‹ La belle-mère et le gendreChapitre 37 sur 50 · I.V lU'.l.l.K-MKlU · texte numérisé non relu

I.V lU'.l.l.K-MKlU

Qui n'eût pas dû finir, qui n'a duré qu'un jour,

A ces plans de bonheur que je formais d'avance :

Mais je ne puis, hélas! repousser l'évidence ;

L amour et l'auiitié m'ont trahie à-la-fois.

Ah! comment en douter! Je le sais, je le vois ;

Et ce don que vous fit une amie infidèle.

Ce portrait qu'aujourd'hui vous avez reçu d'elle.

Ce gage d'un amour si tendre, si soudain ,

Est de voire inconstance un garant trop certain.

nARCY.

Comment? que dites-vous?

Élise.

Je dis qu'une rivale.

Madame Mérieour, tantôt, dans cette salle, Vous fit don d'un portrait.

nARCY.

Il est vrai , j'en convien.

ÉLISE

Eh bien ?

DARCY

Mais ce n'est pas son portrait; c'est le mien.

I ÉLISE

Ciel ! le vôtre !

PARCY.

A servir ses amis toujours prête. Madame Mérieour le fit pour votre fête. Et sans l'orage affreux dans ces lieux excité, Madame Mérieour vous l'aurait présenté.

Élise, à Gérard.

Ah! monsieur, dois-je croire à ce qu'il vient de dire?

DARCY, lui montrant le portrut.

Non, non , ne m'en crois pas; rej;arde.

ÉLISE

Je respire.

Sur ton cœur, cherDarcy, combien je m'abusais! Tu t'occupais de moi, lorsque je t'accusais. Me pardonneras- tu mon injuste colère?

DARCY

L'amour seul la causa : la source m'en est chère.

ÉLISE

Ah! mon ami, comment expier mon erreur?

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