‹ La bellemere et le gendre, comedie en trois actes, en versChapitre 37 sur 58 · ACTE II, SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XVII

DARCY

Elise, que dis-tu? moi, te trahir , jamsis ! • •

Peux-tu croire ?.. . ' , ' -,

• Fort bien; niez tous vos forfaits.

Nous n’en attendons pas ici la confidence :

Mais d’un oncle chéri l’excessive prudence ^ ^

N’a pu lés dérober à mes regard's perçans. < - • ■ ; DUCHEMIN

Encore moi !

OARCYà i>ari. - • • '

Je crois qu’elle a p^du lé sens.

MADA*ME DORFEÜIL à Dacbemin. ' Vieillard pervers ^ c’est vous , vous surtout que j’accuse. . DDCHEMIN. ‘

MADAME DORFEÜIL.

Vous, qui paraissant étranger à la ruse ,

Sous les dehors trompeurs de la simplicité.

Cachez un cœur affreux par le vice gâté.

Mou gendre est bon , sincère ; il adorait sa femme : Vous l’aurez entraîné dans quelque piège inftme , Affreux machinateurl ■ - ■ •

• DARCY. •

Je ne vous comprends pas,

. ELISE. - Ma mère , calmez-vous,

DUCHEMIN

C’est du galimatias.

' MADAME DORFEDIL i Dtichemin.

N’étes-vous pas honteux de jouer, à votre âge,

Dans une telle intrigue, un pareil pèrsonnage? i

Est-ce ainsi qu’un vieillard, un oncle doit agir?

Aider le vice , fi ! vous devriez rougir.

DDCHEMIN.

Je voudrai» de mon crime être informé d’avance :

Car je ne puis vraiment rougir de confiance.

DARCÏ.

Plus clairement enfin , Madame , expliquez-vous. MADAME DORFEÜIL.

Quelle audace !... ah! ma fille , avec qm Sothtnes-nous!... Dans quel moment encor la trahison s’apprête !

Le jour de mon retour et celui de ta fête.

DARCY à part.

Cette indiscrétion encore lui manquait.

DUCHEMIN à part.

Des femmes la fureur redouble le caquet.

Ma fête? -

MADAME DORFEÜIL.

Oui , c’est ta fête , oui , je te le répète : C’est les larmes 'aux yeux que je te la souhaite. Tandis qu’on s’occupait de criminels projets. Chère enfant, en ces lieux moi seule j’y songeais;

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