‹ La belle herboristeChapitre 30 sur 85 · oir les Amours (le eontrebande · texte numérisé non relu

oir les Amours (le eontrebande

LKS DÉLASSEMENTS ILLUSTRÉS

inittoncos, jo déployais tout rurscnal clo mes coqucltcries enfantines pour plaire à celui que j'appelais mou boii ami.

('ethoauuc m'iuspirait, du reste, uu respect sans bornes, je l'aimais pour ainsi dire d'instinct; mais je l'aimais d'un amour pur et calme, comme une lille tioit aimer et chérir son père.

Uu jour, j'avais alor.s quinze 'ans, nous nous trouvions seuls, le comte. et..moi, dans une petite .serre attenante à mon boudoir, et je l'écou tais causer, quanti, je ne .sais, par suite de (|ueleniantillagc, je lui demantlai la raison pour Uuiuello il ne s'était jamais marié.i^

A peines ces paroles s'étaicnt-elles échappées de mes lèvres, que je le vis souihiin pâlir, puis n:c repousser si l)rusqucmcnt que j'allais tomber à la renverse.

— Ilégina, ma Régina, lit-il, en se précipitant vers moi.

— Ce n'ost rien, lui dis-jc, en souriant à ti-vvers mes larmes.

— Pardon, continua-l-il en ui'embrassant les mains.

Puis il pâlit encore, et, saisissant à la hâte son chapeau, il s'eiiîuit on courant, ^'ainemcnt, encore aujouid'lmii j." choichc à m'expliquer les causes de ce brusque départ, je ne puis les comprendre.

Le soir même jo recevais cet étrange billet :

Rkgix.v,

■ Ta présence' me rai)pello de trop cruels souvenirs, je ne puis plus lutter contre moi-même, je le .sens, si je restais plus longtemps, j'en mourrais.

Adieu, mon enfant, ou plutôt au revoir, car si jamais tu viens à Paris, mon hôtel est situé, 115, rue du Faubourg-Saint-lIonoré.

Mille baisers, et pense ((uelquefois à Ion Ijon ami. ■

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