ACTE III
Même décoration qu'au premier Acte.
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SCEJVE PREMIERE.
LUCETTE, en bergère , sortant de la chaumière.
Elle repose enfin , ma seconde mère ! Quelle fatigue elle a supportée! Le prince a voulu profiter de la nuit pour nous faire reconduire ici mystérieusement. Ah ! qu'il m’est cruel de me taire encore! Pourquoi le Duc m’en a-t il fait la sévère loi ? II faut lui obéir, ma mère le veut; mais qu’il me tarde de pouvoir porter dans le cœur de Montfort la joie extrême qui enivre le mien.
AIR
( Portant les regards autour d'elle. )
Tout me semble dans la nature Etre nouveau depuis un jour;
Hier, d’amoureuse blessure Souffrais sans espoir de retour !
Aujourd’hui, félicité pure *
Change en plaisir tourment d’amour.
Oh! cher Montfort! bonheur extrême !
Je sais bien mieux combien je t’aime !
Ah ! plus de peine , de chagrins ,
Plus de détours , de voeux contraints ;
Plus de remords, plus de souffrance,
Plus d’embarras eu ta présence j Tu peux me dire ton amour,
Le inieu peut parler À son tour !
■ O mes jeunes compagnes ,
Je quitte le hameau j
Mais du haut des montagnes ,
Vous viendrez au château.
De vous , toujours Lucette Souvenir gardera ,
Songeant A sa houlette.
Toujours vous aimera.
O mon Dieu ! cclrste puissance !
Voi» mots bonheur rt ma reconnaissance*
Tout me semble , Hans la nature 9 F tre nouveau depuis un jour j Hier , d’amoureuse blessure #
Souffrais sans espoir de retour ; Aujourd’hui , félicité pure Change eu ptaiftir tout ment d’amour.