‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 32 sur 42 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Même décoration qu'au premier Acte.

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SCEJVE PREMIERE.

LUCETTE, en bergère , sortant de la chaumière.

Elle repose enfin , ma seconde mère ! Quelle fatigue elle a supportée! Le prince a voulu profiter de la nuit pour nous faire reconduire ici mystérieusement. Ah ! qu'il m’est cruel de me taire encore! Pourquoi le Duc m’en a-t il fait la sévère loi ? II faut lui obéir, ma mère le veut; mais qu’il me tarde de pouvoir porter dans le cœur de Montfort la joie extrême qui enivre le mien.

AIR

( Portant les regards autour d'elle. )

Tout me semble dans la nature Etre nouveau depuis un jour;

Hier, d’amoureuse blessure Souffrais sans espoir de retour !

Aujourd’hui, félicité pure *

Change en plaisir tourment d’amour.

Oh! cher Montfort! bonheur extrême !

Je sais bien mieux combien je t’aime !

Ah ! plus de peine , de chagrins ,

Plus de détours , de voeux contraints ;

Plus de remords, plus de souffrance,

Plus d’embarras eu ta présence j Tu peux me dire ton amour,

Le inieu peut parler À son tour !

■ O mes jeunes compagnes ,

Je quitte le hameau j

Mais du haut des montagnes ,

Vous viendrez au château.

De vous , toujours Lucette Souvenir gardera ,

Songeant A sa houlette.

Toujours vous aimera.

O mon Dieu ! cclrste puissance !

Voi» mots bonheur rt ma reconnaissance*

Tout me semble , Hans la nature 9 F tre nouveau depuis un jour j Hier , d’amoureuse blessure #

Souffrais sans espoir de retour ; Aujourd’hui , félicité pure Change eu ptaiftir tout ment d’amour.

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