‹ La belle herboristeChapitre 79 sur 85 · Voir les Amovrs drwntrebande · texte numérisé non relu

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— CVsf fonall'Mirbl'l' '"

— M. de Kernevclan. ne viendra pas...

— Il est ton amant, ccpe'ndanl.

— Monsieur le marquis est tout au plus un ami pour moi. ' ' ■ , ' '

Potel soni'it a(*daîgriè'useriiéTit.

— il e.st t^oii amant, àvoue-le donc ! que m'importe, après tout, à moi! vous 6les libres tous dcu^'j Ifiî de 'diîpëhser s6n atgetil; ï6î Hç' Iç M 'danger,

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— Louis!... .J'^"..'!-.''....'.'','!.;., M. ;:.,.

'-' -^ Tu n'as 'dbrttt' tfu'à 'iM ébnïe, et je le! 'Vais trbp galant pour refuser rinv'itatioii d'une jolie femme, cftv tu escharmanfe, le sais-tu, mignonne? 'rbufrnua d'une voix c'iiiné 1« jeiliie homme. ' Mise en garde ptir le ton tiii^'me de M. de La fiiir^'otière, Louise flairant qtlelque nouvelle fripobneriëiréi^liqdas'ans hésiter: ' ■

■^ Ceqvre tu me demandes est irripftssible ; d'aillëlirs'nousi.sommesen froid, le marquis et moi. ■'■'-^ Superbeoccasion pour vous raccommoder, alors. >■„,,,,!

— Non, décidément, je ne le puis. ■ ' '' ' '• — Ah ! tn mé' refuses, à nïerveille, n'en parlons

plus... mais, en ami, je dois te prévenir de "ne fen prendre (jn'à toi-même de ce qui arrivera.

M. Potel lit mine de se lever.

' .— Qtie se passe-t'4l donc, tIemElilda Louise inquii*te? ' '

— il y a, reprit Potel en allant vors elle, que ton amant m'a grossièrement insulté et qile de- 'rfift'inj'etè tuerai.

Loui^-e, nousl'àvotiS dit, n'aimait pas d'amour le marquis, et cependant elle savait apprécier, à leur juste valeur, .ses belles et nobles quaUtés, et ptiti h peu elle s'était sincèrement attachée à lui, ^tissi ^it-cc aA'ec l'accent d'une terreur véritable i^u'^ell't' s'écria: .-.'■• ■■■ ^ . ■ ■

-:- Tu veux le tuer? Je le le défends, eii(ë'iias-tu?

Tu l'aimes dortc, imbécile, murmura le petit homme avec nn geste de pitié.

' ' j |£h bien, oiii, je l'aime, entends-tu, et je né Vetix pas que vous vous battiez ensemble. ■'^'iL Je ne veux pas... ma parole d'honneur, tu me- donnes envie de rire... àh! ah! la bonne phiisanterie... ne vas-tu pas croire que je suis aussi lâche qu'ils veulent bien le dire... Je suis Iciche, parfois, j'en conviens, mais du moment oîi mes intérêts ou mon argent sont en jeu... Je sais au besoin me venger quand il est nécessaire de le faire... ah! si tu pouvais lire dans mon cœur et connaître toute la haine que je porte à ceux qui me traitent commeun plat valet... J'ai pu, jus- <Jli'à ce jour, me taire et vider jusqu'à ia lie le Calice qu'ils présentaient à mes lèvres... mais c'en e.st lait, la coupe, trop pleine, finit par déborder... l'heure a pour moi sonné de relever la tôte... car je suis riche.;, tiès-ritihe, et à mon tour je veux les éclaboùs-ser de tout mon luxe; et de mon'itisolence... Ah! messieurs, vous vous êtes joués de moi ; ah ! vous m'avez sali de toutes vos insultes ; eh bien ! vous verrez ce que peut un . homme qui hait coflimeje vous hais; voasap- ■

liES DELASSEMENTS JLLUSTRhS.

prendrez à méconnaître, car la vens^eance sera terrible.

II vous faut un exemple? vous l'aurez, et après celui-là en Aiendra un autre, dix autres, cent autres s'il le faut.

— Joannic ne t'a rien fait.

— C'était, en effet, le meilleur de lous, et si je pouvais regretter une chose, ce serait de me voir contraint de m'atlaquer tout d'abord à lui Pourquoi la fatalité l'a-t-elle placé sur mon chemin !

-- T« déraisonnes en ce moment, dis-moi que tu ne penses pas un seul mot de ce que tu viens de me dire ?

— L'insensé ! ricana M. Potel, il a cru pouvoir se servir de moi comme d'un jouet qu'on brise quand on n'en a plus que taire; insensé! que ne savait-il que c'est moi qui me sers des autres et qui les rejette bien loin le jour où ils ne me sont plus d'aucune utilité !

— Louis, je suis à ta discrétion, j'écrirai à Joannic, je le prierai de venir, et je ferai si bien qu'il restera près de moi, mais jure-le moi, tu épargneras ses jours?...

— Tu m'as tout à l'heure refusé, il est maintenant trop tard...

— Souviens-toi de notre amour; rappelle toi ce que j'ai fait pour toi ?...

JM. de La Burgotière parut hésiter un instant puis saisissant les mains de la jeune femme, il là tint courbée sous son regard.

— Je consens à me souvenir, prononca-f -il lentement, mais tu m'obéiras de point en point.

— Je le jure!

— Tu vas donc écrire à Joannic.

— Je le ferai !

— Tu le retiendras ici toute la nuit,

— Oui, ensuite?...

— Voilà tout.

— Louis, tu me caches quelque chose ?inferrogea-t-elle anxieusement.

— Je tele répète, M. de Kernevelan a cent mille livres de rentes, et je veux bien te l'avouer sa mort ne peut m'étre d'aucune utilité; tandis que s'il vit, eh bien... on pourra s'entendre- et""" assez parlé, écris. '

C" d'Amezedil.

(La suiti au prochain numéro.]

(Reprodaotioa interdits.)

CAUSERIE DRAMATIQUE

A défaut de premières représentations du soir le théâtre n'a pas chômé cette quinzaine. Les matinées htteraires de la Gaité et de la Porte Saint-Martin ont donné quelques nouveautés qu'il est utile de signaler La partie littéraire du théâtre de M. j. Offenbach a vbj inaugurée par un prologue de M. F. Coppée, le fournisseur ordinaire de ces sortes de fêtes. Cette

fois nous ne ferons pas trop La guerre à M. Coppée ; il y a dans ses vers un certain levain de patriotisme qui a fait grand eftVt. Il aévoqiié'VààieMbia^Yantfi^ dans les âmes de ses enfants les plus célèlircs. Nous nous taisons un plaisir de citer quelques vers qui présentent les génies de la force et de l'inspiration comme le Ueii le plus puissant pour attaclKïr à nous tous les peuples do l'univers civilisé.

i^Xseiié, \ T 1 /~r

nglais Ijoiirféauv, ^~^ *— *"

0 seule latig'fie ufeyAsellè, Toi jiie Ijégayaitaa f uci'îë Sans" le ft-i-ctes Anglais Ijoiiî Parle à nos âmes toujours prêtas, Kt, par la voix de tes poètes, Rends-nous, Iftcœur.dq tes iiéros.

Cher langage avec qui l'on aime,

Apaise, en ce pcril supièuie,

Mus discordes et nos excès,

Et, vainqueur des partis contraires,

Donne des sentiments de frères

A tous ceux qui parlent français., ..

Ton passé nous défend de craindre.

Mais si ton verbe doit s'éteindre Dans une funèbre clameur.

Laisse-nous, dernière espéranc:% Tomber en criant : Vive Franci: l Cher langage avec qui l'on meurt.

Ce sont là de bonnes et nobles pensées, exprimées dans un- langage bien français et bien patriotique Maioi, pour ces strophes, bravo! M. Coppée, cela vaut mieux que les litanies mensongères de la Grôrt» ih'is Forgerons et que le faux marivaudaa-e ,lu p:,ssint et du Rendez-vous.

. Le prologue de M. P. Coppée a été suivi par Ath:ilic. La tragédie un peu endormante de fiacine (qu'un nous passe ce vandalisni.el a été très-bien jouée par M""' Marie Laurent, :MM. Dufresne et Dautro.

M. Ballande a donné à ses matinées littéraires l'attrait d'une nouveauté. La Famille en IS'O-lKJl^ de U. Cournier, est un bon drame comme on n'en joue pas assez le soir clans beaucoup de nos théâtres. On dit que cette comédie va passer des représentations éphémL'res du jour dans le répertoire courant de l'Ambigu. Tant mieux ! car elle renferme de bons éléments de franc comijue, surtout dans la première partie, qui repose sur l'antagonisme forcé du gandreetdela belle-more. La seconde partie nous montre un peu trop ce que nous avons tous à cœur de vouloir oublier le plus vite possible : les horreurs de la dernière guerre et du siège de I^aris : là. le comique disparait, et c'est dommage, car il nous semble que M. Cournier a dans ce genre de sérieuses qualités. La revue a envahi Déjazet et les PQlies-jfariuny. Beaucoup de gaité dans ces deux pièces, qui échappent ù l'analyse, mais qui font rire; c'est si bon de pouvoir rire dans cet heureux temps (pie les auteurs sont pardonnes d'avance, car ils ont bien mérité de la gaité gauloise !

Georges Lavili.e.

Le GétanI : J. aOUÇUETTE.

Paria. — Typ. Waldsr, me de l'.Vbhaya zj.

lO CEIVriME» l-A I^lVRAiaOM

Après le grand succès des TKABUGATRES, la Bibliothèque illustrée des MILLE ET UN. ROMANS met en vente chez tous les libraires :

DU

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