LE DIT
Votre oncle va bientôt apptVndre Vos droits et sa punition ;
A l’instant , vous allez reprendre Votre raug, vos biens , votre nom.
USIMItt.
LUCETTE
£tt-cc un »nngc ? Est-ce un délire?
A peine, à peine je respire.
LE DUC
Ah ! noble enfant , riens sur mon coeur , etc.
LE GRAND BAILLI
Le ciel , enfin , dans ta faveur , etc.
BERTHE
Ah ! Dieu puissant! Dieu protecteur! etc.
LL’ CETTE
Ah! Dieu puissant! Uieu protecteur!
J D’une pauvre et simple bergère Tu fais une noble héritière 1 Rends-moi digne de ta faveur.
berthe , s'inclinant devant Lurette.
Jeune et belle Châtelaine! «ligne sang de mes anciens maîtres!
i.ücette , la serrant dans ses bras.
Quel langage! Ah! ma mère! appelez-moi toujours votre fille.
BERTHE
II n'y a pas sur la terre de femme plus heureuse que moi!
LE DUC
Que mon cœur esi ému ! Venez, Madame, nue je vous présente à la duchesse, dont vous embellirez la cour.
LUCETÎE. . j
Ah! mon prince! voyez mon trouble !..r. Qui, moi !.»*
je serais!.... Je suis !.... Ah ! sire de Montfort !
LE DUC , à Berthe.
Que dit-elle?
BERTH£.
Quoi! Monseigneur?
LE DUC
Elle soupire et parla du sire de MontfoH. 1
BERTHE , souriant.
Ali!.... c’est que.... *i j’osais, mon prince....
LE DUC
Parlez....
BERTHE
C'est dans ses domaines que nousjmus sommes réfugiées... le Sire de Montfort fut blessé; Lucette le secourut; elle est belle , vertueuse ; le jeune comte est sensible...
le duc , à Lurette.
Serait-il vrai , Madame ?
LUCETTE
Pourquoi déguiserais-je mon amour à celui qui vent être mon père P Oui, le seigneur de Montfort aimait une bergrre qui le chérissait aussi, malgré tout ce qui les séparait; jugez de leur malheur !
f LE DUC.
Oh ! j’aime mieux jouir de leur joie ! Quel événement pour Montfort ! pour vous! Je me fais une fête de sa surprise; mais je voudrais encore.... Oui, je vois d’ici son trouble, son délire, en retrouvant sous les riches vêtemens qui conviennent à votre naissance, les traits seduisans de la bergère qu’il adore en secret.
Quoi, Monseigneur, vous voulez
LE DUC
Eprouver la vérité de son amour , savoir s’il vous aime assez pour vous tout sacrifier.
LUCETTE
Ah! son cœur n’a pas besoin d'épreuve!
LE DUC
Vous !e croyez ! mais mon projet est sage, votre bonheur rii dépend: l.nssez-inoi rn’assmer que Montfort est digne de ma fille jdoetivc.
LUCETTE
, Quels que soient vos desseins, je ne puis qu’obéir avec coiiliüiice.
tm écuyer , entrant.
Le sire de Moniforl demande à faire sa cour à son aliesse.
Ciel I
LUCETTE
LE DUC
Qu il vienne. Grand hailli, j’ordonne un secret absolu sur le sort de Lucette; que rien ne transpire encore dans le palais! b ai tes donner un appartement à Madame; vou$, bonne femme, suivez votre fille. Allez.
LUCETTE, bas à Berthe.
Oh! qu’il me tarde de le voir!
BERTHE
Venez, venez; laissons faire le Prince.