LE GRAND BAILLI, LA MERE BERTHE, LUCETTE
( Elle porte un co/Jret.)
berthe, soutenue par Lucette.
Quel bonheur ! les portes sont ouvertes k tout le monde. J.L’CE'l TE.
Vous devez être bien lasse , ma bonne mère !
BERTHE
Eh ! qu’importe ! Si je puis réussir dans le dessein qui m’aliène , tout voyage sera üni pour moi. La vieille mère Berthe n’aura plus qu’à mourir de joie.
LE GRAND BAILLI
Que demandez-vous , bonne femme ?
BEltTHE.
Ah! pardon. Monseigneur. Un m’a dit qu’on pouvait voir le l’riuce.
LF. GRAND BAILLI.
Il vient de rentrer dans ses apparteinens.
BERTHE
Hélas ! ce que j’ai à lui dire est si important ! si pressé '....
LE GRAND BAILLI
Qu’est-ce donc ?
BLR’f IIE.
Oh ! si vous saviez !.... Vous êtes de la cour ?'
LE GRAND BAILLI
Oui ! *
BERTHE
El vous êtes un honnête homme?
LE GRAND BAILLI , SOUfiant.
Oui, je vous assure.
BERTHE
Comment vous nomme-t-on ?
LE GRAND BAI I. LT
Je suis le Grand Bailli !
BRRTHE.
Oh! excusez, Monseigneur; toute la province vous révère ; Dieu me protégé, puisque je vous rencontre. Kh bien! mon bon Seigneur , voyez-vous ce cofli ei ? Y oyez - vous celle lettre ?
LE grand bailli , examinant le cojjret.
Je reconnais les armes de la maison de la Hochcforte.
berthe , vivement.
Vous les reconnaissez ?. le ciel en soit loué !
LE GRAND BAlI.LI.
Cette lettre est adressée au Prince !
BERTHE
Oni , Seigneur.
LE GRAND BAILLI
Je cherche à me souvenir.... Mais , oui , voilà l’écriture de la dernière comtesse de la Hochcforte !....
BEBTIiE.
Précisément !. ce sont ses dernières volontés.
LE GRAND BAILLI
Ah! je cours remettre ce billet au Prince. Il me parlait encore tout-à 1’heure avec atleudrissemeut de cette darne i infortunée.
BERTHE
Oh ! que je suis heureuse l «
LE GRAND BAILLI
Calmez-vous , bonne femme, et alteudez-moi.
( Il sort. )
îa LA BERGERE CHATELAINE ,