SCÈNE
Les précédens, MADAME DORFEUIL.
MADAME DORFEÜIL.
Eh quoi ! ma fille ici , près d’un mari trompeur !
ELISE
Non , Darcy ne l’est point.
MADAME DORFEÜIL.
Comment, que veux-tu dire.^ A te désabuser rien n’a donc pu suffire ,
Et ce fatal portrait , ici même donné ,
Que j’ai vu...
ELISE
^ Ce portrait !... il m’était destiné ;
C’est celui de Darcy qui pour moi le fit peindre.
De son amour constant je n’avais rien à craindre.
Sous vos yeux , de ma fête , Ici même , aujourd’hui , >
Madame Méricour s’occupait avec lui.
MADAME DORFEÜIL.
La preuve de cela ? dites. '
' ELISE
Le portrait même.
MADAME DORFEÜIL.
( Elle le inonlre à madame Dorfeuil. ] Je me serais trompée!... Ah! ma joie est extrême.
Mon gendre , emhrassez-moi ; veuillez me pardonner D’avoir injustement osé vous soupçonner.
De vous voir innocent , d’honneur , je suis ravie.
Allons , faisons la paix , et pour toute la vie.
DARCY bas à Gérard.
Dans le fond elle est bonne. ,
GERARD bas.
Excellente en effet.
MADAME DORFEÜIL.
Tout le mal cependant c’est vous qui l’avez fait ;
Digilized by GooglC'