SCENE II
MO N TF O RT, LUCRTÏE.
montfort, accourant.
Ah ! Lu CCI te , que je suis heureu* de vous trouver seule! LUCETTE.
Quoi 1 Monseigneur, vous voilà de reloue? Ah! voué m'avez donc tenu parole !
MONTFORT
Ah! je n’existe qu’a upiès de vous. Ecoutez -moi ; j’ai vu le Prince.
LUCETTE
Est-il bon ? Sa cour est-elle belle ? Que vous ont dit toutes ces grandes dames?
MONTFORT
Je n’ai qu’un instant à rester avec vous. Le Prince va arriver au château; et .savez-vous pourquoi, Lucette? U veut vous voir!
Lucette.
Moi? »
MONTFORT
\ous-m<?me!
Hélas! d'oà me vient cet honneur ?
MONTFORT
On 'lui a pir!é de vous.
LUCETTE
Est-il possible ?
MONTFORT
Je connais votre timi Jilé ; sa présence va vous causer le plus cruel embarras.
LUCETTE
Mais, non, Monseigneur: pourquoi donc?,
MONTFORT
AM Lucette, il sait que je vous aime!
LUCETTE
En vérité! Mais les princes savent donc tout?
MONTFORT
Vous allez vous troubler, rougir en sa présence? LUCETTE.
Je ne crois pas , Monseigneur; on dit qu'il n'est pas mé-î chant.
MONTFORT
Mais il vous parlera, vous questionnera.
LUCETTE
Eh bien! je répondrai le mieux que je pourrai. MONTFORT.
Ah! que vous ignorez tout Ce que vous aurez à souffrir! Les regards du prince, la curiosité, la raillerie des courtisans.... Ils savent mon amour, vous dis-je! Je vous supplie de vous contraindre et de laisser croire au Duc que vous ignorez encore toute ma tendresse pour vous.
LUCETTE
Quoi/ cet amour qui fait tout mon bonheur, il faudrait le cacher! 11 faudrait!.... En ^rugiriez-vous. Monseigneur?
MONTFORT
Quel soupçon! Moi, rougir d’un sentiment où j'attache