SCÈNE VI
Les Mêmes, FAUVEL, puis FRANÇOIS.
Vous?
Mon mari!
M. Fauvel 1
HORTENSE, à part.
AIMÉE, à part.
FAUVEL
Je comprends l’émotion... l’hésitation d’Hortense... Il est des aveux qui coûtent à faire... accuser, condamner même ceux que l’on a aimés, que l’on aime peut-être encore... oui, cela est affreux... et moi-même, j’hésite à vous révéler la faute d’une de vos enfants.
MADAME DÉROUVILLE.
Mon Dieu!... Ilortense?...
FAUVEL
Hortense hésite comme moi à accuser sa sœur.
MADAME DÉROUVILLE.
Sà sœur 1
FAUVEL
Aimée, votre enfant d’adoption, Aimée a trahi la confiance
LA BERGÈRE D’IVRY
que nous avions en elle, l’estime que chacun lui portait dans le pays, Aimée est la maîtresse du comte de Granval.
MADAME DÉROUVILLE, virement.
Aimée? cela n’est pas... c’est impossible!
je l’ai surprise hier chez le comte.
MADAME DÉROUVILLE.
Vous!...
FAUVEL
Moi... et elle m’a fait l’aveu de sa faute, en présence même de son amant.
MADAME DÉROUVILLE.
Sè-ioi . Ahl je sens là que tu n'es pus coupable... non tu n’es pas coupable, n est-ce pas?...
AIMÉE, après une lutle intérieure.
Madame, M. Fauvel a dit la vérité.
MADAME DÉROUVILLE, douloureusement et tombant assise près e a table b gauche.
Ahi pi îp t’avais faite ma fille, et je vous confondais, t’arrêter?..
AIMÉE, tombant h genoux.
Ah! pardonnez-moi, madame 1
nORTENSE.
Ma mèret
MADAME DÉROUVILLE.
Non... non... c'est plus qu'une tante... c'est de l'ingralitude.
AIMÉE, douloureusement
De l’ingratitude!... moi !... moi qui vous respecte et vous bénis!... m’appeler ingrate, moii...
nous tous?