C. DE SoMMETERnii
La lectu.e de ce ]>illet me lit éprouver un sentiment d'indicible tristesse, et pendant de longs jours je pleurai son absence, car, en le perdant, j'avais cru voir s'évanouir l'un do mes rêves les plus caressés de bonheur.
Jamais, du reste, jo n'eus de ses nouvelles, jusqu'au jour où le hasard nous plaça de nouveau face à face.
Tel était l'homme auquel j'allais demander asile en débarquant seule , inconnue dans . ce vaste Paris.
Le comte malheureu.semenl "était absent depuis ([uelques mois , et l'époque de son retour incertaine encore, on ignorait même l'endroit où il se trouvait. ' i , . • . .
Il fallut donc me pourvoir ailleurs, e* ce fut là ce qui me jK-rdit.
Jo nu veux pas et je ne puis pas te retracer ce qxia fut aloi-s m« vie;
Était-ce donc de ma faute après tout; j'étais belle
haljituéi* au luxe, à satisfaire mes moindres désirs ^ je voulais être adorée, et je le fus.
Un soir; après un joyeux souper, jo me trouvai soudain en présence du comte arrivé do la veille, j'étaisi lancée comme on dit vulgairement, et je le passai d'un front liavit en riant do son air étonné.
Je me repentis, mais trop tard , ilc cette folle action.
Puis la misère vint aussi frapper à ma porta, cl une seule main se tendit secourable vers moi, ce fut celle du comte, il m'avait pardonné, lui !
Pendant ces heures d'angoisses où la faim, la misère et le froid étaient venus me talonner, j'avais fait un serment on me promettant Ijien de le tenir, si jamais la fortune venait de nouveau frapper à ma porte. fioiM"'' ■:■
J'y fus lidèle, en clïet, et je ruinai de gai t»; de cteur tous ceux qui m'avaient tlolaissée; mais aienduo plus prudente par l'expérionoG, j'eué soin d'amasser pour moi-même ce que j'enlevais aux autres.
Une seule personne connut Régine la courtisane siuis un autre aspect, ce fut le comte, qui, ne pouvant me tirer de l'abîme où j'étais tombée, essayait du moins de mo poétiser à mes propres yeux ; ses rares visites étaient mes seuls instants de. bonheur, et près do lui j'oubliais ce que j'étais pour ne mo souvenir ([uc de la petite Régina, la Patricienne. C" d'Amkzeuil.
{La suite au pi-ochaiu numéro.)
(Keproduction interJite.) .
L'Exposition internationale des industries maritimes et lluviales, qui aura lieu en 1875, dans le Palais de l'Indastric, ne sera pas seulement un encoui'agement sans précédent donné aux industries navales ; elle est envisagée par les grands fabricants et par l'exportation française comme un élément assuré du commerce national.
Des conmiissariats fonctionnent dans plusieurs grands i)orts français et dans plusieurs gi'ands centres industriels ;' d'autres commissariaits sont installés à l'étranger, et l'on peut dès aujourd'hui compter sur un grand .succès. Utile ilulci, telle est la devise adoptée par la direction de riîxposition de 1875. Déjà l'on s'oc-cupo de l'organisation des concerts qui auront lieu pendant toute la durée île l'Exposition, dans la grande nef, et, de plus, on prépare, dans la section consacrée à l'industrie de l'exportation, un salon spécial pour les modes parisiennes. Les objets d'iiabillement et de toilette seront exposés au moyen de mannequins de confection artistique, et donneront comme objet de comparaison avec les modes actuelles, les niodes du Premier Empire, de la Restauration, de la Monarchie de Juillet, etc.
Le Gérant : J. ROUQUETTE.
Boulogne (Seine). — Imprimerie JULES BÛYER Ailm. : rue Neuve-St- Augustin, 11, à Paris.
lin >cnte à partir <Sii 12 octobre