‹ La belle madame ColetChapitre 5 sur 120 · cf., p · texte numérisé non relu

cf., p

« Ma sauvage adolescence se cachait encore dans un vieux château provençal voisin de la ville d'Arles. Cette ville fut, on le sait, une colonie grecque dont les habitants ont toujours gardé comme une transmission de la beauté antique. Magrand'mère était d'Arles, et en elle avait semblé se raviver un de ces marbres d'Athènes qui font l'admiration des siècles. J'ai parlé dans mes premiers vers de cette filiation qui faisait courir en moi un souffle de l'Attique :

Mes aïeux ont baigné leurs flancs dans Fllissus, Du sang des demi-dieux mes pères sont conçus *...

Tant de splendeur ne pouvait passer longtemps inaperçue. Le premier en date des amoureux de M"'*" Colet fut un timide et fervent jeune homme qui vint pendant sept ans,assuret-elle, l'attendre sur le pont d'Avignon, oii, habitant alors cette ville, elle passait comme tout le monde passe:

Page 1