‹ La belle MietteChapitre 142 sur 200 · L\ HELLK MIETTE ET SA FILLE · texte numérisé non relu

L\ HELLK MIETTE ET SA FILLE

Habitants de .Marseille, Ecoutez le récit, D'une horreur sans pareille Qui s'est passée ici :

Par un }. oison allroux, Une filli; et sa mère, D'un «'•poux malln'iireu.x, Ont (ini la carrière.

Miette était sa^re-fenime, Son cendre Ijalayeur; C'est pourfjuoi à sa l'eniinc Il faisait mal au co-iir.

880 LA lUil.l.i; M 11:111;

IClIt* avail ilt's liijoii\.

Dos (li.iiiiniils, lies iIi-iiIiIIim, Disant ijuc son «''poiix N't'lail pas dij^iin il'flle.

On (li'iMdn |m>si'(ir'(»

(On Irômil iTv prnstT), l^lio ooiuMil l'idr-e De sVii (li'harrassor.

Do !-()ii filial (Icssoin.

Ello prôvicnl sa mrrc, Kt luiilcs doux onliu S'aocordoiil pour l'atluro.

Son iTiari, fort hravo honitno, Tonjnurs à son devoir, Travaillait on sait continue, Du matin jus(|u'au soir; Toujours riant, oliar.lanl, Point cliaprin, point niaussa^io ; Mais il travaillait tant Qu'il Qn tomba malado.

C'est alors qu'à leur rage Se trouvant seul livré, Il mourut d'un breuvage Par leurs mains préparé.

Mais d'un forfait si grand Le Ciel, dans sa justice, Veut que le châtiment Aujourd'hui s'accomplisse;.

Jeunes femmes coquellos, Qui voyez notre sort, Restez toujours honnêtos Pour vivre sans remords.

Soyez à vos époux Fidèles et dociles; Lt vous, mères, surtout Élevez bien vos filles.

C'était, on le voit, une complainte dans toute la naïve acception du mol, M°* Mébert s'aperçut du trouble de son fils. Elle fixa ses regards sur la lithographie et devint aussi pâle que lui.

— Tu vois, tu vois, dit-elle, que ce n'était pas possible 1... L'agitation de la vieille dame était des plus vives.

— Non, non, continua-t-elle^ tu ne pouvais d'aucune manière continuer à vivre avec celte femme... Son contact t'eût flétri... Elle t'eût empoisonné !

i..\ i;i:lli-: mi h r tk

On la (il attendre sur un banc. (P. 884.

UV. 111. — THl-ODOriE HEMHV. — LA BULLE UlEriB. — ÉD. J. ROCKF ET c'«. UV \\\

Page 1