SCENE IV
M. DUVERS1N, CHARLES, CLAIRE, JULES, Mlle TURPIN.
aille turpin.
Monsieur, voici vos enfans.
M. DUVERSIN.
Ah! ah ! les rebelles!., approchez, approchez , ne craignez rien... Charles, tu n'as pas coutume de m'aborder ainsi ; est-ce que tu n'as pas de plaisir a me revoir?
CHAULES.
Moi !.. bien au contraire.
M. DUVERSIN.
Eh bien ! Claire , tu ne viens pas m'embrasser?
CLAIRE
Mon p;ipa.
m. duversin, a Jules qui se cache derrière sa sœur.
Jules se cache ! je le croyais encore au collège.
JULES
]NTon, mon papa, je n'y suis plus?
M. DUVErSIN.
Tant mieux , pour aujourd'hui... j'aurais bien quelques reproches à vous faire... ingrats! en n'assistant pas à mon
mariage, vous m'avez désobéi, vous m'avez outragé
{Ils font un mouvement) ; mais ne craignez rien, vous dis-je, votre belle-mère a demandé grâce pour vous, iille. turpin, a part.
Une belle-mère qui demande grâce.
M. DUVERSIN.
Ce n'est pas tout... Charles, tu as un cheval h la campagne... tu aurais dû venir le chercher; mais on te l amènera.
CRARLES.
Comment, mon père, vous avez eu la bonté....
M. DUVERS1W.
Non, non, ce n'est pas moi... c'est un présent de lu belle-mère.
charles, à part.
Oh !.. en ce cas...
M. DUVERSIJV.
Jules... (Il lui donne une montre)-
JULES
Une montre ... à répétition.
M. duversin.
Ta belle-mère espérait te la remettre elle-même... tu n'est pas venu, je m'en suis chargé.
JULES
Ma belle-mère!... oh! c'est égalj je la prends, mon papa.
m. du\ersin, à Claire.
Quant à toi, ma chère, depuis long-temps tu avais prié Mad. Germeuil, tante, de te procurer une demoiselle de compagnie pour l'aider dans tes études... eh bien! j'y ai consenti... elle t'envoie aujourd'hui Mlle, de Lussan , une jeune orpheline élevée par elle.
CLAIRE
Ah! cette bonne tante!... elle a bien senti le besoin que j'avais d'une amie, surtout dans ce moment-ci... et Aille de Lussan sera reçue par nous h bras ouverts; (à Mlle. Turpiri) car celle-là, du moins , ne vient pas...
M. DUVERSIN.
De votre belle-mère... il paraît que ce nom-là suffit pour tout gâter.
Mlle TURPIN.
Monsieur, je vous l'avais prédit.
M. JjIjVERSIN.
Vous êtes folle, vous... de grâce, plus de mutinerie! préparez-vous à recevoir mafennnecwmtne vous le devez... c'est à vous à faire les honneurs de la fête cpie je donue ce soir... je vous en prie... au besoin, je vous l'ordonne... et vous, i . I lie i urpin , de la prudence.