‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 26 sur 42 · LE DIT · texte numérisé non relu

LE DIT

Votre oncle va bientôt apptVndre Vos droits et sa punition ;

A l’instant , vous allez reprendre Votre raug, vos biens , votre nom.

USIMItt.

LUCETTE

£tt-cc un »nngc ? Est-ce un délire?

A peine, à peine je respire.

LE DUC

Ah ! noble enfant , riens sur mon coeur , etc.

LE GRAND BAILLI

Le ciel , enfin , dans ta faveur , etc.

BERTHE

Ah ! Dieu puissant! Dieu protecteur! etc.

LL’ CETTE

Ah! Dieu puissant! Uieu protecteur!

J D’une pauvre et simple bergère Tu fais une noble héritière 1 Rends-moi digne de ta faveur.

berthe , s'inclinant devant Lurette.

Jeune et belle Châtelaine! «ligne sang de mes anciens maîtres!

i.ücette , la serrant dans ses bras.

Quel langage! Ah! ma mère! appelez-moi toujours votre fille.

BERTHE

II n'y a pas sur la terre de femme plus heureuse que moi!

LE DUC

Que mon cœur esi ému ! Venez, Madame, nue je vous présente à la duchesse, dont vous embellirez la cour.

LUCETÎE. . j

Ah! mon prince! voyez mon trouble !..r. Qui, moi !.»*

je serais!.... Je suis !.... Ah ! sire de Montfort !

LE DUC , à Berthe.

Que dit-elle?

BERTH£.

Quoi! Monseigneur?

LE DUC

Elle soupire et parla du sire de MontfoH. 1

BERTHE , souriant.

Ali!.... c’est que.... *i j’osais, mon prince....

LE DUC

Parlez....

BERTHE

C'est dans ses domaines que nousjmus sommes réfugiées... le Sire de Montfort fut blessé; Lucette le secourut; elle est belle , vertueuse ; le jeune comte est sensible...

le duc , à Lurette.

Serait-il vrai , Madame ?

LUCETTE

Pourquoi déguiserais-je mon amour à celui qui vent être mon père P Oui, le seigneur de Montfort aimait une bergrre qui le chérissait aussi, malgré tout ce qui les séparait; jugez de leur malheur !

f LE DUC.

Oh ! j’aime mieux jouir de leur joie ! Quel événement pour Montfort ! pour vous! Je me fais une fête de sa surprise; mais je voudrais encore.... Oui, je vois d’ici son trouble, son délire, en retrouvant sous les riches vêtemens qui conviennent à votre naissance, les traits seduisans de la bergère qu’il adore en secret.

Quoi, Monseigneur, vous voulez

LE DUC

Eprouver la vérité de son amour , savoir s’il vous aime assez pour vous tout sacrifier.

LUCETTE

Ah! son cœur n’a pas besoin d'épreuve!

LE DUC

Vous !e croyez ! mais mon projet est sage, votre bonheur rii dépend: l.nssez-inoi rn’assmer que Montfort est digne de ma fille jdoetivc.

LUCETTE

, Quels que soient vos desseins, je ne puis qu’obéir avec coiiliüiice.

tm écuyer , entrant.

Le sire de Moniforl demande à faire sa cour à son aliesse.

Ciel I

LUCETTE

LE DUC

Qu il vienne. Grand hailli, j’ordonne un secret absolu sur le sort de Lucette; que rien ne transpire encore dans le palais! b ai tes donner un appartement à Madame; vou$, bonne femme, suivez votre fille. Allez.

LUCETTE, bas à Berthe.

Oh! qu’il me tarde de le voir!

BERTHE

Venez, venez; laissons faire le Prince.

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