‹ La belle madame ColetChapitre 35 sur 120 · Annales romantiques^ I · texte numérisé non relu

Annales romantiques^ I

gnesoù sa trop peu modeste amie vit, non sans raison, une allusion désobligeante :

« Les femmes qui se sont distinguées par

leurs écrits auraient aussi leur place mais

on y ferait une grande différence de la femme d'esprit et de la femme auteur. Nous honorons infiniment l'une et nous avons peu de goût pour l'autre... Que dirons-nous de la femme auteur? Quoi ! La femme qui, grâce à Dieu, n'a pas de cause publique à défendre, s'élance sur la place publique, et sa pudeur ne se révolte point à l'idée de découvrira tous les yeux, de mettre en vente au plus offrant, d'exposer à l'examen et comme à la marque du libraire, du lecteur et du journaliste ses beautés les plus secrètes, ses charmes les plus mystérieux et les plus touchants, son âme, ses sentiments, ses souffrances, ses luttes intérieures ! Voilà ce que nous avons beau voir tous les jours... c'est ce qu'il nous sera éternellement impossible de comprendre K »

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