‹ La bellemere et le gendre, comedie en trois actes, en versChapitre 36 sur 58 · ACTE II, SCÈNE XVU · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XVU

Oui 5 mais cet ordre-là , Madame , m’é^uvaiite :

Le désordre Vaut mieux , et moi , je m’en contente-. MADAME DORFEUIL.'

De mon zèle pour vous vous blâmez les élttns ? ,

Vous, osez soutenir des valets insolens ! ' ' •

DARCY

Je ne les soutiens point ; votre zèle est très-rare ^

Je suis, si vous voulez, un homme fort bizarre ^

Mais de la paix chez moi j’ai toujours fait grand cas ; ^ • Je l’avais : maintenant pourquoi né l’al-je pas ? .

MADAME DORFEDIL.

Ah ! j’enteûds : mon aspect commençe à vous déplaire. - DARCY.

Je ne dis pas cela. . . ,

MADAME DORFEOIL. ' ‘ . ‘ T

Dites-vous le contraire?

DARCY

Je dis... que j’aime fort chez moi vivre ^en repos.

MADAME DORFEUIL

Mais pensez-vous. Monsieur, qu’il serait à propos Que je vous délivrasse enfip de ma présence ?...

Vous ne répondez’pas... J’entends votre silence. '

Mais vous serez trompé dans votre aimable vœu ,

D’un oncle si perfide ô trop digne neveu!

Ah ! bon : voilà mon tour. : , , ,

MADAME DORFEUIL

iMa.fille infortunée , ^

Ne sera point par moi trahie, abandonnée.^ j,- . • .

54 LA BELLE-MÈRE ET LE (iENDRE.

Près d’elle , en ce logis , je resterai toujours.

Hélas! je suis A*femps venue ü son secours. ' '

Quelle eût été pourtant sa destinée affreuse î • ‘ ‘

La pauvre enfani ,‘sans moi , se trouvait bien heureuse-, Mais me voilà , Messieurs ; j’ai su vous démasquer.

’ddchemin. ' ' ■ •

Cela n’est pas fort clair. ^

, . . , V DARCY

• ^ ^ Veuillez vous explkjper; > ;

Car je ne comprends rien. à ce nouveau mystère.'-

• ; SCÈNE XVIL '

• • . > Les pRÉcÉDE^s ELISE.

■ MADAME DORFEDIL.

De sou amour pour toi l’on veut punir ta mère ,

Ma fille et ton mari, contre moi furieux ,

Prétend, sans nul égard , me chasser de ces lieux.

- DARCY

Qui , moi ? Je n’ai pas dit.... . , i;

■ - ’ ELISE. . ■ r . • -

Monsieur , je vous conjure De ne point ajouter uüe nouvelle injure Aux outrages cruels que, sans les. mériter , ' '

Je me trouve aujourd’hui réduite à supportCi'.

D’une épouse sitôt trahie et délaissée

Que la mère par vous ne soit point. offensée. > '

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