‹ La bergere chatelaine, opera comique en trois actes, represente, pour la premiere fois, sur le Theatre Royal de l'OperaComique, par les comediens ordinaires du roi, le 27 janvier 1820. Paroles de M. Planard. Musique de M. AuberChapitre 33 sur 42 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MO N TF O RT, LUCRTÏE.

montfort, accourant.

Ah ! Lu CCI te , que je suis heureu* de vous trouver seule! LUCETTE.

Quoi 1 Monseigneur, vous voilà de reloue? Ah! voué m'avez donc tenu parole !

MONTFORT

Ah! je n’existe qu’a upiès de vous. Ecoutez -moi ; j’ai vu le Prince.

LUCETTE

Est-il bon ? Sa cour est-elle belle ? Que vous ont dit toutes ces grandes dames?

MONTFORT

Je n’ai qu’un instant à rester avec vous. Le Prince va arriver au château; et .savez-vous pourquoi, Lucette? U veut vous voir!

Lucette.

Moi? »

MONTFORT

\ous-m<?me!

Hélas! d'oà me vient cet honneur ?

MONTFORT

On 'lui a pir!é de vous.

LUCETTE

Est-il possible ?

MONTFORT

Je connais votre timi Jilé ; sa présence va vous causer le plus cruel embarras.

LUCETTE

Mais, non, Monseigneur: pourquoi donc?,

MONTFORT

AM Lucette, il sait que je vous aime!

LUCETTE

En vérité! Mais les princes savent donc tout?

MONTFORT

Vous allez vous troubler, rougir en sa présence? LUCETTE.

Je ne crois pas , Monseigneur; on dit qu'il n'est pas mé-î chant.

MONTFORT

Mais il vous parlera, vous questionnera.

LUCETTE

Eh bien! je répondrai le mieux que je pourrai. MONTFORT.

Ah! que vous ignorez tout Ce que vous aurez à souffrir! Les regards du prince, la curiosité, la raillerie des courtisans.... Ils savent mon amour, vous dis-je! Je vous supplie de vous contraindre et de laisser croire au Duc que vous ignorez encore toute ma tendresse pour vous.

LUCETTE

Quoi/ cet amour qui fait tout mon bonheur, il faudrait le cacher! 11 faudrait!.... En ^rugiriez-vous. Monseigneur?

MONTFORT

Quel soupçon! Moi, rougir d’un sentiment où j'attache

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