‹ La belle MietteChapitre 143 sur 200 · I.A KELU: MII:TTK k,S · texte numérisé non relu

I.A KELU: MII:TTK k,S

Une lueur de colère passa dans l'œil de M. Méherl, mais il se lut.

On venait d'ailleurs de descendre les bagages et il fallait songer à les faire porter à riiûlel qu'on leur avait indiqué.

M. Mcbert et sa mère ne parlèrent jamais de cet iiicident. mais, riiallieureusement pour lui, il ne tarda pas à se l'expliipier.

Peu de temps après leur arrivée à Marseille, M"" Mébert tomba malade.

C'était d'abord un simple refroidissement pris un jour de mistral, ce devint bientôt une fluxion de poitrine.

Malgré les soins du jeune docteur, tout espoir de guérir la pauvre femme ne tarda pas à être perdu.

Une nuit où il veillait sa mère, M. Mébert l'entendit murmurer .

— Pardonne-moi, Edouard, pardonne-moi, mon fds !

Il s'agenouilla près de son lit, croyant que ces paroles devaient être altribuécs au délire, mais elle dit encore lentement :

— Pardonne-moi, Edouard 1

— Pourquoi me parlez-AWis ainsi, ma bonne mère?...

— Tu le demandes, tu le demandes...

— Oui...

— Tu n'a: donc pas deviné que c'était moi qui t'avais dén ncé... livré?...

— Est-ce possible I

Il se leva avec efTarement.

L'infortunée faisait entendre un râle douloureux. Sa voix était saccadée...

— Qui vous a appris?...

— La femme de la maison avait surpris votre secret... Je lui ai donné de l'argent.. . elle m'a tout dit...

— Ah!...

— J'ai voulu te sauver... Je suis allée à la maison centrale... cl...

— Je compi'ends... Vous m'avez condamné au désespoir, vo;is avez tlélri mon cœui', vous av<^z tué mon enfant... un innocent... lui... Que vous avai!-il fait?...

— Grâ -e !...

— Mon Dieu, mon Dieu!

Il se promenait avec agitation dans Tipuartenient.

C'était sa mère qui était cause de ce qu'il avait soulTert, de ce qu'il souffrait encore, lii instant il oublia pres-iii.' l'éi.ii dans b-qiipl l'ilf <•> iiMnv.ii:. miiil ne tarda pas à se le rappeler.

Il ne pouvait cependant maudire cclli^ qui allaii mourii-.

Quand elle demanda encon; s'il lui pirdonnail. il lii lit enten he deparoles de piix et de bénédiction.

— Voii-; av<v a'-'i <lati< um ('"o !■ ^i . \i>'\< ÏMH'ii.'/ ,■,• .(n'.'iiii ,-,>[

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