Corresjo., 2« série, p
D'autres fois, il analyse la situation avec cette clairvoyance tranquille qui prouve la mort de l'amour mieux que toutes les colères.
« Enfin, pauvre chère amie, veux-tu que je t'ouvre le fond de ma pensée, ou plutôt que j'ouvre le fond de ton cœur ? Jecrois que ton amour chancelle. Les mécontentements, les souffrances que je te donne n'ont point d'autre cause, car tel je suis, tel j'ai été toujours ! Mais maintenant, tu m'aperçois mieux, et tu me juges raisonnablement, peut-être *. »
« Ah ! sais-tu que je ne t'ai jamais dit le quart des choses que tu m'écris, moi qui suis si dur, à ce que tu prétends, et qui n'ai pas « l'ombre d'une apparence de tendresse pour toi ? w Cela te navre pr o fondé me nî^ et moi aussi, et plus que je ne dis et ne dirai jamais. Mais quand on écrit de pareilles choses, de deux choses l'une : ou on les pense, ou on ne les pense pas ; si on ne les pense pas, c'est atroce, et si on ne fait qu'exprimer littérale-