‹ La belle madame ColetChapitre 29 sur 120 · Id · texte numérisé non relu

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permet de revoir d'anciennes connaissances. Ce que c'est que le veuvage ! ^ »

De son côté, Sainte-Beuve, trois mois après son élection àl'Académie, — élection à laquelle l'influence du salon de l'Abbaye-aux-Bois avait puissamment contribué, — écrivait à la Revue Suisse :

(( Jamais les poètes n'ont mené un tel deuil de leur jeunesse enfuie. L'auteur de Rancé est allé sur ce point au delà de tout ce qu'on peut imaginer ; et on peut dire que s'il est suivi par la foule des jeunes poètes déjà vieillissants, il mène le deuil avec des plaintes et des pleurs qui sont d'un roi d'Asie. »

M°^^ Colet voyait en effet souvent M'^^ Récamier, vieillie, presque aveugle, et qui s'était prise pour elle d'une sorte de passion. Voici comment elle raconte le début de ces relations, que son amour-propre préfère attribuer àsarenommée de femme de lettres plutôt qu'à l'intervention complaisante de M"'® Dupin :

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