‹ La belle-mère et le gendreChapitre 19 sur 50 · DUCHEMIN, GÉRARD, DARCY · texte numérisé non relu

DUCHEMIN, GÉRARD, DARCY

GÉnAnn.

Eh ! viens donc, heureux gendre.

Qui pour ta belle-mère as un amour si tendre; Viens me voir, revenu de ma prévention. Me ranger, tout confus, à ton opinion, Et te féliciter sur ton bonheur étrange : Tu me le disais bien , cette femme est un ange.

nAncv.

Que veux-tu dire?

GÉHAnn.

Moi?j'adniire sa bonté, Et l'oncle Ducheniin surtout en est flatté. Pour son bonheur futur un zèle ardent l'inspire : Elle veut de chi^z toi doucement l'i-conduire.

DARCY

Quoi ! mon oncle , de vous tenter de nie priver !

OÉRARn.

Ce n'est rien ; laisse-la , je te prie , achever. Tu dois de son amour attendre plus encore, Et ta félicité n'est là qu'à son aurore.

RARCT.

Non ; d'arrêter le mal je saurai me charger : Mais ce r,ue l'on m'apprend est f.iit pour m'affligcr. Quand je votulrais livrer mon ame tout entière Au plaisir île fêter l'épouse (|ui m'est chère. D'un devoir aussi doux faut-il être distrait!

GÉRARU.

Pour la fête d'Élise , à propos , tout est prêt?

»&ncY.

Oui.

GÉRARO.

C'est bon ; je vais faire une courte visite. Pour revenir plus tôt, mon ami , je te (juitie.

nARCY.

Je t'attends.

GERARD , revenant sur ses pns.

Pauvre ami, je te plains à présent.

Aussi, pour éviter le sort peu séduisant Q'au mari de sa tille une mère destine, Si je prends femme un jour, j'épouse tuie orpheline.

( Il son. )

DDCnEMlN.

De madame Dorfeuil ne va pas t'effrayer : Crois-moi, songe à ta fête et laisse-la crier.

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