Je ne puis répondre, princesse; .
Quand j’ai couronné la déesse,
Elle était un peu moins... je n’en dirai pas plus...
HÉLÈNE
Oui, je comprends.
PARIS
J’ai vu...
HÉLÈNE
Parie,
PARIS
Tu le devine*.
J'ai vu d>s épaules divines,
Que cachait mal un flot de cheveux blonds.
(Uélène passe à gauche,.)
HÉLÈNE, laissant tomber les ajustements qui lui cachent les ép-nlet - Puisque ce n’est qu’un rêre... allons!
* Hélène, Pàri» .