‹ La belle-mère et le gendreChapitre 12 sur 50 · M"» DORFEUIL, DARCY · texte numérisé non relu

M"» DORFEUIL, DARCY

DARCY, à madame Dorfeuil.

Je ne puis concevoir cette tristesse étrange.

MADAME DORFEUIL. [change.

Parfois, en peu de temps, des femmes l'humeur Puis, si j'en peux juger d'après notre entretien. Elle a quelques chagrins.

DARCY

Des chagrins!

MADAME DORFEUIL

Ce n'est rien.

Ils sont légers, les maus qu'un bon mari nous cause! Mais enfin en ménage il faut si peu de chose Pour troubler cette paix que l'on doit conserver.

DARCY

Oui, vous avez raison; mais veuillez achever : Apprenez-moi les torts dont elle peut se plaindre.

MADAME DORFEUIL

Elle ne se plaint pas; mais elle paraît craindre Que, vous livrant aux soins les plus minutieux , Il ne lui reste plus rien à faire en ces lieux. Et son mari (du moins si j'ai pu la comprendre) Aux détails du ménage aime trop à descendre.

DARCY

Croyez que ces détails sont fort peu de mon gont , Et c'est elle qui vient me consulter surtout. Je suis assez surpris d'un reproche semblable : De mes torts prétendus elle seule est coupable.

Vous ne devez voir là qu'une preuve d'amour : Elle a cru vous complaire ainsi jusqu'à ce jour.

DAUCY.

Sa conduite vraiment r.ie paraît singulière.

Eh quoi ! ne me rien dire et se plaindre à sa mère!

MADAME DORFEUIL, .i part.

C'est assez aujourd'hui ; mais plus tard je prétends Traiter avec Darcy d'autres points im^jortants.

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