SCÈNE VII
M«"> DORFEUIL, seule.
Mes enfants sont heureux.
Je vois avec plaisir qu'ils s'adorent tous deux. Leurména{jeestcliarmant,et j'en suis très contente. Mais je voudrais savoir (|uelle affaire isupurtante Madame Méricour à Darcy confiait.
Ce n'est pas que mon cœur en doive être inquiet ; Mon gendre est incapable... oui, je crois le connaî- Et ce n'est qu'un secret fort innocent peut-être, [ue. Pourtant je n'aime point cet air mystérieux , Et pour ma Fille, moi , je veillerai sur eux. Mais on ne songe point à la fête d'Elise : D'où vient donc cet oubli? j'en suis assez surprise. C'est aujomd'hui... Darcy devrait bien le savoir... Je n'en parlerai pas... attendons à ce soir... Cet oncle Ducbemin me déjdait, m'embarrasse... Que fait-il en ces lieux?... ce n'est point là sa place... Il gène mes enfants... mes enfants! leur bonheur, Voilà le seul fdijet dont s'occupe mon co^ur ; (.est le but de mes soins, c'est ma pensf-e unique. A le leur conserN-er il faut que je m'applique. Plus prévoyante qu'eux, je dois d.ins l'avenir
Découvrir les mallieurs, savoir les prévenir, Et de leur intérêt faisant ma loi suprême, Souvent lutter contre eux par amour pour eux même.