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travaillent, par là même, sous l'oeil de Dieu, avec ses bénédictions. C’est le travail manuel dont on trouve ici qu'il n’a rien pour abaisser l’homme, que l’homme aa contraire peut toujours l’élever à la hauteur surnaturelle. Travail dont Notre-Seigneur lui-même a voalu donner l'exemple ; comme lui, les religieux acceptent et subissent saintement une loi divine plus ancienne que la chute ( ), mais dont le péché a fait une nécessité de pénitence et de salut. Les moines de ce couvent mangent leur pain à la sueur de leur front (*). Ils le font Sans orgueuil, mais avec dignité. Leurs occupations en apparence les plus viles ne les détournent point de la Piété. Au milieu même des bêtes qu'ils soignent, ou dans les champs qu’ils cultivent, voyez-les s’arrêter soudain, se rapprocher, se ranger en choeur, réciter quelques oraisons, puis, ainsi réconfortés, reprendre leurs instruments :: travail.
Quand on Cuutemple pour la première fois ce spectacle, ce qu’on éprouve, je ne saurais le dire. Est-ce l’étonnement ? est-ce l’admiration ? Chose certaine, vous êtes saisis d’une émotion intense, profonde, et vous vous dites que ces hommes, sans s’en douter peut-être, don. nent une leçon vivante, et l'exemple du travail chrétien, du travail consciencieux, du travail persévérant, du travail efficace, et somme toute, du travail béni de Dieu,
(*) Gen., 11, 15.
(®) Gen., 1, 17.
Parce que c'est le travail en famille, que le père en est l’âme, et voyez ies résultats. Tous ont droit au même salaire, parce que l'oeuvre est unique et commune,
c’est l'oeuvre familiale.
entre l’action du père de famille et celle confiée à la Paternité religieuse. Le premier est dépositaire par voie d’héritage, du bien des ancêtres, il lui incombe non seulement de le conserver comme un trésor précieux, mais encore de l’augmenter, pour le transmettre ainsi accru, à ses fils dont il sera le vatrimoine. C’est précisément l’objet du travail commun du père et des enfants.
L'intérêt familial domine tout, soutient et vivifie les efforts de chacun, mais c’est le père qui est la tête et l'âme, et c’est à lui que se rattache la richesse, et la prospérité domestique.
commencements. Tous Y ont les mêmes droits qui vivent et travaillent sous l'autorité du même père. Mais
ce travail lui-même par la façon dont il s’accomplit, devient fécond ; rien n’est perdu, au enntraire, tout dans la vie de chacun, peut servir à augmenter le Patrimoine de tous. C'est la merveille opérée par l'obéissance monastique.
Il est une chose, en effet, qu’on ne remarque peutêtre pas toujours assez quand il s’agit de considérer l’importance relative des renoncements exigés par la vie religieuse. On s’arrête trop facilement à la surface, on se laisse émouvoir Par des privations, des sacrifices, des souffrances même, réels sans doute et acceptés avec générosité, mais qui, par eux-mêmes sont loin d’être le partage exclusif du cloître.
Dans le monde, en dépit de toutes les ambitions, la Pauvreté vous talonne, les honneurs fuient le plus grand nombre, la douleur est plus connue que la jouissance, les séparations les plus cruelles s ‘imposent bien souvent, tout cela est lié aux conditions de la vie présente. Ce n’st donc pas en cela que consiste vraiment le renoneement, tel qu'on doit le concevoir dans la consécration religieuse. Aussi, je remarque bien que Notre-Sei. &neur ne s'ÿ arrête point, qu'il demande da Que per le glaive de l’inmolstion, il entend pénétrer jusqu'aux divisions les plus intimes de l’âme, et que ce qu'il veut, c'est le renoncement complet et définitif à soi-même, et à sa Propre volonté (1‘),
(*) Math., x, 24.
La rédemption du monde a été le fruit de son obéissance; sa nourriture était de faire la volonté du père qui l’avait envoyé (15). C'est entre les mains de ce père, qu’il appelle son Seigneur, qu’il remet son âme en mourant sur la croix (%). En cela il ratifie l’acte suprême accomplit la veille au jardin de l’agonie. Arrivé aux dernières limites de l'endurance humaine, il a poussé le cri de la détresse ‘ Mon Père, s’il est possible, que ce calice s'éloigne de moi. ”. Va:t-il, sous le poids qui l’accable, maintenir cette prière? Non, il ajoute aussitôt : ° cependant que votre volonté se fasse et non la mienne. ’ (TT
L'obéissance, ce n'est donc pas la destruction de la volonté, mais plutôt sa perfection, puisqu'elle agit sur elle-même, ge domine, s'élève et se jette dans la volonté divine pour ne faire qu’une seule, avec elle. Qu'y at-il de plus fort, et que peut-il y avoir de plus méritoire Or, c'est l’obéissance religieuse. Voilà ce qui appartient en propre à la vie monastique, et comment le supérieur, l’abbé, représentant autorisé de la volonté de Dieu, concentre en lui-même toutes les volontés, les fait agir et leur communique les mérites réservés à ceux qui, en toute chose, ne cherchent qu’à plaire au Maître et à faire sa sainte volonté.
(“) Jean, IV, 34.
(*) Lue., xxmr, 46.
(*) Luc. XXn, 42,
Je ne m'étonne plus maintenant que, pour l'aider à remplir d'aussi hautes fonctions, et Pour qu'il puisse, Pour la plus grande gloire de Dieu, obtenir plus facile-
Ce sera, pour toute cette famille religieuse faire icibas comme l'apprentissage du Ciel.
Accipe gregis dominici Paiernam Providentiam et ant. 1rum Procurationem, et Der divinae legis inecdendo Praecepta, sis ei dux ad hereditatis Draecepta adjuvente Domino. Amen.