‹ La belle-mère et le gendreChapitre 18 sur 50 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GÉRARD, DUCHK.MIN.

nuCIIEMIN.

Vraiment, elle est folle à moitié.

Savez-vous bien pourtpioi madame a tant crié ? (i'est que j'ai refusé tout net une requête (^u'il m'est permis pourtant de trouver malhonnête. l'MIe veut que je quitte au plus tôt la maison ; Moi , j'y veux demeurer : je crois que j'ai raison.

GÉRAno.

liravo ! voilà déjà des traits de belle-raère. Que disais-je? pourtant je dois être sincère, Je ne m'attendais pas à voir l'événement Justifier sitôt mon noir pressentiment.

I']ntrée hier, la dame aujourd'hui vous querelle ! Je n'avais pas compté sur cet excès de zèle.

nUCIIEMIN.

Kn demeurant ici je dois faire un aveu :

Si mon départ était utile à mon neveu,

Je n'hésiterais pas : il sait bien (lue je l'aimc.

Mais je suis en ces lieux installe par lui-même;

J'y vis content, sans bruit , de rien ne me mêlant ,

Kt je ne deviendrai jamais [)lus turbulent.

On ne change pas trop , lorsque l'on a mon âge.

rFÉnARD.

Votre présence ici lui donne de l'ondirage. Elle craint un obstacle à son autorité, lit prétend régner seule et sans rivalité.

nUCHEMIN.

Qu'elle règne et me laisse.

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