‹ La bellemere et le gendre, comedie en trois actes, en versChapitre 47 sur 58 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les précédens, MADAME DORFEUIL.

MADAME DORFEÜIL.

Eh quoi ! ma fille ici , près d’un mari trompeur !

ELISE

Non , Darcy ne l’est point.

MADAME DORFEÜIL.

Comment, que veux-tu dire.^ A te désabuser rien n’a donc pu suffire ,

Et ce fatal portrait , ici même donné ,

Que j’ai vu...

ELISE

^ Ce portrait !... il m’était destiné ;

C’est celui de Darcy qui pour moi le fit peindre.

De son amour constant je n’avais rien à craindre.

Sous vos yeux , de ma fête , Ici même , aujourd’hui , >

Madame Méricour s’occupait avec lui.

MADAME DORFEÜIL.

La preuve de cela ? dites. '

' ELISE

Le portrait même.

MADAME DORFEÜIL.

( Elle le inonlre à madame Dorfeuil. ] Je me serais trompée!... Ah! ma joie est extrême.

Mon gendre , emhrassez-moi ; veuillez me pardonner D’avoir injustement osé vous soupçonner.

De vous voir innocent , d’honneur , je suis ravie.

Allons , faisons la paix , et pour toute la vie.

DARCY bas à Gérard.

Dans le fond elle est bonne. ,

GERARD bas.

Excellente en effet.

MADAME DORFEÜIL.

Tout le mal cependant c’est vous qui l’avez fait ;

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