ACTE II, SCÈNE IX
Elle veut que je quitte au plus tôt la maison';
Moi , jy veux demeurer ; je crois que j^ai raison.
> GERARD
Bravo! voilà déjà des traits de belle-mère.
Que disais-je? pourtant je dois être sincère,
Je ne m’attendais-pas à voir l’événement ■ .
Justifier sitôt mon noir pressentiment.
Entrée hier , la dame aujourd’hui vous querelle !
Je n’avais pas compté sur cet excès de zèle.
DÜCHEMIN.
En demeurant ici, je dois faire un aveu : -
Si mon départ était utile à mon neveu.
Je n’héÿfbrais pas : il sait bien que je l’aime.
Mais je suis en ces lieux installé par lui-mème ;
J’y vis content, sans bruit, de rien ne me mêlant ,
Et je ne deviendrai jamais plus turbulent.
On ne change pas trop, lorsque l’on a mon âge.
Votre présence ici lui donne de l’ombrage.
Elle craint un obstacle à son autorité ,
Et prétend régner seule et sans rivalité.
DÜCHEMIN
Qu’elle règne et me laisse. '■ ,