‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 22 sur 42 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LE DUC, LE GRAND BAILLI

LE DUC

Ami , je ne puis exprimer ce que j'épronvo : et je saurai récompenser la conduite de ma noblesse et de mon peuple pendant mon absence.

LE GRAND BAILLI

Sire bue, j’ai regret à vous affliger; mais le Sire de U Rocheforte

LE DUC

Vive Dieu ! je ferai justice. Mais est-il possible qu'il soit coupable? Son frère aine, qui périt à mescéi'és, à peiné débarqué sur la Terre-Sainte , était un de mes plus estimables chevaliers. Je lui jurai , à scs derniers menions , d’être le protecteur de son épouse qui était restée en Bretagne, et qui portait* dans son sein le premier gage de leur union ; et la mort a frappé la comtesse avant qu elle eût donne un heritier ii cette illustre famille !

LE GRAND BAILLI

Son beau-frère a bien dégénéré de ses aïeux. Voici encore une dépêche qui me donne de nouvelles preuves de scs méfaits et de sa félonie.

LE DUC

Qui vous écrit ? •

LE GRAND BAILLI

Le Bailli de la seigneurie.de Montfort.

LE DUÇ.

Ab ! c’est du jeune comte de Montfort que je vous prie de me parler! Celui-là, du moins, n’a mérité que n^on amitié.

LE GRAND BAILLf.

Oui , Sire Duo , il a des vertus autant que son coupable voisin montre de vices.

LF. DUC.

Donnes des ordres pour que l’ui* rende compte sans délai

LA BERGERE CH ATELAlNE ,

de son infidèle conduite , et que l’autre soit reçu dans ma cour avec les égards qui lui sont dus. Je passe cnez la Duchesse. ( U sort. )

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