‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 2 sur 42 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE BAILLI , sortant de chez lui.

À. peine fait-il jour„et me voili déjà levé. On dit souvent qu’un bailli ne veille que pour gronder , punir , faire le mal ; et moi, je ne songe qu'au bonheur de mes villageois. Je suis la merveille des baillis. Il est vrai que notre jeune seigneur me seconde admirablement. Ah ! combien je me félicité qu’il ait été trop jeune dans le temps, pour suivre le Duc de Bretagne à la croisade. Par bonheur, il n’éiait encore qu’un enfant , sans quoi il aurait eu l’honneur d’aller occire des Sarrasins; ce qui est un plaisir dont, grâce au ciel, je ne me doute pas. Mais cet enfant est devenu grand garçon, et, depuis quelques^ jours , il me donne du tourment ; ses assiduités auprès de Lucette ! leurs entretiens continuels!.... L ne simpl- bergère que j'ai élevééT, douçe, belle, innocente ! Un châtelain de vingt ans, d une tête Ardente ,

d'un cœur tout neuf et fort tendre Ah ! je n’aime pas

4 LA BERGERE CHVTELAINE,

l’amour , moi ; c’est ce qui me donne le plus de peine dans ma charge ( II appelle. ) Holà ! Robert ? Il faul que

i ”étouffe cette inclination dans ü naissance. Il faut marier sucette à quelque berger dé ce pays. Mais sa pauvre mère ne

Î ossède qu’une chaumière et un troupeau 1 Robert ?

Lobert f

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