‹ La belle-mère et le gendreChapitre 36 sur 50 · DARCY, GÉRARD, ÉLISE · texte numérisé non relu

DARCY, GÉRARD, ÉLISE

KLISK, à Gcraul.

Je mo ronds à vos vœux ; mais pardon : J'ai cru vous trouver seul.

OÉRARD.

Restez, madame.

ÉLISE

Non; Laissez - moi fuir, monsieur; souffrez que je vous OKHAnn. [quitte.

Entendez-le d'abord , vons le fuirez ensuite.

KLISE.

Je reste... jiour vous seul.

GÉKARD.

Je veux, en bon ami, Terminer des débats dont mon cœura{»émi. Répondez, quelle eause ici les a fait naître? Oui, ce titre d'ami m'autorise peut-être A me mêler un peu des secrets du lof[iS: Vous ne m'en voudrez pas; c'est pour vous que j'agis.

ÉLISE

Eh mais, monsieur a dû vous instruire...

OÉRAIIO.

Il me jure Qu'il ne sait rien du tout-

DABCY.

Non, certes.

ÉLISE

J'étais sûre Que monsieur, renonçant à se justifier, Feindrait d'ignorer tout, ou saurait tout nier.

nAncY.

Nier?... Mais que faut-il, madame, que je nie? Sans doute on m'a noirci par quelque calomnie. Que je sache du moins, pour vous désabuser. De qutîl crime si grand on a pu m'accuser.

ÉLISE

Ce langage est, monsieur, une insulte nouvelle. Et que voulez-vous donc qu'ici je vous révèle? Ce que vous avez fait, vous le savez trop bien.

OERARn.

Oui, vous avez raison; mais moi, je n'en sais rien.

Et, si vous persistez à tenir ce langage.

Je n'en pourrai jamais apprendre davantage.

DAIICY.

Je devine la main (|iii me porte ces coups;

Je sais <[ucl ennemi vient se mettre «.-ntrenous,

Et madame Dorfeuil...

ÉLISE

Ah! respectez ma mère!

Il est vrai , sur vos torts c'est elle (|ui m'éclaire. Et guérie à jamais <l'nne bien douce erreur, Je lui dois de connaître ;i présent votre cœur. En dessillant mes yeu.x, la vérité m'accable. 11 m'en coûte beaucoup de vous croire coupable , De renoncer sitôt à vous, à votre amour,

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