ACTE I, SCÈNE III. • • < v ii
Je ne suis pas pressé ; j’attendsi... Ma chère nièce ^ '
D’un retour aussi prompt vous êtes dans l’ivrÆsse, j N’est-ce pas ?
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Tl ' . ■ ‘ 4 .
J en conviens. '
DÜCHEMIN.
Et c’est tout naturel.' | Je n’en suis pas lâché non plus , moi : grâce au ciel ,
Je suis, vous le savez, d’une humeur débonnaire. Pourvu je me couche à mon heure ordinaire,
Que de la promenade on ne me prive pas ,
Et que je puisse en paix faire mes trois repas , ,
Sans que d'aucun souci mon esprit s’embarrasse ,
Je suis assez content de tout ce qui se passe.
GERARD
D’un heureux naturel le ciel vous fit présent. . ;
On prétend qu’il fut mis à l’épreuve souvent ;
Votre femme, dit-on....
DUCHEMIN
S’il faut ne vous rien taire, Ma femme n’avait pas un très-bon caractère.
Quel tapage chez moi ! qu’elle m’a tourmenté !
On s’accoutume à tout. Monsieur, eu vérité. ' L’épreuve me sembla d’abord un peu trop forte :
Eh bien ! je m’y faisais lorsque ma femme est morte. L’habitude est puissante ; oui , je m’en aperçois.
Et ce tapage-là me manque quelquefois.
Lorsqu’elle querellait (ce qui, par parenthèse.
Arrivait tous les jours) , assis fort à mon aise , *
lî LA BELLE-MÈRE ET LE GENDRE.
Sans répliquer un mot à ses aigres discours , ' > .
Au bruit qu’elle faisait je m’endormais toujours. ' , .
Quoi ! votre patience, à ce point exercée,
Pendant un long hymen ne s’est jamais lassée ? . DUCHEMIM.
A quoi m’eût-il servi de me fâcher ? à rien.
.Te suis très-pacifique , et je m^cn trouve bien. i
Que voulez-vous ? c’était là l’humeur de la dame ;
Un mari doit passer quelque chose à sa femme.